Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2404124
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la Fédération départementale des chasseurs des Bouches-du-Rhône. Le juge a considéré que la proposition de convention modifiée par le préfet constituait une simple mesure préparatoire et non un acte faisant grief, rendant le recours irrecevable. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif relatifs à la recevabilité des recours pour excès de pouvoir.
Avocat : JUAN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406072
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux requêtes d'un militaire concernant le refus d'agréer la résiliation de son contrat d'engagement. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation, celle-ci ayant été satisfaite par une décision ultérieure du ministre, et a rejeté la demande d'indemnisation pour défaut de recours administratif préalable obligatoire. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la défense et du code de justice administrative, notamment concernant la procédure de recours préalable.
Avocat : RAYNAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2411571
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... contestant un forfait d'arrosage. La juridiction a jugé la demande irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions précises soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. La requête a été qualifiée de recours gracieux, qui doit être adressé à l'ASA des digues et conquêtes de Tallard, et non d'un recours contentieux valable.
Avocat : SCP LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412336
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé un permis d'aménager délivré par le maire de Pélissanne pour un lotissement. Le juge a retenu que le projet nécessitait une autorisation de défrichement préalable, conformément aux articles L. 341-7 du code forestier et L. 425-6 du code de l'urbanisme, et que cette pièce obligatoire faisait défaut dans le dossier. Le permis a donc été annulé pour vice de procédure.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501843
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de remise de dette d'un indu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière du foyer, malgré des charges importantes et des revenus évolutifs, ne caractérisait pas une précarité justifiant la remise gracieuse. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent une telle remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600620
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux le concernant. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient légalement fondés et suffisamment motivés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et considère que les mesures ne méconnaissent pas les droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FERRIER LAURA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304944
La décision concerne un litige contractuel entre la société Segonzac et l'ESPASS de Podensac portant sur le solde d'un marché public de travaux. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en premier ressort, a rejeté la requête de l'entreprise, considérant notamment que le décompte de résiliation notifié était devenu définitif. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux de 2009.
Avocat : BONNAN
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305140
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Isachrisma visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés à une SCI. Le tribunal a estimé que la requérante avait qualité pour agir, mais a jugé non fondés ses moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation ou à la méconnaissance des règles d'urbanisme et du plan de prévention des risques. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : SCP KAPPELHOFF-LANCON - THIBAUD - VALDES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500466
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant congolais. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde, en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de son refus tacite, a méconnu les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité, tenant au défaut de motivation, a conduit à l'annulation de la décision sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500703
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'injonction et de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
Avocat : BALDE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304976
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation de l'arrêté préfectoral de 2019 déclarant d'utilité publique un projet d'aménagement de ZAC golfique. La juridiction a jugé que le requérant n'établissait pas que le projet avait perdu son caractère d'utilité publique en raison d'un changement de circonstances de fait (sécheresse) ou de droit (incompatibilité avec le SDAGE 2022-2027). Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'environnement, notamment celles relatives à la compatibilité avec le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304977
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de l'association "Pays Catalan écologie" visant à annuler la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation de l'arrêté préfectoral de 2019 déclarant d'utilité publique un projet d'aménagement de ZAC à Villeneuve-de-la-Raho. La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve que le projet a perdu son caractère d'utilité publique en raison d'un changement de circonstances de fait (sécheresse) ou de droit (incompatibilité avec le SDAGE 2022-2027). La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la compatibilité avec les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE).
Avocat : PONS-SERRADEIL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305365
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un professeur demandant l'annulation du refus de sa mutation pour l'année 2023. Le juge a estimé que la rectrice de l'académie, en appliquant les lignes directrices de gestion et les barèmes prévus, n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans l'examen de la demande, et que le refus était justifié par les besoins du service. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment les articles L. 512-18 à L. 512-21, qui encadrent les procédures de mutation.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204734
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un certificat d'urbanisme négatif refusant un projet de construction de deux logements. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité du certificat d'urbanisme négatif. Il estime que le classement des parcelles en zone 2AU (à urbaniser) n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de l'insuffisance de capacité des réseaux, en particulier de la station d'épuration, pour desservir l'ensemble de la zone. **Textes appliqués** : L'article R. 151-20 du code de l'urbanisme, qui régit les conditions d'ouverture à l'urbanisation des zones AU.
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207122
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Romans-sur-Isère retirant un permis de construire, pour vice de procédure. La juridiction a jugé que la décision de retrait ne satisfaisait pas à l'exigence légale de motivation, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté les demandes de frais engagés par les deux parties.
Avocat : GAY
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501591
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet d'une prime de transition énergétique par l'Agence nationale de l'habitat. Le tribunal constate qu'une décision postérieure de l'agence, agréant le recours administratif et accordant la prime, a retiré la décision attaquée. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et rejette la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : PITCHER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600144
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que la décision préfectorale est régulière, notamment quant à la compétence du signataire, sa motivation suffisante, et son absence de méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Elle écarte également les moyens fondés sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, considérant que le requérant ne remplit pas les conditions pour en bénéficier.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300796
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, en se fondant sur le fait que les deux enfants mineurs du requérant résidaient aux Comores, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressé n'avait pas fixé le centre de ses intérêts en France de manière stable. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'accorder la nationalité.
Avocat : DEME
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312571
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision expresse du ministre de l'intérieur du 4 septembre 2023, confirmant l'ajournement, s'était substituée à la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette dernière. La juridiction a ainsi écarté les griefs, notamment celui tiré de l'insuffisance de motivation de la décision implicite, en application de l'article 45 du décret du 30 décembre 1993 et des principes relatifs à la substitution des décisions administratives.
Avocat : DEMARS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302451
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête d'un fonctionnaire de police contestant sa radiation d'un tableau d'avancement et son reclassement. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en invitant l'agent à choisir entre sa mutation et sa promotion, cette situation résultant de la concomitance de deux procédures distinctes. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'État.