Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601866

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision de l'administration fiscale rendant immédiatement exigible un impôt sur le revenu. Le juge estime que la mesure d'exigibilité immédiate, prise en application de l'article 1663 du code général des impôts, est indissociable de la procédure d'imposition elle-même. Par conséquent, le recours direct contre cette mesure est irrecevable, le contribuable devant suivre la voie de recours contentieux ordinaire prévue par le livre des procédures fiscales.

25 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601870

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de la propriétaire visant à enjoindre au préfet et au maire d'intervenir pour retirer des animaux et nettoyer un logement insalubre qu'elle loue. Le juge a estimé que le litige, relatif à l'inaction des locataires et à la gestion du contrat de bail, relevait des rapports de droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant le rejet d'une demande lorsque celle-ci n'est manifestement pas de la compétence du juge administratif.

Avocat : CABINET D'AVOCATS BELKEBIR

25 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601871

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour. Le juge estime que les moyens soulevés (incompétence, motivation, etc.) ne créent pas, en l'état, un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABARET

25 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601903

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête d'un demandeur souhaitant voir assortir d'une astreinte une injonction précédemment prononcée à l'encontre du préfet. Le juge estime irrecevable cette demande, car l'injonction émane d'un jugement au fond, ce qui exclut la compétence du juge des référés pour la modifier sur ce point. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : DORE

25 février 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601904

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. La requérante, conjointe de Français, n'a pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment quant aux conséquences sur son emploi. Le juge applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans examiner le sérieux du moyen de légalité.

Avocat : OGOUBI AKILOTAN

25 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600898

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur la demande du préfet du Bas-Rhin, a ordonné l'expulsion de M. E... et Mme F... du logement qu'ils occupent sans titre au sein d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite, le maintien des intéressés entravant l'accueil de nouveaux arrivants, et que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Les moyens tirés de la protection de la vie familiale et de l'intérêt supérieur des enfants n'ont pas été retenus pour faire obstacle à l'expulsion.

25 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600900

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté les demandes du préfet du Bas-Rhin visant à ordonner l'expulsion de deux occupantes d'un centre d'accueil et d'examen de la situation (CAES) géré par l'association Coallia. Le juge a estimé que, malgré l'urgence et l'absence de contestation sérieuse sur le droit du préfet, la mesure d'expulsion n'était pas utile en raison de la situation de vulnérabilité particulière des intéressées, liée à leur état de santé et à l'absence de solution d'hébergement alternative. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 552-1 et L. 552-15) et du code de justice administrative.

Avocat : KLING

25 février 2026
TA67Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2407407

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à contester un avis de sommes à payer émis par la commune de Roeschwoog. La juridiction estime que le litige, né de l'exécution d'un contrat de bail privé portant sur un logement communal ne faisant pas partie du domaine public, ne relève **manifestement pas de sa compétence**. En conséquence, elle rejette également les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et de condamnation aux frais d'avocat.

Avocat : POINSIGNON

25 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602445

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi par la Métropole de Lyon en plein contentieux, a fait droit à une demande de désignation d'expert. Le juge a ordonné cette expertise préalable en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin d'évaluer les dangers présentés par un immeuble et de proposer les mesures de sécurité nécessaires. La mission de l'expert, dont les modalités et le délai de rapport sont fixés par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux et à déterminer l'existence d'un danger imminent.

25 février 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513733

Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... B... qui contestait un avis d'une commission d'indemnisation des accidents médicaux. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car l'avis ne peut être contesté que dans le cadre d'une action en indemnisation devant le juge compétent. La décision s'appuie sur l'article L. 1142-8 du code de la santé publique et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

25 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407007

**Sujet principal** : La SARL Studio Dealers conteste devant le Tribunal Administratif de Paris des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, taxes annexes) et des pénalités pour les exercices 2020 et 2021, en soulevant plusieurs moyens de procédure et de fond. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la proposition de rectification était régulière et suffisamment motivée (notamment sur l'absence de factures dans la comptabilité), permettant à l'entreprise de formuler ses observations. Les autres moyens, comme la contestation de la pénalité pour manquement délibéré ou la notification via la plateforme Escale, sont écartés. **Textes appliqués** : L'article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales (motivation des propositions de rectification) et les articles 1729 H et 1788 A du Code Général des Impôts (pénalités et amendes).

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407211

**Sujet principal** : La société Cemag conteste une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés assortie d'une majoration pour manquement délibéré, suite à un contrôle fiscal sur pièces portant sur l'exercice 2016. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 1re Chambre) statue en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Cemag. Il estime que la procédure de contrôle sur pièces était régulière et que l'administration a établi l'existence d'un manquement délibéré justifiant la rectification et la majoration de l'imposition. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales (notamment les articles L. 10, L. 47 et L. 64) et du Code Général des Impôts (article 1729 concernant la majoration pour manquement délibéré).

Avocat : CABINET MENU, SEMERIA, BROC (SELARL)

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408444

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la Société Foncière du Colisée concernant la décharge de la taxe sur les logements vacants pour 2023. La juridiction a jugé que la vacance du logement, liée à sa vente et à sa mauvaise performance énergétique (DPE G), ne constituait pas une cause indépendante de la volonté du contribuable au sens de l'article 232 du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les conclusions visant à annuler la saisie administrative et à obtenir le remboursement des frais bancaires, pour défaut de réclamation préalable et pour vice de procédure.

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409246

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à réduire ses impositions supplémentaires pour les années 2018 à 2021. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve des versements effectifs des pensions alimentaires à sa mère, une condition nécessaire pour bénéficier de la déduction fiscale prévue par les articles 205 du code civil et 156 du code général des impôts. Concernant son option pour le régime réel d'imposition de ses revenus locatifs, le tribunal a estimé que cette demande, présentée hors délai, n'était pas recevable.

Avocat : CABINET SULTAN AVOCATS

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410106

La société Dashlane conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, suite au rejet partiel de ses demandes de crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2016 et 2017. Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la requête, considérant que l'administration a correctement apprécié l'éligibilité des projets au regard des critères légaux, notamment ceux définis par l'article 244 quater B du code général des impôts et l'article 49 septies F de son annexe III. Il estime que l'administration a fondé sa décision sur une expertise technique solide et que la société n'apporte pas la preuve que l'ensemble de ses activités litigieuses relevaient bien de la recherche scientifique ou technique ouvrant droit au CIR.

Avocat : CABINET ONELAW (SCP)

25 février 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415635

La société MUTUELLE BLEUE contestait devant le Tribunal Administratif de Paris l'imposition de taxes foncières sur son immeuble, arguant de l'application erronée des dispositifs de planchonnement et de lissage après une fusion de surfaces. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que cette fusion constituait bien un changement de consistance de la propriété au sens des articles 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts, ce qui rendait inapplicables les mécanismes de lissage et de planchonnement invoqués.

Avocat : CABINET TZA AVOCATS ASSOCIÉS (SCP)

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2420572

La société Sienna AM France demandait au Tribunal Administratif de Paris le paiement d'intérêts moratoires pour retard dans le remboursement d'un crédit d'impôt recherche. Le tribunal a rejeté sa requête. Il a jugé que le délai de remboursement de six mois prévu par l'article R. 198-10 du livre des procédures fiscales ne courait pas à compter de la demande initiale de la société de gestion, mais seulement à partir du dépôt de la déclaration fiscale par l'entreprise bénéficiaire du crédit (Algoan), ce qui rendait le paiement intervenu dans les délais.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

25 février 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507252

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence de type T1, qui n'avait pas reçu d'offre adaptée dans les délais. Par une ordonnance du 28 août 2024, le tribunal avait déjà statué sur cette même demande et enjoint au préfet de la reloger sous astreinte. La nouvelle requête, enregistrée le 5 décembre 2025, constitue un doublon de la précédente. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur cette requête.

25 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507268

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A..., qui contestait l'absence d'offre de logement adapté à ses besoins suite à une décision de la commission de médiation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la notification de la commission de médiation informait le requérant du délai de recours, et que sa demande d'aide juridictionnelle, également tardive, n'avait pu proroger ce délai. En conséquence, l'ordonnance rejette l'intégralité des demandes de M. A..., y compris sa demande d'injonction sous astreinte et celle relative aux frais de justice.

Avocat : BARATELLI

25 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507363

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... D..., qui contestait l'absence d'offre de logement adaptée à ses besoins suite à une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, car introduite après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, courant à compter du 13 août 2024. En outre, la requête constituait un doublon d'une précédente demande déjà rejetée. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

25 février 2026