Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607440
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par le CROUS de Paris d'une demande d'expulsion en référé d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement en résidence universitaire. Le juge a retenu sa compétence pour assurer la continuité du service public administratif du logement étudiant. Il a ordonné l'expulsion, considérant que l'occupation irrégulière portait atteinte au bon fonctionnement du service et que la demande ne rencontrait pas de contestation sérieuse, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'éducation relatives aux CROUS.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607245
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger demandant l'injonction au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que cette demande a perdu son objet, car l'intéressé a reçu une telle attestation valable jusqu'au 23 septembre 2026 après l'introduction de sa requête. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur l'injonction, mais l'État est condamné à verser à l'intéressé la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MACAREZ
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606733
Sujet principal : Recours contre un arrêté de transfert vers les Pays-Bas au titre du règlement Dublin III dans le cadre d'une demande d'asile. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (8e Section - MESD). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de transfert. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation, au défaut d'examen sérieux et aux violations alléguées du règlement Dublin III (notamment les articles 4 et 5 sur l'information et l'entretien individuel). Le tribunal estime que la procédure a été régulière et que les droits du demandeur d'asile ont été respectés. Textes appliqués : Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Code de justice administrative.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606270
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que l'OFII n'avait pas respecté la procédure prévue par l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment en ne permettant pas à l'intéressée de présenter ses observations écrites dans le délai légal de quinze jours. Il a également prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606182
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en matière d'excès de pouvoir, rejette la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation d'un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'un an. Le juge écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et estime que le préfet de police n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant cette mesure, au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé étant entré et maintenu irrégulièrement en France sans justifier d'attaches familiales ou d'insertion professionnelle.
Avocat : SARHANE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606106
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant bangladais contre un arrêté préfectoral lui interdisant le retour sur le territoire français pour 12 mois. Le tribunal a jugé que cette interdiction, prise en application de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale dès lors que le requérant n'avait pas exécuté son obligation de quitter le territoire français. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH et les démarches de réexamen auprès de l'OFPRA, étaient inopérants ou non justifiés.
Avocat : AHMAD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605843
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision de l'OFII du 11 février 2026 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que la cessation, fondée sur le non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile après un transfert vers l'État responsable, était légale au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a toutefois prononcé l'admission provisoire de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535541
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 435-1 du CESEDA, alors que la demande de l'étranger, sollicitant un titre au titre d'une activité salariée, relevait prioritairement des conditions spécifiques de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. L'illégalité de la décision de refus entraîne également celle de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417211
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par un auteur-compositeur. Le requérant, ayant renoncé au dispositif de retenue à la source prévu à l'article 285 bis du code général des impôts, devait justifier de taxes déductibles sur ses achats professionnels pour prétendre à un crédit. Le tribunal a constaté, suivant les arguments de l'administration, que le requérant n'avait pas produit les justificatifs nécessaires (notamment les factures) établissant l'existence d'une TVA déductible supérieure à la TVA collectée, comme l'exige l'article 271 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410599
La société Fer Play services contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rappels de TVA, soutenant que ses prestations de collecte et livraison de linge à domicile, intégrées à une offre incluant du jardinage, ouvraient droit au taux réduit de 10%. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que l'activité de jardinage exercée sous l'enseigne "Brico Jardi" ne constituait pas une prestation de "petit bricolage" au sens des textes applicables et que l'ensemble des conditions légales pour bénéficier du taux réduit n'était pas rempli. La décision s'appuie sur les articles 279 et 86 de l'annexe III du code général des impôts, ainsi que sur les articles L. 7232-1 et suivants du code du travail relatifs aux services à la personne.
Avocat : CABINET BOQUET, NICLET-LAGEAT (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408635
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à annuler le refus de délivrance de son diplôme d'État de puéricultrice. Le juge estime que l'administration n'était pas tenue d'annoter la copie d'examen ou de communiquer sa grille de notation, et que la requérante n'apporte aucun élément démontrant une notation partiale ou irrégulière. Le contrôle du juge de l'excès de pouvoir ne s'étend pas à la réévaluation de la notation académique.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407205
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Group Solid, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2017-2018. La juridiction a estimé que la proposition de rectification de l'administration fiscale était suffisamment motivée et que les irrégularités de procédure alléguées n'étaient pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales, notamment concernant les droits du contribuable vérifié et les obligations de motivation de l'administration.
Avocat : CABINET WAN AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2404049
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Holding Château d’Eternes, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour manquement délibéré pour les exercices 2016 à 2018. La juridiction a estimé que la société n'apportait pas la preuve du bien-fondé des dettes inscrites à son bilan, notamment un compte courant d'associé et un report à nouveau, ni ne démontrait l'absence d'intention d'éluder l'impôt. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, en particulier l'article 38 relatif à la détermination du bénéfice imposable et l'article 1729 concernant les pénalités.
Avocat : CABINET L.A (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402635
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Ams'Elle Diffusion, qui contestait la remise en cause par l'administration fiscale d'un crédit d'impôt recherche (CIR) "collection" pour ses exercices 2016 et 2017. La juridiction a jugé que l'activité de la société, consistant principalement en de la conception et du négoce de vêtements avec une fabrication externalisée, ne revêtait pas un caractère industriel au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts, condition nécessaire pour bénéficier de cet avantage fiscal. Le tribunal a également estimé que l'administration n'avait pas méconnu la garantie contre les changements de doctrine prévue à l'article L. 80 B du livre des procédures fiscales.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401027
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Lizybiz visant à obtenir la restitution d'un crédit d'impôt recherche pour ses exercices 2021 et 2022. La juridiction a jugé que l'activité principale de la société, relevant de l'achat-revente, ne constitue pas une activité industrielle au sens des dispositions fiscales applicables. Elle a ainsi confirmé la décision de l'administration fiscale, en application du h du II de l'article 244 quater B du code général des impôts, qui réserve ce crédit d'impôt aux entreprises exerçant une activité industrielle de fabrication ou de transformation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327347
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la SCI Guimaturaut, qui demandait la décharge de taxes foncières pour plusieurs années, en raison de son irrecevabilité. Le tribunal a jugé que les réclamations administratives préalables, présentées en 2022 et 2023, étaient tardives, le délai légal ayant expiré au plus tard le 31 décembre 2021. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, qui fixe le point de départ du délai de réclamation à la date de mise en recouvrement de l'impôt.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601991
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui sollicitait l'effacement anticipé d'une mention sur son bulletin n°2 de casier judiciaire. Le tribunal estime que cette demande, relevant de l'article 7775-1 du code de procédure pénale, ne concerne pas la juridiction administrative mais relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire ayant prononcé la condamnation. La requête est donc rejetée pour incompétence de l'ordre administratif, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600365
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance la requête de M. et Mme C... visant à contester un avis de la commission de conciliation et d'indemnisation (CCI) et à obtenir réparation des Hospices civils de Lyon. La juridiction estime que la demande d'annulation de l'avis de la CCI est irrecevable, car celui-ci ne peut être contesté que dans le cadre de l'action en indemnisation principale, conformément à l'article L. 1142-8 du code de la santé publique. Par ailleurs, elle constate que les conclusions indemnitaires et la demande d'aide juridictionnelle constituent un doublon d'une autre requête déjà en cours d'instruction devant le tribunal.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600209
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'un recours contre une décision de classement sans suite d'une demande de naturalisation pour incomplétude. La juridiction estime que le courrier de la requérante constitue un simple recours gracieux, ne relevant pas du juge administratif, et ne formule aucun moyen juridique opérant contre la décision attaquée. La solution s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative concernant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602838
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de l'OFII refusant l'accès aux conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que l'article L. 551-15 du CESEDA, invoqué par l'OFII pour justifier le refus, n'était pas applicable à la situation du requérant, qui sollicitait un rétablissement des CMA après que la France soit devenue responsable de l'examen de sa demande. Le tribunal a également enjoint à l'OFII d'accorder ces conditions matérielles d'accueil au requérant.
Avocat : BOUILLET