Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531191
**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'une personne reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante, assorti d'une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement et de prononcer une astreinte lorsque, après une décision de commission de médiation, aucune offre adaptée n'a été faite dans le délai requis.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531192
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger d'urgence un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée malgré la décision de priorité et la situation d'expulsion du requérant. L'injonction est assortie d'une astreinte, appliquant les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531196
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger d'urgence Mme B... et sa famille. Le juge a constaté que la requérante, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée dans le délai légal. La décision s'appuie sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et assortit l'injonction d'une astreinte.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2309729
Le Tribunal Administratif de Versailles statue sur une demande de dégrèvement d'impôt sur le revenu. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de sa demande, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée, et le tribunal donne acte de ce désistement.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403794
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un titre de recette pour une redevance spéciale sur les déchets commerciaux et artisanaux. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif à l'assiette et au recouvrement d'une redevance instituée en vertu de l'article L. 2333-78 du code général des collectivités territoriales, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. Il a fondé sa décision d'incompétence sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que le service en cause avait un caractère industriel et commercial.
Avocat : CABINET ADAES AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410696
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple de la société LNA Santé de sa requête, qui visait à réformer un arrêté modificatif de l'ARS Centre-Val de Loire concernant une dotation financière pour 2023. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 222-1, qui l'autorise à constater ce désistement par ordonnance. Aucune observation n'ayant été formulée par l'administration et le désistement étant inconditionnel, la procédure est close.
Avocat : SELARL MUSSET AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410698
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société LNA Santé de sa requête. Cette requête visait initialement à contester un arrêté modificatif de l'Agence Régionale de Santé concernant le montant d'une dotation financière pour 2023. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement d'enregistrer un tel désistement.
Avocat : SELARL MUSSET AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514784
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, rejette les requêtes de la SCI des Logis de Kerouartz. Le sujet principal est la contestation de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2022. La juridiction retient l'irrecevabilité manifeste des demandes, d'une part car la réclamation préalable à l'administration fiscale était tardive (article R. 196-2 du Livre des procédures fiscales), et d'autre part car le juge est incompétent pour accorder une remise gracieuse d'impôts (article L. 247 du même code).
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606336
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui demandait la suspension de l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour et l'injonction de délivrer un récépissé. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle cumule, dans une même demande, deux fondements juridiques distincts (les articles L. 521-1 et L. 521-3 du code de justice administrative) qui ne peuvent être invoqués conjointement. La décision est prise en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606353
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a jugé la demande manifestement irrecevable car les conclusions en suspension et la requête en annulation n'étaient pas présentées dans des requêtes distinctes, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601213
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre l'arrêté préfectoral imposant à Mme A... une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas signée et que le requérant ne justifiait d'aucune qualité pour agir au nom de l'intéressée, en application des articles R. 431-4 et L. 522-3 du code de justice administrative. La demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-2 du même code est donc écartée sans examen du fond.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601212
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre son interdiction de retour d'un an et à obtenir son rapatriement. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la demande était manifestement mal fondée, notamment en raison de l'absence d'atteinte grave et illégale à sa vie familiale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601204
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en raison de l'absence d'éléments suffisants sur ses attaches familiales et sa situation à Mayotte. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601203
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir que l'arrêté préfectoral portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606337
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du CJA), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral interdisant une manifestation. Le juge estime que l'interdiction, motivée par des risques de troubles à l'ordre public liés à la nature du rassemblement et au profil de ses organisateurs, constitue une mesure proportionnée. La décision concilie ainsi la liberté fondamentale de manifestation avec l'exigence constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public, telle que régie par le code de la sécurité intérieure.
Avocat : PMS AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601200
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, placé en rétention, n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience en l'absence de fondement manifeste.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601199
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, condamné pour violences aggravées, ne démontrait pas l'existence d'une vie familiale effective en France, notamment par l'absence de communauté de vie avec son enfant français. Par conséquent, l'OQTF ne portait pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, permettant le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : EKEU
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601198
Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Juridiction : Tribunal administratif de Mayotte (formation de référé). Solution retenue : Il n'y a plus lieu de statuer, la requête ayant perdu son objet suite à la libération de la requérante ordonnée par le juge des libertés et de la détention. Textes appliqués : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté pour sauvegarde d'une liberté fondamentale).
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601197
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601201
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, dont le titre de séjour avait été retiré pour fraude, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN