Jurisprudence administrative

581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 883

Décisions totales

384 134

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500427

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par le SAAP contre une délibération portant sur les ressources humaines de la fonction publique territoriale. Le tribunal a jugé la requête recevable mais a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré d'un vice de procédure dans la consultation du conseil supérieur de la fonction publique. La décision s'appuie sur la loi organique de 2004 et les délibérations statutaires de la Polynésie française.

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500129

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale complémentaire, estimant que l'expertise de 2019 est suffisante. Il accorde cependant une provision au requérant, fixée à 12 000 euros, considérant que l'obligation d'indemniser du centre hospitalier n'est pas sérieusement contestable, mais que la proposition initiale de 9 150 euros est insuffisante. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PREVOST & ASSOCIES - OCEAN INDIEN

24 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500349

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de la société Exclus'Event, qui sollicitait l'annulation d'une décision fiscale et la reconnaissance de son droit à une exonération d'impôts pour ses trois premiers exercices. Le tribunal a jugé que la société, bien que nouvellement constituée, ne créait pas une activité réellement nouvelle mais procédait à une restructuration et à une extension de l'activité préexistante menée individuellement par sa gérante. En application des articles LP. 115-3 et LP. 211-6 du code des impôts de la Polynésie française, la société est donc exclue du bénéfice des exonérations prévues pour les entreprises nouvelles.

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500352

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Bora Bora Lounge, qui contestait le refus d'un agrément fiscal et la légalité de la loi du pays n°2025-8. Le tribunal a jugé que la demande de transmission de la loi au Conseil d'État pour contrôle de légalité n'était pas justifiée, car les moyens soulevés (atteinte à la liberté d'entreprendre, méconnaissance du principe d'égalité) n'étaient pas suffisamment sérieux. La décision s'appuie sur l'article 179 de la loi organique du 27 février 2004 et la loi du pays contestée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500355

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite d'accorder la protection fonctionnelle à une fonctionnaire, suite à la diffusion d'un courriel diffamatoire. Le tribunal a jugé la requête recevable, rejetant l'exception d'irrecevabilité soulevée par la Polynésie française, au motif que la simple demande de suppression du courriel ne satisfaisait pas à l'obligation de protection et de réparation prévue par l'article LP. 10 de la délibération n°95-215. La solution sur le fond des conclusions (annulation et injonction) n'est pas exposée dans l'extrait fourni.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500433

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête d'un fonctionnaire communal visant à annuler son arrêté de révocation. Le juge estime que l'annulation de la première sanction pour vice de procédure n'interdit pas à l'administration d'engager une nouvelle procédure disciplinaire pour les mêmes faits, ne méconnaissant ainsi ni le principe *non bis in idem* ni l'autorité de la chose jugée. La décision s'appuie sur le décret n° 2011-1040 du 29 août 2011 fixant le statut des fonctionnaires communaux de Polynésie française.

Avocat : MESTRE

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500442

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a annulé la décision du ministre des grands travaux refusant de convoquer la commission ad hoc et de statuer sur la demande d'autorisation d'exercer la profession de taxi de la requérante. Le tribunal a jugé que le courrier litigieux du 4 août 2025, par son caractère dilatoire, constituait une décision faisant grief susceptible de recours. Il a enjoint au président de la Polynésie française de statuer sur la demande dans un délai de deux mois, en application des articles LP. 10 et suivants de la loi du pays n° 2018-11 du 29 mars 2018.

Avocat : BARON

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500445

**Sujet principal** : Recours en annulation d'un licenciement pour faute d'un médecin psychiatre ayant scellé des chambres d'isolement qu'il jugeait indignes. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de licenciement. Il a jugé que les faits reprochés (scellement des portes) constituaient bien une faute, mais que la sanction du licenciement était disproportionnée, notamment au regard du contexte et de l'absence de préjudice matériel pour l'établissement. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique et du droit disciplinaire, en particulier le principe de proportionnalité de la sanction.

Avocat : SELARL MILLET VARROD AVOCATS (MVA)

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2600226

Le Tribunal Administratif de la Martinique rejette la demande de suspension en référé présentée par une fonctionnaire. Le juge constate que la requête est manifestement irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'une copie de la requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, il applique la procédure de rejet prévue par l'article L. 522-3 du même code, sans avoir à examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité.

