Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513535
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'État de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... Il considère que la proposition d'un logement T3 de 60m² était adaptée à ses besoins et capacités, et que ses griefs (absence d'électricité ponctuelle, travaux d'entretien courant, perception visuelle des espaces) ne sont pas des motifs impérieux justifiant un refus. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadre le recours en injonction de logement, et l'article R. 441-16-3 du même code, relatif à la perte du bénéfice de la décision de la commission de médiation en cas de refus sans motif impérieux d'une offre adaptée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400715
Le Tribunal administratif de Versailles a donné acte du désistement pur et simple de la société requérante, mettant ainsi fin à l'instance. Il a condamné la société A Carrel Montreuil ACM à verser 1 800 euros à la commune de Saint-Germain-en-Laye au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision annule donc implicitement la procédure contentieuse sans examen du fond, suite au désistement.
Avocat : LAPPRAND
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309256
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de plusieurs associations environnementales demandant l'annulation de l'autorisation environnementale pour la construction du pont d'Achères. La juridiction a jugé que les griefs soulevés, notamment concernant un prétendu vice de procédure lié à l'accord des propriétaires, la consultation du public, le fractionnement du projet et l'insuffisance de l'étude d'impact, n'étaient pas fondés. Elle a considéré que les procédures, incluant l'enquête publique et l'évaluation environnementale, étaient conformes aux dispositions du code de l'environnement.
Avocat : SCP FARO & GOZLAN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604892
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A... B..., de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation de deux décisions de refus de remise gracieuse de dettes d'APL, pour un total de 540 euros, notifiées par la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604792
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre deux décisions de retrait de points et un avis de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge écarte les moyens du requérant, relatifs à un défaut de notification des avis de contravention et à la contestation de sa qualité d'auteur des infractions, en les qualifiant d'inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes ne comportant que de tels moyens.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2604659
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant camerounais visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a estimé que, le silence de l'administration ayant fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement, l'injonction sollicitée était désormais dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601752
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus de France Travail de lui verser la seconde partie d'une prime de reclassement liée à un contrat de sécurisation professionnelle (CSP). La juridiction a estimé qu'elle n'était pas compétente pour connaître de ce litige, car la gestion du CSP relève de l'Unedic, un organisme de droit privé. En conséquence, le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme étant manifestement portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601599
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction administrative de 15 000 euros présentée par la société Cadixpro. Le juge constate que la requête est irrecevable car la société n'a pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation de la décision attaquée. La procédure de rejet est appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601529
Sujet principal : Demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour et injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête, considérant que la condition d'urgence n'est pas remplie. La requérante, en situation irrégulière depuis sa demande initiale, ne bénéficie pas de la présomption d'urgence applicable aux cas de renouvellement et n'apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. Textes appliqués : Articles L. 521-1, L. 522-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ALMEIDA PATRICIA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601148
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne démontre pas l'urgence requise, notamment au regard des délais d'instruction et de l'absence de production de pièces justificatives complètes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux conditions de dépôt et d'instruction des demandes.
Avocat : LEBRIQUIR AVOCAT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601025
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme C... qui dénonçaient une carence fautive de la Banque de France et demandaient la suspension de leur inscription au Fichier national des Incidents de remboursement des Crédits aux Particuliers (FICP). Le juge a estimé que le contentieux relatif au FICP et aux procédures de surendettement relève, en vertu des articles L. 751-1 du code de la consommation et L. 213-4-6 du code de l'organisation judiciaire, de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire (juge des contentieux de la protection). Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600630
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous et un récépissé autorisant le travail en attente de l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que l'absence de délai légal pour convoquer un demandeur ne constitue pas, en l'espèce, une carence manifestement illégale justifiant une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la procédure de demande de titre.
Avocat : MHK AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600610
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction formulée par un bénéficiaire de la protection subsidiaire visant à obtenir un rendez-vous physique pour le dépôt de sa demande de carte de séjour pluriannuelle et la délivrance d’un récépissé. Le juge estime que le requérant n’a pas préalablement épuisé les voies d’accompagnement et d’assistance numérique prévues par la réglementation, notamment par l’arrêté du 1er août 2023, condition nécessaire pour pouvoir solliciter la solution de substitution (accueil physique). La demande est jugée irrecevable au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, faute pour le requérant de justifier de l’urgence ou d’avoir respecté la procédure administrative préalable.
Avocat : SELARL LFMA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516154
**Sujet principal** : Demande d'une étudiante algérienne en séjour irrégulier d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que la requérante n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, son attestation de décision favorable étant expirée depuis janvier 2025 sans qu'elle n'ait entrepris de démarches contentieuses dans des délais raisonnables. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BOUTCHICH SOFIA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513225
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour « salarié ». Le juge estime que l'injonction sollicitée n'est pas une mesure qu'il peut ordonner sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et relève que le requérant n'apporte pas la preuve de l'envoi de son dossier à l'administration. La requête est jugée dépourvue d'utilité et rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512738
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d’injonction visant à contraindre l’administration à reprendre le traitement d’un dossier d’échange de permis de conduire et à délivrer une attestation provisoire. Le juge estime que le requérant n’apporte pas la preuve d’une urgence suffisante au sens de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment pour justifier un préjudice immédiat lié à son insertion professionnelle ou à ses déplacements personnels. La décision est rendue par ordonnance sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans instruction contradictoire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508534
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de Seine-et-Marne refusant plusieurs prestations. Le juge a estimé que les litiges relatifs au refus de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et de la carte "mobilité inclusion" mention "invalidité" relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale et de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la requête était irrecevable devant la juridiction administrative pour ces éléments.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410004
Sujet principal : Recours contre le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal administratif de Melun (ordonnance du président). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative, et article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles imposant ce recours préalable.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2409107
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... visant à annuler une interdiction de séjour et à obtenir sa régularisation. La juridiction constate une irrecevabilité manifeste, d'une part car le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une mise en demeure, et d'autre part car la demande de régularisation échappe au pouvoir du juge administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603762
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans l'attente de l'instruction d'une demande de changement de statut d'étudiante à "talent salarié qualifié". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la requête. Il enjoint au préfet du Val-de-Marne de remettre à la requérante le récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence pour le référé) et les articles L. 431-3, R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délivrance et effets du récépissé provisoire).
Avocat : HUBERT