Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410413
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. et Mme G..., agissant pour eux-mêmes et leurs enfants mineurs, d’une demande d’indemnisation de 17 000 euros pour le préjudice subi en raison de l’absence de relogement suite à leur reconnaissance comme prioritaires par la commission de médiation le 14 septembre 2022. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, mais uniquement à l’égard de M. G..., demandeur initial. Les conclusions présentées par son épouse et leurs enfants ont été rejetées. La solution s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Avocat : LUBAKI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410700
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation de 25 000 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 13 juillet 2022. La carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai imparti a été jugée constitutive d'une faute engageant sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Compte tenu du maintien de Mme A... et de ses quatre enfants dans un hébergement précaire depuis le 13 janvier 2023, le tribunal a condamné l'État à lui verser une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence.
Avocat : BLONDEL
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410717
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 2 février 2022, en raison de l'absence de proposition de relogement dans le délai légal. La carence de l'État constitue une faute engageant sa responsabilité, causant à l'intéressée, hébergée en hôtel social avec ses deux enfants, des troubles dans les conditions d'existence. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation pour évaluer la période de responsabilité du 2 août 2022 à la date du jugement.
Avocat : CASSÉUS VAYOLA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410750
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être relogée en urgence par la commission de médiation le 7 décembre 2022, qui n'a pas reçu de proposition de logement. Elle demande la condamnation de l'État à lui verser 200 euros par mois à compter du 7 juin 2023 pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement. Le tribunal retient la responsabilité pour faute de l'État, constatant la carence du préfet à exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il estime que cette carence a causé à Mme A..., qui vit avec ses cinq enfants dans un logement suroccupé de 18 m², des troubles dans ses conditions d'existence ouvrant droit à réparation. Le tribunal condamne l'État à verser à Mme A... une somme de 200 euros par mois à compter du 7 juin 2023 jusqu'à la date du jugement.
Avocat : COMMERCON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2411048
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 21 décembre 2022, qui n'a pas été relogé dans le délai légal. Le tribunal a jugé que la carence de l'État engage sa responsabilité, mais a rejeté la demande d'indemnisation de 10 000 euros. En effet, M. A... ayant été reconnu prioritaire uniquement en raison d'un délai d'attente prolongé, il devait démontrer que son logement actuel était inadapté, ce qu'il n'a pas fait (logement de 28 m², non sur-occupé, sans insalubrité alléguée). La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412013
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme C..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 21 septembre 2022 en raison d'une menace d'expulsion. La carence fautive de l'État, qui n'a pas proposé de relogement dans le délai imparti, a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme C. une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence subis entre le 21 mars 2023 et son relogement le 25 octobre 2023, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 13 novembre 2023.
Avocat : VERNON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412108
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 21 décembre 2022, mais non relogé. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision engage sa responsabilité pour faute, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis depuis le 21 juin 2023, période durant laquelle il était dépourvu de logement ou hébergé. Le montant de l'indemnisation sera déterminé en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement, le requérant devant fournir des pièces sur sa situation locative actuelle.
Avocat : YTURBIDE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500042
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 3 286 euros pour la période de mai 2022 à mars 2024. La requérante soutenait qu'elle était gérante non salariée et non salariée, mais le juge a estimé cette distinction sans incidence. Il a rappelé que, selon les articles L. 823-1 et R. 822-4 du code de la construction et de l'habitation, les ressources prises en compte pour le calcul de l'APL sont les revenus nets catégoriels retenus pour l'impôt sur le revenu. Faute pour Mme B... d'établir une erreur de la caisse sur ce point, sa contestation a été écartée.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500057
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... contestant une contrainte de France Travail lui réclamant 1 537,36 euros pour un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique (période août 2019 à août 2021). Le juge a estimé que la contrainte était suffisamment motivée en mentionnant l'origine de l'indu (absence de déclaration d'activité) et le montant dû, et que la requérante pouvait la contester. Il a également écarté le moyen tiré de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, inapplicable en l'espèce. La décision s'appuie sur les articles R. 5426-20 et R. 5426-21 du code du travail.