Avocat : BOUTRIN

24 mars 2026
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500457

**Sujet principal** : Annulation du refus du président de l’Université de la Polynésie française (UPF) de saisir le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée contre un enseignant-chercheur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision attaquée du 3 septembre 2025. Il juge que le président de l’UPF n’avait pas le pouvoir discrétionnaire de refuser la saisine du CNESER, celle-ci étant obligatoire à la demande de l’enseignant poursuivi dès lors que la section disciplinaire interne n’avait pas statué dans le délai de six mois prévu par le code de l’éducation. **Textes appliqués** : Articles L. 232-2 et R. 232-31 du code de l’éducation, qui encadrent la saisine du CNESER en matière disciplinaire lorsque la section disciplinaire universitaire n’a pas rendu de jugement dans le délai légal.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600300

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la demande de référé-suspension d'un candidat contestant l'attribution de la nuance "extrême droite" à sa liste pour les élections municipales. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas caractérisé l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ni démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les pouvoirs du ministre de l'Intérieur en matière d'organisation électorale et sur la circulaire du 2 février 2026 relative à l'attribution des nuances politiques.

Avocat : MATHURIN KANCEL

24 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600826

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous avant le 10 avril 2026 à une ressortissante malgache pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, considérant l'urgence due à un dysfonctionnement du service public et au risque d'éloignement. Le juge a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner cette mesure utile et a alloué 800 euros à la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code. L'ordonnance s'appuie également sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers concernant le droit à un examen de la situation dans un délai raisonnable.

Avocat : AHAMADA

24 mars 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600577

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Nikel Chrome visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de nettoyage par la commune de Mamoudzou. Le juge estime que la commune n'a pas commis d'erreur manifeste en rejetant les offres de la requérante pour cause de prix anormalement bas, après une procédure de vérification régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et les articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique relatifs à la détection et au rejet des offres anormalement basses.

Avocat : AARPI ADMYS Avocats

24 mars 2026
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2500114

Le Tribunal Administratif de Saint-Martin, saisi en référé par l'établissement portuaire, a ordonné à la société Computech de communiquer les accès et codes nécessaires à la reprise du service public d'infogérance, sous astreinte. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, la rétention des informations faisant obstacle à la continuité du service. La société Computech a également été condamnée à verser 2 000 euros au titre des frais de procédure.

Avocat : CLOIX & MENDES-GIL

24 mars 2026
TA109Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Barthélemy — N° TA109-2600016

Le Tribunal Administratif de Saint-Barthélemy a rejeté la demande de référé-suspension de la Société de presse antillaise visant l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 habilitant le journal "Le news de Saint-Barth". La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment concernant le respect des conditions posées par les articles 2 et 6 de la loi du 4 janvier 1955 et le décret du 21 novembre 2019. Le juge a donc conclu à l'absence de conditions cumulatives d'urgence et de doute sérieux requises par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour prononcer une suspension.

Avocat : 28 OCTOBRE SOCIETE D'AVOCATS A LA COUR DE PARIS

24 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200492

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de son permis de construire. Le tribunal a jugé que l'arrêté municipal était légal, notamment en écartant le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, celle-ci agissant en vertu d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARL GRIMALDI & ASSOCIES

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2200826

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par un syndicat de copropriétaires contestant le refus de la maire d'Aix-en-Provence de délivrer un certificat de conformité pour des travaux de ravalement. Le tribunal a rejeté la requête du syndicat, considérant que l'arrêté municipal de refus était légal, notamment au regard des prescriptions de l'architecte des Bâtiments de France et des règles de protection du patrimoine. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP CGCB & ASSOCIES

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2202197

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté municipal de non-opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'un pylône de téléphonie mobile à Aubagne. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en relevant l'existence d'une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que les autres griefs, fondés sur le code de l'urbanisme et le plan local d'urbanisme, n'étaient pas établis.

Avocat : CAVIGLIOLI

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2202429

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler une décision de préemption de la métropole d'Aix-Marseille-Provence et à obtenir la rétrocession de deux parcelles. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle avait été introduite hors délai, le recours pour excès de pouvoir n'ayant pas été formé dans les deux mois suivant la notification de la décision attaquée, conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Par conséquent, le tribunal n'a pas examiné le fond des moyens soulevés contre la légalité de l'acte de préemption.

Avocat : COLAS

24 mars 2026• 10eme Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2203849

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir d'une ingénieure divisionnaire des travaux publics de l'État contestant le taux de son coefficient de modulation individuelle (CMI) pour l'année 2020. La juridiction a jugé que la décision de l'administration n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité procédurale. Elle a notamment considéré que le CMI, fixé à 0.85, pouvait légalement tenir compte d'éléments autres que la seule manière de servir, conformément aux articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 1er du décret du 25 août 2003.

24 mars 2026• 7ème chambre