Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308693
Le Tribunal administratif de Versailles donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B... A..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant à contester le rejet implicite d'une demande de protection fonctionnelle par le ministre des armées. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise un magistrat désigné à constater un tel désistement par ordonnance. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : CABINET MDMH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602837
Sujet principal : Transmission d'un appel vers la juridiction compétente. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). Solution retenue : Le président du tribunal ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Paris, estimant que cette dernière est compétente pour connaître de l'appel formé contre un jugement du tribunal. Textes appliqués : Articles R. 351-3, R. 211-2, R. 221-7 et R. 322-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600165
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506183
Sujet principal : Demande d'obtention d'une carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement ». Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation d'ordonnance). Solution retenue : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, la requérante n'ayant pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant le président du conseil départemental. Textes appliqués : Article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles (recours préalable obligatoire) et 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables par ordonnance).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528650
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait le refus d'une aide du Fonds de solidarité pour le logement « Energie préventive ». Le tribunal a retenu que le requérant n'avait pas utilement contesté la décision attaquée et n'avait pas régularisé sa requête après mise en demeure. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427877
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la compagnie Eva Airways Corporation qui renonce à contester quatre amendes administratives de 10 000 euros chacune, après que le ministre de l'intérieur les a retirées. La juridiction condamne l'État à verser à la compagnie une somme globale de 2 000 euros au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Elle fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du même code, qui l'autorise à statuer par ordonnance lorsque seul le sort des frais reste à juger.
Avocat : CABINET MAZOYER GUIJARRO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405344
La requérante demandait à la Ville de Paris l'indemnisation d'un préjudice résultant du vol de son sac dans un gymnase municipal. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté sa demande. La juridiction a estimé que la requérante n'établissait ni l'existence d'une faute de la Ville dans la sécurisation des lieux, ni la réalité certaine de son préjudice. La décision a été rendue sur le fondement du droit commun de la responsabilité (article 1240 du code civil).
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601423
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple des requérants (SASU Casa expert et M. B... A...) de leur action en paiement d'une prime de transition énergétique. Le juge constate l'absence d'empêchement à ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance. La décision est rendue en application des dispositions générales du code de justice administrative.
Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404748
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a considéré que le requérant, invoquant un handicap psychologique, ne démontrait pas qu'il remplissait les critères légaux stricts d'une réduction importante de la capacité de déplacement à pied, tels que définis par l'arrêté du 3 janvier 2017 pris en application du code de l'action sociale et des familles. La décision administrative était donc conforme au droit.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404157
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... pour contester un titre de recette émis par le département des Alpes-Maritimes, d'un montant de 5 846,58 euros. En cours d'instance, le département a retiré le titre litigieux, conduisant Mme A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires de Mme A..., tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ont été rejetées.
Avocat : FONKOUE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507482
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... B... d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 3 297,52 euros. En défense, la caisse a produit une décision postérieure annulant cet indu, rendant le litige sans objet. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a également condamné la caisse à verser 1 000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : PERSICO
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507665
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit la version signée de sa requête, malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 431-4 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601315
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction provisoire pour la délivrance d’un document de séjour numérique. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 23 février 2026. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait. Par ordonnance du 24 février 2026, il a donné acte du désistement et clos l’instance.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2509041
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Gironde le 6 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adapté à ses besoins (T1-T2 accessible) ne lui avait été proposée dans les délais légaux, le tribunal a ordonné au préfet de la Gironde de procéder à son logement ou relogement. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600211
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 6 mai 2025, mais n'ayant reçu aucune offre de logement adaptée dans les délais. Le tribunal a constaté l'absence de proposition de logement conforme aux besoins de la requérante (T1-T2) et a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement avant le 1er avril 2026. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 778-2 et suivants du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600435
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Calvados de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de voyage. Le requérant s’est désisté de sa requête après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n’a été appliqué pour constater ce désistement.
Avocat : MOKHEFI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2204005
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société GCC d’un litige en plein contentieux portant sur le décompte général d’un marché public, contestant des retenues pour réserves et des pénalités de retard appliquées par le groupement AQUITANIS/AXANIS. La société requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP MIRIEU DE LABARRE LANOT TEANI ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507101
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par M. B... visant à évaluer ses préjudices suite à une chute sur un trottoir de la commune de Perpignan. Le juge a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, faute pour le requérant d’établir un lien manifeste de causalité entre le préjudice et une éventuelle faute de la commune, les attestations produites étant insuffisantes. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’expertise à son utilité dans la perspective d’un litige principal. Les conclusions provisionnelles de M. B... et les demandes de frais de la commune ont également été rejetées.
Avocat : ALAUZET EDITH
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304294
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme B... et M. C... d'une demande de condamnation solidaire de la SAEM TAM et de Montpellier Méditerranée Métropole à réparer les préjudices causés par les vibrations du tramway ligne 4. Par un mémoire du 5 février 2026, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 février 2026. Aucune condamnation n'a donc été prononcée au fond.
Avocat : CABINET ACOCE AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305461
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts B..., qui demandaient réparation du préjudice moral et d’angoisse de mort imminente suite au décès de leur frère, M. E... B..., survenu dans l’incendie de sa cellule à la maison d’arrêt d’Aiton. La juridiction a estimé qu’aucune faute de l’administration pénitentiaire n’était établie, celle-ci ayant pris des mesures de surveillance renforcée compte tenu des troubles psychiatriques du détenu, sans que des signes précurseurs d’un passage à l’acte suicidaire n’aient été détectés. Les juges ont notamment relevé l’absence de négligence dans le placement en cellule individuelle pour motif sanitaire (cas contact COVID) et dans le respect des obligations de surveillance prévues aux articles D. 223-9 et D. 223-10 du code pénitentiaire. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée.
Avocat : SCP COTTET-BRETONNIER, NAVARRETE