Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602021
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de loger le requérant, M. A..., en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a constaté que la commission de médiation départementale avait reconnu le caractère prioritaire et urgent de la demande, et qu'aucune offre de logement adapté n'avait été faite dans le délai légal. L'injonction est assortie d'une astreinte de 850 euros par mois de retard au profit du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523295
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, se prononce sur une question de compétence territoriale dans le cadre de recours pour excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement et d'assignation à résidence. Considérant que le requérant a été incarcéré à Fleury-Mérogis après l'introduction de ses requêtes, le tribunal applique les articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que le tribunal administratif dans le ressort duquel se situe le lieu de détention est désormais compétent et ordonne en conséquence la transmission des dossiers au Tribunal administratif de Versailles.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402258
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un demandeur d'asile contestant le refus de rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal constate que le requérant ne justifie pas avoir préalablement bénéficié de ces conditions, rendant impossible leur rétablissement et privant ainsi la décision attaquée de son existence juridique. La requête est jugée irrecevable, le tribunal appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions d'accueil.
Avocat : SIRAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605492
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête de Mme A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction estime que l'OQTF est légale, car la requérante, dont le titre de séjour diplomatique a été restitué, se trouve en situation irrégulière et n'a pas présenté de demande de titre de séjour étudiant justifiant un droit au séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SIDIBE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605026
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui n'avait pas répondu à une demande de pièce complémentaire de la préfecture, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité du refus. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que l'urgence ne soit caractérisée en l'absence de ce doute sérieux.
Avocat : HULOUX
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315047
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande de la société AG Insurance, qui contestait un prélèvement fiscal français sur la plus-value de cession de titres d'une société à prépondérance immobilière. La juridiction estime que ces titres sont fiscalement assimilés à des biens immobiliers situés en France, ce qui justifie l'imposition par la France en application de la convention fiscale franco-belge du 10 mars 1964. Le tribunal fonde sa décision sur l'interprétation de l'article 3 de cette convention et sur les dispositions du code général des impôts relatives à l'imposition des plus-values immobilières.
Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI AARPI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502175
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête en excès de pouvoir de la société Chifcasi, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Saint-Tropez. Le tribunal a jugé que l'autorité administrative n'avait pas à vérifier la qualité de propriétaire du pétitionnaire lors de l'instruction, sauf en cas de fraude manifeste, conformément aux articles R. 423-1 et R. 431-35 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que les autres griefs, concernant le statut de la voie et la conformité au plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés.
Avocat : LEGAL PERFORMANCES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501879
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler trois arrêtés municipaux délivrant un permis de construire modifié pour un projet d'extension à La Farlède. Le tribunal a jugé que le dossier de permis était suffisant au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme et que les requérants n'avaient pas démontré la méconnaissance des articles du plan local d'urbanisme (PLU) invoqués concernant les couvertures, les façades, le patrimoine, le stationnement et les clôtures. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été rejetée.
Avocat : CONSALVI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501304
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre l'arrêté municipal retirant un permis de construire tacite pour un projet de 46 logements à Draguignan. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé l'arrêté de retrait du permis tacite. Il a jugé que la procédure contradictoire préalable était irrégulière, car la société requérante n'avait pas pu présenter d'observations orales malgré sa demande expresse, ce qui constitue un vice de procédure. **Textes appliqués** : L'arrêté est annulé principalement au regard de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration (CRPA) relatif à la procédure contradictoire. Le tribunal s'est également référé à l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme pour statuer sur l'ensemble des moyens.
Avocat : CGCB & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303852
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté les requêtes de M. C... D... et Mme B... A... visant à annuler deux arrêtés municipaux refusant des permis de construire pour des travaux d'extension et d'aménagement. Le tribunal a jugé que les demandes de pièces complémentaires de la commune avaient légalement interrompu les délais d'instruction, empêchant ainsi l'acquisition d'un permis tacite, et a estimé que les refus étaient justifiés au regard des dispositions du plan local d'urbanisme (PLU) de Bormes-les-Mimosas et des règles de prévention des risques incendie. Les textes principaux appliqués sont le code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 423-19 et suivants sur les délais d'instruction, et le règlement du PLU local.
Avocat : ITINERAIRES AVOCATS CADOZ - LACROIX - REY - VERNE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300580
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête en annulation du refus de délivrer un certificat de permis de construire tacite. Il estime que le requérant a reçu notification régulière des arrêtés de refus de permis de construire de 2003 et 2004, rendus définitifs par des recours gracieux, ce qui fait obstacle à l'existence d'un permis tacite. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : ATEOS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203439
Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé irrecevable le recours en excès de pouvoir formé par la SAS Lou Calen Retreat contre l'arrêté municipal refusant une déclaration préalable de travaux. La juridiction a relevé d'office que la requérante, distincte de la société civile immobilière ayant déposé la demande initiale, ne justifiait ni de la qualité ni d'un intérêt à agir. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige et a rejeté la requête.
Avocat : ITEM AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202702
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par deux voisines contre un permis de construire délivré par le maire de Six-Fours-les-Plages pour une surélévation. La juridiction a jugé les requérantes irrecevables, estimant qu'elles n'avaient pas justifié d'un intérêt à agir suffisant, notamment en ne démontrant pas en quoi le projet affecterait directement les conditions de jouissance de leur bien, comme l'exige l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, fondés sur des violations du règlement du plan local d'urbanisme, n'ont dès lors pas été examinés.
Avocat : SELAS FIDAL - BUREAU DE LYON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202657
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la société Domaine des Treilles de la Moutte, qui demandait l'annulation d'un arrêté municipal ordonnant l'interruption de ses travaux. Le tribunal a jugé que le maire de Saint-Tropez, constatant une construction sans permis de construire valable en raison d'une modification substantielle de l'implantation, était en situation de compétence liée pour prendre cet arrêté en application des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme. La motivation de l'arrêté a été estimée suffisante et les autres moyens de la requête ont été écartés.
Avocat : CONSALVI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604148
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de référé-liberté visant à suspendre une décision refusant certains aménagements pour un concours. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas remplie, les épreuves débutant dans près d'un mois. La décision applique également les dispositions de l'article L. 112-4 du code de l'éducation relatives aux aménagements d'examens.
Avocat : HERIN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603976
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’une décision implicite de refus de mettre en œuvre intégralement une aide humaine individuelle accordée par la CDAPH à un élève handicapé. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, l’administration ayant indiqué procéder aux diligences nécessaires pour exécuter la décision de la commission. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de l’éducation relatives à la scolarisation des élèves handicapés.
Avocat : BAYOU
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600856
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur la liquidation d'une astreinte prononcée contre l'État pour défaut d'offre de logement à une personne reconnue prioritaire. Il constate que l'obligation a été exécutée avec retard, le 23 décembre 2025, et liquide l'astreinte due pour la période de carence. Le tribunal modère son montant, fixant définitivement la somme à 3 000 euros à verser au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512907
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur un recours en excès de pouvoir concernant un refus de regroupement familial. Après le désistement du requérant sur le fond, la juridiction donne acte de ce désistement et rejette sa demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle n'est pas justifiée en l'espèce. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508625
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement de la requête de Mme A... concernant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administratif.
Avocat : AUERBACH
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2504195
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre une décision implicite du ministre de l'intérieur relative au retrait de points sur son permis de conduire. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti, ce qui entraîne un désistement réputé pur et simple. La juridiction applique les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement et clore la procédure.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI