Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602165
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi en référé par une ressortissante thaïlandaise, a rejeté sa demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était devenue sans objet, car un délai de rejet implicite de quatre mois (article R. 432-1 du CESEDA) était né, privant la requérante du droit à un tel document provisoire. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que la mesure sollicitée n’était plus utile et ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602085
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une requête visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de délivrer une carte de séjour. Le juge a constaté que la convocation de la requérante pour la remise de son titre rendait sa demande sans objet. Par conséquent, il a décidé de ne pas statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de condamnation aux frais.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602063
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'une attestation employeur. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, devenue sans objet après la délivrance de l'attestation, et rejet de la demande d'allocation de frais. Textes appliqués : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 (frais exposés) du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601607
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui communiquer une date de rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déposé sa demande en octobre 2025 et son dossier étant toujours en cours d'instruction. La juridiction a également relevé que la requérante ne justifiait pas avoir produit l'ensemble des pièces nécessaires à l'instruction de sa demande, comme l'exigent les articles R. 431-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : MEGHERBI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601603
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait une injonction au préfet pour statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait acquis la nationalité française en 2023, rendant sa demande de titre de séjour dépourvue d'utilité. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tout en rejetant la demande de l'État concernant les frais de procédure.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601144
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) visant à obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour un renouvellement de titre de séjour, ainsi qu'une demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Il déclare qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet puisque la requérante a entre-temps reçu une attestation de décision favorable. L'État est condamné à verser 1 200 € à l'avocat de la requérante au titre des frais. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), article R. 431-15-1 du CESEDA (attestation de décision favorable), et article 37 de la loi du 10 juillet 1991 (frais et honoraires).
Avocat : KACOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511588
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la suffisance de sa motivation. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1) et a considéré que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DILLOARD
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511171
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 613-1 et L. 541-1, ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'injonction et de dommages-intérêts sont également rejetées.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511135
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction a jugé que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour signer la décision en vertu d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des circonstances, notamment la garde à vue de la requérante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510914
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, car il a été déposé après l'expiration du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce délai, qui court à compter de la connaissance acquise de la décision, n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours administratif préalable (article R. 911-1 du même code).
Avocat : SAS ITRA CONSULTING
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510860
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que la décision préfectorale, prise par une sous-préfète délégataire, était régulière en la forme et suffisamment motivée. Les moyens invoqués, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la CEDH, n'ont pas été retenus.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411589
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du préfet du Val-de-Marne refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de dix ans à M. B... Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé sa décision en ne démontrant pas en quoi la présence du requérant constituait une menace grave pour l'ordre public, condition nécessaire au refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVET ORUE CARRERAS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601493
Sujet principal : Recours contre la prolongation d'une interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre d'un ressortissant congolais. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête en annulation, estimant que l'arrêté attaqué est suffisamment motivé et légal, mais accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 612-11), loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle, et code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHARZOULI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607475
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, titulaire d'un contrat jeune majeur valide, ne justifie pas d'une urgence suffisamment grave et immédiate, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner le sérieux des moyens au fond.
Avocat : CABINET CHERMAK ELIAKIM (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535796
Le Tribunal administratif de Paris constate le désistement d'office du centre de formation Léopold Sedar Senghor de son recours en annulation contre une décision préfectorale. Ce désistement résulte de l'absence de confirmation du maintien de la requête dans le délai d'un mois suivant le rejet d'une demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal donne donc acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET VEIL JOURDE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528423
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de son enfant, assortissant cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque, comme en l'espèce, une personne prioritaire désignée par une commission de médiation n'a reçu aucune offre adaptée dans le délai légal.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528380
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger Mme B... et sa famille, constatant qu'elle avait été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation mais qu'aucune offre adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et a assorti cette injonction d'une astreinte de 450 euros par mois de retard.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528310
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a prononcé une injonction assortie d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528307
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal et a ordonné ce relogement en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'injonction est assortie d'une astreinte de 450 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026, versée au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519216
Le Tribunal administratif de Paris statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales, le juge donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant la somme de 800 euros au titre des frais exposés, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PUSUNG