Jurisprudence administrative
187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 265
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315842
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'illégalité de deux décisions du 22 février 2023 : la résiliation de son contrat d'emploi pénitentiaire par la société Themis FM et la fin de son affectation par la directrice du centre pénitentiaire de Nantes. Ces décisions ont été annulées le 15 mars 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires. Le tribunal a jugé que l'illégalité de ces décisions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en application des articles L. 412-5, L. 412-7, L. 412-9, L. 412-11, L. 412-16 et L. 412-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme C... une indemnité de 3 266,18 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2023, en réparation de ses préjudices financier et moral.
Avocat : GALLOU DAVID
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404158
Le Tribunal Administratif de Nice a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation du titre de recette n°5182 émis par le département des Alpes-Maritimes pour un montant de 13 982,45 euros, suite au retrait de ce titre par l'administration. La requérante a maintenu ses demandes de frais de justice, mais le tribunal les a rejetées. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate le désistement pur et simple et rejette le surplus des conclusions.
Avocat : FONKOUE
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505324
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... B... contestant des décisions de la CAF des Alpes-Maritimes relatives à des indus de RSA et d’APL. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, les décisions attaquées comme l’exige l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la demande sans examen au fond.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600655
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge rappelle que ce référé ne permet de contester que les atteintes graves et manifestement illégales à une liberté fondamentale, et non la simple légalité de la décision administrative. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car l'intéressé ne démontre pas que son éloignement est imminent, et que les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 761-9 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne révèlent pas une telle atteinte.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600661
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que l'arrêté du 20 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai visant M. B... avait été retiré par le préfet le 21 février 2026. Par conséquent, les conclusions tendant à la suspension de cet arrêté sont devenues sans objet. La demande d'injonction visant à organiser le retour de l'intéressé a été rejetée pour défaut d'urgence, ce dernier n'étant plus exposé à un éloignement imminent.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600690
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ni à l'intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet de Mayotte ayant démontré que le requérant ne justifiait pas de l'ancienneté de son séjour ni de sa contribution effective à l'entretien de son enfant.
Avocat : BAYON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601217
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. A..., ressortissant sénégalais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence, le précédent titre étant expiré et le contrat de travail de l'intéressé menacé, et a retenu que l'administration n'avait pas justifié d'un dossier incomplet. La décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de demande de renouvellement complète.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601357
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, afin d'obtenir l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié" et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de preuve de la remise effective du récépissé. Il a estimé que les conclusions relatives à l'instruction de la demande étaient devenues sans objet, l'administration ayant déjà commencé à instruire le dossier. En revanche, se fondant sur les articles L. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a reconnu l'urgence et a enjoint au préfet de convoquer M. B... pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602086
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait la délivrance d’un récépissé ou une décision sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er décembre 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602696
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... qui demandait la condamnation du centre hospitalier d’Arles à lui verser une indemnité pour préjudices liés à sa suspension pour non-respect de l’obligation vaccinale contre le Covid-19. La requête a été introduite le 17 février 2026, soit avant que l’administration n’ait statué sur sa demande indemnitaire préalable du 16 février 2026, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n’étant pas régularisable en l’absence de décision administrative, le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 (4°) du même code pour rejeter la requête par ordonnance.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602930
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la condamnation de l'État à lui verser 150 000 euros en réparation des préjudices liés à la suspension de ses fonctions sans traitement pour non-respect de l'obligation vaccinale contre le Covid-19. Le tribunal a constaté que la requête, introduite le 20 février 2026, était prématurée car la demande indemnitaire préalable adressée au Premier ministre le 9 janvier 2026 n'avait pas encore donné lieu à une décision implicite de rejet, le délai de deux mois n'étant pas expiré. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a justifié un rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600416
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant une autorisation de travail pour un salarié, présentée par la société CBC 25000. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les allégations de préjudice économique et de difficultés de remplacement n'étant pas suffisamment établies par les pièces du dossier. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600443
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la requête de la SARL Samodef-Forster qui contestait la procédure de passation du lot n°11 d’un marché public de travaux lancé par la ville de Besançon. La société invoquait une erreur dans le formulaire de la DPGF et une dénaturation de son offre. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 12 février 2026, soit avant l’enregistrement de la requête le 20 février 2026, rendant la demande irrecevable en application des articles L. 551-1 du code de justice administrative et L. 2121-1 du code de la commande publique.
Avocat : SELARL ZIEGENFEUTER - GAETJENS - SABER AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600053
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en urgence, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Garonne le 11 mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement conforme à ses besoins et capacités ne lui avait été faite dans les délais légaux, le juge a fait droit à sa demande sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de lui attribuer un logement (type T3-T4 accessible) sous un mois, sous astreinte de 20 euros par jour de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Avocat : CAZANAVE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600182
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en urgence, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée d’urgence par la commission de médiation de la Haute-Garonne, qui n’avait reçu aucune offre de logement. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le juge a constaté que l’État n’avait pas satisfait à son obligation de résultat. Il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne d’attribuer à Mme B... un logement conforme aux besoins définis (T4-T5) dans un délai d’un mois, sans toutefois assortir cette injonction d’une astreinte. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de demande préalable.
Avocat : POUGAULT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501663
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rejette la requête de Mme A.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement adapté, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal constate que la requête, introduite le 13 mars 2025, est tardive car elle a été présentée après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande est irrecevable.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600185
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. A... sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de Gironde le 10 juillet 2025, n’avait reçu aucune offre de logement dans les délais impartis. Le tribunal a constaté que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la commission de médiation et a ordonné le logement ou le relogement de M. A... par l’État, pouvant assortir cette injonction d’une astreinte. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600477
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation de la Gironde le 13 février 2025. La requérante demandait l’exécution de cette décision et une indemnisation pour l’inexécution, mais un précédent jugement du 29 septembre 2025 avait déjà enjoint au préfet de lui proposer un logement. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour Mme B... d’avoir formé une réclamation préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Enfin, les conclusions à fin d’injonction ont été jugées dépourvues d’objet, le tribunal ayant déjà statué sur ce point par le jugement n° 2504688 du 29 septembre 2025.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600544
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, fait droit à la requête de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 12 juin 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté (T1-T2) ne lui a été proposée dans les délais impartis, le tribunal enjoint au préfet de la Gironde de procéder à son relogement avant le 1er avril 2026. La solution retenue rappelle que le juge doit ordonner le logement dès lors que l’offre fait défaut, indépendamment des diligences de l’administration.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600561
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 11 décembre 2025 pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure adaptée au plus tard le 15 mars 2026. La solution retenue ordonne l'exécution de la décision de la commission de médiation, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte dans le dispositif final.
Avocat : FOUCARD