Avocat : LARA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500098
Le Tribunal Administratif d’Orléans, statuant en urgence et en juge unique, a rejeté la requête de Mme A... B... qui contestait le rejet partiel de ses demandes de remise gracieuse d’indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d’activité. La requérante, qui avait omis de déclarer le départ de ses enfants de son foyer, ne justifiait pas d’une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise supplémentaire, alors qu’une remise de 75 % lui avait déjà été accordée et qu’elle était hébergée gratuitement. Le tribunal a appliqué les principes du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative, substituant son appréciation à celle de l’administration sur la bonne foi et la précarité. La solution retenue est le rejet de la requête.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500105
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... contestant une contrainte de la caisse d’allocations familiales de Touraine pour un indu d’allocation de logement social de 231 euros au titre de juillet 2022. La requérante avait quitté son logement le 16 juillet 2022, ce qui a entraîné la cessation de son droit à l’aide dès le 1er juillet 2022, conformément à l’article R. 823-12 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a jugé que le fait que l’aide ait été versée au bailleur et non à la requérante était sans incidence, car l’administration peut réclamer l’indu au locataire, sauf si le propriétaire n’a pas déduit l’aide du loyer, ce qui n’était pas allégué. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par la caisse.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500153
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du département d'Eure-et-Loir de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La requérante invoquait des difficultés de déplacement liées à son handicap, notamment pour se rendre à son travail ou pour ses déplacements personnels. Le tribunal a estimé que les éléments fournis ne démontraient pas que Mme A... remplissait les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500239
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme et M. A... contestant le refus du département d'Eure-et-Loir de délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour leur fils mineur. Les requérants invoquaient un vice de forme (incompétence du signataire) et l'état de santé de leur enfant (retard de développement, troubles de l'attention). Le tribunal a examiné le moyen de légalité externe, mais a estimé que le fils ne remplissait pas les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment l'absence de réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou de nécessité d'accompagnement systématique. La demande d'annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : VOCAT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500650
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement de 2 335,02 euros. Le juge a estimé que la requérante, qui ne contestait pas le bien-fondé de l'indu, ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise, compte tenu de ses ressources mensuelles (environ 2 651 euros) et de son loyer (705 euros). La décision s'appuie sur le code de la construction et de l'habitation, le juge substituant son appréciation à celle de l'administration pour examiner les conditions de précarité et de bonne foi.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501414
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A... qui contestait le refus du département d'Indre-et-Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que le handicap cognitif invoqué par le requérant ne remplissait pas les conditions strictes de l'arrêté du 3 janvier 2017, car il ne démontrait pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide) ni l'impossibilité de tout déplacement seul. La solution retenue est donc le rejet de la demande, sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2400693
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par la commune de Bayonne d’une demande d’expertise judiciaire concernant des désordres affectant le centre aquatique des Hauts de Bayonne, apparus après sa mise en service en 2011. La commune invoque la responsabilité décennale des constructeurs sur le fondement des articles 1792 et 2270 du code civil. Plusieurs parties défenderesses, dont la société TSA et la société Gan Assurances, ont contesté l’utilité de la mesure en raison de la prescription de l’action décennale. Le juge des référés a fait droit à la demande de la commune en ordonnant une expertise pour déterminer les causes et l’étendue des désordres, sans préjuger de la recevabilité d’une éventuelle action au fond.
Avocat : HUERTA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510291
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par MM. D... d’une demande de suspension de trois décisions de préemption urbaine prises par le maire de Guénange. En cours d’instance, la commune a retiré ces décisions, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions à fin de suspension. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné la commune à verser 1 000 euros aux requérants au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510299
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite de refus d’inscrire son fils dans un dispositif Sessad/Itep, tel que décidé par la CDAPH. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des décisions de la CDAPH et des articles de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, les conclusions à fin d’injonction et d’indemnisation ont également été rejetées.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2600738
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble situé à Lyon, présentant un danger pour la sécurité publique en raison de désordres structurels (rupture de poutre, affaissement de plancher). Le tribunal a fait droit à la requête en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble et les constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures provisoires de sécurité. La mission de l'expert a été fixée dans un délai contraint, avec dépôt du rapport au plus tard le 9 février 2026.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514856
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision des sociétés Elite Concept Energie et AS Consulting. Ces sociétés réclamaient le paiement de primes du dispositif « MaPrimeRénov' », institué par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, pour le compte de particuliers. Le juge a estimé que l'obligation de paiement de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) était sérieusement contestable, dès lors que l'administration avait procédé au retrait total ou partiel des primes initialement accordées pour plusieurs dossiers. En conséquence, la condition d'une obligation non sérieusement contestable n'étant pas remplie, la demande de provision a été rejetée.
Avocat : GUYON