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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 903 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 903

Décisions totales

383 581

Ordonnances

362 872

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306601

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SAS Yilbat, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 à 2020. La société soutenait notamment l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification et la justification des frais de management et des avoirs. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, car elle précisait les motifs, le montant des rehaussements, leur fondement légal (notamment l'article 109 du code général des impôts) et la catégorie de revenus. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

Avocat : MAUREL

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307286

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A... et Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019, issues d'un contrôle sur pièces ayant remis en cause l'abattement renforcé pour durée de détention appliqué à une plus-value de cession de titres. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la notification de la proposition de rectification, en se fondant sur les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, et a jugé que la plus-value en cause ne constituait pas un revenu exceptionnel éligible au système de quotient prévu par l'article 163-0 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de la demande subsidiaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL D'AVOCATS THEMIS CONSEILS

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401511

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation de 28 784 euros contre le centre hospitalier de Perpignan pour des préjudices liés à une prothèse de hanche. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la forclusion, estimant que la demande préalable du requérant n’était pas tardive. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l’hôpital pour manquement à l’obligation d’information, mais a limité l’indemnisation à un taux de perte de chance de 50 %, conformément à l’expertise. La solution s’appuie sur les articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SAINT ROCH AVOCATS

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401993

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B... qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser des préjudices résultant du décès de son épouse, qu'il imputait à une contamination transfusionnelle par le virus de l'hépatite C survenue en 1983. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car présentée sans le ministère d'avocat, comme l'exige la procédure de plein contentieux. Par ailleurs, les moyens soulevés par M. B... ont été considérés comme infondés, faute pour lui d'avoir apporté la preuve de l'existence même de la transfusion sanguine en cause, condition préalable à l'application de la présomption légale d'imputabilité prévue à l'article 102 de la loi du 4 mars 2002.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509683

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des parents de F... B..., majeur protégé, afin d'évaluer ses préjudices actuels. Cette décision fait suite à un jugement de 2015 ayant reconnu la responsabilité du centre hospitalier de Vienne pour des séquelles liées à sa naissance en 2007, ses préjudices n'ayant pas été réévalués depuis 2010. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expert désigné devra notamment actualiser l'état de santé de l'intéressé et évaluer ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

12 janvier 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2006606

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la SELARL B... et Associés, exerçant une activité de chirurgie plastique, visant à obtenir la décharge de rappels de TVA pour la période 2013-2016. Le tribunal a rappelé que, conformément à l'article 261 du code général des impôts et à la jurisprudence européenne, seuls les actes de chirurgie esthétique poursuivant une finalité thérapeutique (diagnostic, soin ou guérison d'une maladie ou blessure) sont exonérés de TVA. En l'espèce, la solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les textes précités pour déterminer le caractère exonérable ou non des actes litigieux.

Avocat : CJF - CABINET JURIDIQUE ET FISCAL

12 janvier 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512379

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme A... D... qui sollicitaient le remboursement anticipé de 9 165 euros d'acomptes de prélèvement à la source versés en 2025, suite à la cessation d'activité professionnelle de Mme A... D.... Le juge a estimé que l'obligation de restitution n'était pas sérieusement contestable, car les articles 204 A et 204 L du code général des impôts ne prévoient un remboursement qu'après le 31 décembre de l'année concernée, et permettent seulement l'arrêt des versements futurs, sans restitution anticipée. La demande d'indemnité pour résistance abusive et celle au titre des frais d'instance ont également été rejetées.

12 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519913

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. G... du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupait sans droit ni titre. La juridiction a constaté que l'intéressé, débouté définitivement de sa demande d'asile par l'OFPRA, se maintenait indûment dans les lieux malgré une mise en demeure, ce qui constituait une contestation sérieuse. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la saturation du dispositif national d'accueil (99,2% d'occupation), le maintien de M. G... compromettant l'égal accès des demandeurs d'asile au service public. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PHILIPPON

12 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520747

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en urgence sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de proposer un logement de type 5-6 à Mme D..., reconnue prioritaire par la commission de médiation le 6 mai 2025. Le tribunal a constaté qu'aucune offre n'avait été faite malgré l'obligation de résultat pesant sur l'État, et a assorti cette injonction d'une astreinte de 300 euros par mois de retard. La solution retenue impose au préfet d'exécuter la décision sous un mois, sans que la saturation de l'offre de logement ne le délie de son obligation.

12 janvier 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522036

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur la demande du préfet de la Sarthe, ordonne l'expulsion de M. A... du logement pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'il occupe sans droit. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que le droit au maintien dans les lieux de M. A... a pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile par la CNDA le 9 janvier 2024, et que son maintien indu compromet le bon fonctionnement du service public d'accueil des demandeurs d'asile, caractérisant ainsi une situation d'urgence et d'utilité.

12 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300402

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B..., infirmière au CHRU de Tours, qui demandait l'annulation de la décision du 22 décembre 2022 refusant le versement d'une sur-rémunération pour des heures supplémentaires effectuées durant des astreintes entre mars 2020 et septembre 2022. La requérante invoquait les décrets n° 2020-718 du 11 juin 2020, n° 2021-287 du 16 mars 2021 et n° 2022-954 du 29 juin 2022 relatifs à la lutte contre l'épidémie de covid-19, ainsi que l'article 1er du Premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de texte spécifique appliqué pour le rejet.

Avocat : ATLANTIC JURIS

12 janvier 2026• 4ème chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506215

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... qui sollicitait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à verser à la société France Instal une provision de 4 800 euros au titre de l'aide "MaPrime Rénov'". La requête a été jugée irrecevable, car Mme A..., bien que bénéficiaire de la décision d'octroi de la prime, ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour réclamer le paiement directement au profit de son mandataire, la société France Instal, cette demande relevant de la seule société mandataire. Les textes appliqués sont l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.

Avocat : HAYOUN

12 janvier 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2302670

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la demande de la commune de Muizon, qui sollicitait le paiement d'une indemnité différée de 774 537,67 euros par son assureur, la CMMA, au titre de la garantie "valeur à neuf" pour un gymnase détruit par un incendie en 2017. La commune contestait la clause contractuelle imposant une reconstruction sous deux ans, qu'elle jugeait nulle ou inopposable. Le tribunal a considéré que cette clause constituait une condition suspensive de l'obligation de l'assureur, non un délai de prescription, et que la commune ne démontrait pas une impossibilité absolue de respecter ce délai. La solution retenue s'appuie sur les stipulations du contrat d'assurance et les dispositions du code des assurances.

Avocat : SCP ACG & ASSOCIES

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507409

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B..., ressortissante ukrainienne, un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de renouvellement de carte de séjour. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et de l’utilité de la mesure, en raison de la carence des services préfectoraux ayant égaré son dossier, ce qui compromettait son droit au séjour et à l’exercice de son activité professionnelle. La demande d’astreinte a été rejetée, de même que celle au titre des frais de justice, faute de justificatifs.

12 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502802

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme Foricher. Celle-ci demandait d’enjoindre au ministre des armées d’exécuter une expertise médicale décidée en juillet 2025 et de prendre en charge provisoirement ses frais de défense. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, la requérante ne démontrant pas de risque d’aggravation de son état de santé ni d’atteinte grave à ses droits dans l’attente d’une décision au fond. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.

12 janvier 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506183

Cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse concerne une demande d'expertise économique présentée par Mme A..., une professionnelle libérale paramédicale, afin d'évaluer le préjudice subi par son entreprise en raison des travaux de construction de la ligne C du métro de Toulouse. Le tribunal a fait droit à cette demande, jugeant l'expertise utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, malgré l'opposition de Tisséo Ingénierie qui réservait son dispositif d'indemnisation amiable aux seuls commerces et artisans. La solution retenue ordonne une expertise contradictoire pour déterminer le lien de causalité entre les travaux et la baisse d'activité, puis évaluer le préjudice économique, en application des articles R. 532-1 et R. 621-13 du code de justice administrative.

12 janvier 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502308

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de Mme A... qui réclamait sa rémunération pour septembre 2025 au CCAS de Pamandzi. Le juge a estimé que l’obligation de paiement était sérieusement contestable, car l’agent n’avait pas accompli son service durant la période litigieuse, ce qui permet à l’employeur public de remettre en cause le droit à traitement en application des principes de la fonction publique. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner sa recevabilité.

Avocat : MENARD

12 janvier 2026
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600056

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par le maire de San Gavino di Carbini sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, dont les dalles intérieures s'étaient effondrées, et proposer des mesures de sécurité face à un péril imminent pour les tiers et les bâtiments mitoyens. Le juge des référés a fait droit à la demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer le danger et de proposer des mesures conservatoires, le tout dans un délai de vingt-quatre heures. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-2, L. 511-4 et L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

12 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501823

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par la société Orange Lease contre le syndicat mixte interdépartemental du ballon d'Alsace (SMIBA). La société réclamait le paiement de loyers impayés et d'une indemnité de résiliation pour un contrat de location d'une installation téléphonique, conclu en 2021. Le tribunal a estimé que l'obligation contractuelle était sérieusement contestable, le SMIBA soutenant que le contrat avait été renégocié en 2024 et que les prestations n'avaient pas été délivrées. En conséquence, la demande de provision a été jugée infondée.

Avocat : SAPOVAL-PORLIER-ASSOCIES

12 janvier 2026
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502771

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions de retrait d'agrément d'assistante familiale et de licenciement de Mme C... par les départements du Jura et du Doubs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la situation financière difficile de la requérante et son anxiété ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant la suspension des décisions contestées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier de sa situation et de l'erreur d'appréciation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les conclusions de la requérante ont donc été rejetées, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à chaque département au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : DSC AVOCATS TA

12 janvier 2026