Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603526
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant, un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, contestait la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de l'Essonne sur sa demande de renouvellement. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la perte d'emploi du requérant, car celui-ci disposait d'une attestation de prolongation d'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603371
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, titulaire d'une carte de résident, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'un risque d'excision pour sa fille. La juridiction a également considéré que les moyens soulevés, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur les conventions internationales, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : SULLI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602404
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. B... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de dix ans. Le tribunal estime que la décision préfectorale, fondée sur une condamnation pour proxénétisme aggravé sur mineure et d'autres atteintes à l'ordre public, ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction applique principalement les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602391
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté de transfert vers l'Espagne pris par la préfète de l'Essonne à l'encontre de Mme B..., une demandeuse de protection internationale. La juridiction a retenu que la motivation de l'arrêté était stéréotypée et ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée, constituant ainsi un vice de procédure. La décision s'appuie sur les exigences du règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602344
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers l'Allemagne pris au titre du règlement Dublin III. Le requérant contestait notamment la motivation de l'arrêté, le respect des procédures d'information et d'entretien, ainsi que l'appréciation de sa situation personnelle au regard de l'article 17 du règlement (clause discrétionnaire). Le tribunal a annulé l'arrêté de transfert, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus d'exercer la clause discrétionnaire permettant à la France d'examiner la demande d'asile, et a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602337
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... B... visant à annuler son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était légal, constatant que l'Espagne avait accepté la prise en charge de sa demande d'asile et que les griefs relatifs à une violation de ses droits procéduraux ou à des risques pour sa santé et sa vie privée n'étaient pas établis. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III).
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602335
Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Bulgarie pris au titre du règlement Dublin III. La juridiction a annulé la décision de la préfète de l'Essonne, estimant que les conditions procédurales de l'entretien prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avaient pas été respectées, notamment en raison d'une précipitation et d'une absence de garanties pour l'expression complète de la requérante. Le tribunal a également prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601456
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction estime que cette mesure, prise au titre de la menace pour l'ordre public, n'est pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des huit condamnations du requérant sur une période de neuf ans et de l'absence d'intégration professionnelle ou familiale en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOIARDI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601211
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet des Yvelines de la convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la requérante ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence d'obtenir rapidement un rendez-vous, alors qu'elle est entrée en France en 2019 et n'a initié des démarches sérieuses qu'en 2025. La juridiction rappelle que, hors cas de renouvellement, il incombe à l'étranger de démontrer une urgence particulière liée à un dysfonctionnement administratif affectant concrètement sa situation.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601210
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'injonction en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour contraindre le préfet à délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une étrangère. Le juge a constaté que l'administration avait délivré le document demandé après l'introduction de la requête. Par conséquent, la demande principale a perdu son objet, conduisant à un non-lieu à statuer, et la demande de condamnation aux dépens a été rejetée.
Avocat : DURANT-GIZZI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601169
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre à la préfète de l'Essonne de délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge des référés a considéré qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était déjà intervenue au terme du délai légal, rendant impossible l'octroi des mesures sollicitées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514689
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur. Le tribunal constate que l'administration a délivré une décision favorable de titre de séjour et que l'indemnité a été versée, rendant la demande sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer, considérant le jugement initial comme exécuté.
Avocat : LUCE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514467
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant géorgien, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados était compétent pour prendre ces décisions et que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs au droit d'être entendu et à la méconnaissance de la situation médicale, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : FOURNIER
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514373
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le refus de titre de séjour était légalement motivé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SIDIBE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514364
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral du 27 octobre 2025 est régulier, notamment en ce qui concerne la compétence de son signataire, sa motivation suffisante et le recours au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de procédure pénale.
Avocat : HAIK
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514339
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant mauritanien visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le requérant n'établit pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne démontre l'existence de démarches de régularisation faisant obstacle à la mesure. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL RICHARD AVOCAT
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514329
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour d'un an, pris à l'encontre d'un ressortissant sénégalais. La juridiction écarte les moyens soulevés, estimant que la procédure de notification était régulière, que le requérant n'apporte pas la preuve d'un risque personnel en cas de retour au Sénégal (article 3 de la CEDH), et que son éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), au regard notamment de la courte durée de son séjour et de l'insuffisance des preuves de son insertion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEFEVRE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514208
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral de l'Essonne lui enjoignant de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée, notamment sur des signalements pour violence conjugale constituant un trouble à l'ordre public, justifiant l'ingérence dans sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. Les moyens invoqués, dont le défaut d'examen sérieux et les erreurs de fait, ont été écartés.
Avocat : SALAMA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514124
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté, pris en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entaché ni d'incompétence ni d'insuffisance de motivation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), considérant que les circonstances de l'espèce ne rendaient pas son application obligatoire.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513566
Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant algérien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant son admission au séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que la situation du requérant est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les articles généraux du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) invoqués. Il écarte également les griefs tirés d'un défaut d'examen particulier de sa situation et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHAIB HIDOUCI