Jurisprudence administrative

581 866 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 866

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA03850

Avocat : AARPI JASPER ASSOCIES

24 mars 2026• 8ème chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500424

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation d'accès à la formation d'agent de sécurité. Le tribunal a jugé que le directeur du CNAPS n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les antécédents de la requérante, notamment des faits de violence en 2015 et 2025, étaient incompatibles avec l'exercice de cette profession. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure relatives à l'enquête administrative préalable.

Avocat : GUESSAN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500079

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en premier ressort, a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour les préjudices résultant de l'arrêté préfectoral illégal du 6 mai 2022. La juridiction a reconnu la faute de l'État suite à l'annulation de cet arrêté par la cour administrative d'appel de Nancy, mais a estimé que le préjudice matériel allégué (impossibilité de travailler) n'était pas établi, l'intéressé ayant pu reprendre une activité rapidement après une régularisation antérieure. Le tribunal a également jugé le préjudice moral invoqué insuffisamment caractérisé pour ouvrir droit à réparation.

Avocat : BERTIN BRIGITTE

24 mars 2026• 1ère chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600949

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'une demande d'expertise en référé par un syndicat de copropriétaires concernant des désordres affectant une place publique, une structure décorative et un parking à Montpellier. La juridiction a rejeté la demande, estimant que la mesure d'expertise n'était pas justifiée en l'état de la procédure, notamment au regard de l'urgence et de l'utilité de l'expertise sollicitée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux référés, en particulier l'article R. 532-1.

Avocat : SELARL ACOCE

24 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504181

Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant le séjour, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour de cinq ans à l'encontre d'un ressortissant syrien. La juridiction a jugé que la mesure d'éloignement, fondée sur des condamnations pénales anciennes et peu graves, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de son séjour et de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de trois mois.

Avocat : AYMARD

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204937

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Chavanoz qui s'opposait à une déclaration préalable pour transformer un abri de jardin en chambre. La juridiction a jugé que le projet ne constituait pas un aménagement de terrain de camping interdit par le PLU et que les motifs de nuisances invoqués n'étaient pas établis ou étrangers aux règles d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la demande de substitution de motif avancée par la commune et a condamné cette dernière à verser une somme au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP ATV AVOCATS ASSOCIES

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207062

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption d'une parcelle par Montélimar Agglomération. La juridiction constate le désistement pur et simple des requérants suite au renoncement de l'agglomération à préempter. Elle donne acte de ce désistement et de celui de l'agglomération concernant ses demandes sur les frais, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.

Avocat : SELARL STRAT AVOCATS

24 mars 2026• 4ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500081

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision rectifiant une exclusion définitive d'un collégien. Le tribunal a annulé la décision du recteur de l'académie de Reims confirmant cette exclusion, au motif que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'élève de se taire, garanti par l'article R. 511-12-1 du code de l'éducation et les principes constitutionnels. En conséquence, la juridiction a enjoint l'administration d'effacer la sanction du dossier scolaire et de réintégrer l'élève, tout en déclarant irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable.

Avocat : LAUDE ESQUIER CHAMPEY

24 mars 2026• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607260

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un étudiant occupant sans droit ni titre un logement d'une résidence universitaire gérée par le CROUS. Le juge a considéré que la demande du directeur du CROUS, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, remplissait les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse. Cette décision fait suite à la fin du droit d'occupation notifiée à l'étudiant pour non-respect du règlement intérieur et impayés, et vise à assurer la continuité du service public du logement étudiant.

24 mars 2026
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504582

Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 refusant un titre de séjour à M. B..., un ressortissant malien anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en ne tenant pas compte des justificatifs d'activité bénévole et d'intégration présentés par l'intéressé. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour qui en découlaient sont également annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de M. B... dans un délai de deux mois.

Avocat : EDEN AVOCATS

24 mars 2026• 1 ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515397

**Sujet principal** : Demande d'injonction, en référé, pour contraindre la préfecture à convoquer un étranger afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, celle-ci étant devenue sans objet. En effet, l'administration a convoqué le requérant pour un rendez-vous (le 27 janvier 2026) avant le jugement (24 mars 2026), et ce dernier n'a pas démontré que ce dépôt n'avait pu avoir lieu. Les conclusions demandant une indemnité au titre des frais de procédure sont rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et article L. 761-1 du même code (frais d'instance).

Avocat : DURANT-GIZZI

24 mars 2026
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601467

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi d'un référé-suspension concernant le rejet d'une demande de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a ordonné la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral, estimant que l'urgence était caractérisée par le risque de perdre emploi et hébergement, et qu'un doute sérieux existait sur sa légalité. Ce doute porte notamment sur l'absence d'examen par le préfet de la situation de l'étranger au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA).

Avocat : VOGIN

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604580

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande en référé-suspension contre une décision préfectorale d'incapacité d'exercer en accueil collectif de mineurs. Le juge constate que la décision attaquée a été retirée par l'administration avant l'audience, rendant la demande de suspension sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais il met à la charge de l'État une somme de 550 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DAUMONT

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604610

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision municipale de préemption urbaine sur un bien immobilier. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, acquéreur évincé, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision de préemption, notamment quant à la réalité et à la précision du projet communal justifiant l'opération. **Textes appliqués** : La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension). Le contrôle de la légalité de la préemption s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier ses articles L. 210-1 et L. 300-1 relatifs aux conditions d'exercice du droit de préemption et aux objectifs d'intérêt général.

Avocat : SELARL ALEO

24 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604762

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour pour visite familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré le mariage imminent, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : SELARL FB AVOCAT

24 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605259

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'injonction et de suspension contre le consulat de France à Bangkok. La juridiction constate ainsi un non-lieu à statuer sur le fond, sans avoir à examiner les moyens soulevés concernant l'urgence ou l'illégalité alléguée de l'exigence de présence physique pour obtenir une attestation de revenus. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative applicables en cas de désistement intervenant après l'engagement de la procédure de référé.

24 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303987

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par une AESH contestant une décision implicite de rejet concernant son affectation pour l'année scolaire 2023/2024, qu'elle assimilait à une rupture de son contrat. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation, considérant qu'une affectation lui avait bien été notifiée postérieurement à sa requête. Il a également rejeté sa demande de prise en charge des frais de procédure.

Avocat : NURET

24 mars 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305149

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté ministériel prononçant la mise à la retraite d'office d'un major de police. Le requérant contestait la compétence de l'auteur de la décision, le bien-fondé des griefs et la proportionnalité de la sanction. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que les faits reprochés, même établis, ne constituaient pas une faute disciplinaire suffisamment grave pour justifier une sanction du quatrième groupe, telle que la mise à la retraite d'office, au regard des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL B&J BENDJADOR

24 mars 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600775

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à enjoindre au préfet du Cher de lui attribuer un logement social. Le juge a constaté que l'État, par l'attribution d'un logement le 18 mars 2026, avait satisfait à son obligation de résultat issue des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, après que le requérant eut été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation.

24 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601132

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. E... alias F..., un ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral d'éloignement. La juridiction a estimé que les décisions litigieuses (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) étaient légalement fondées, notamment au regard de la condamnation de l'intéressé pour vol. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme, sans y trouver de violation.

Avocat : KAO

24 mars 2026• Reconduite à la frontière