Jurisprudence administrative

187 265 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 265

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603515

Cette ordonnance du **Tribunal Administratif de Montreuil** statue sur une question de **compétence territoriale**. Le tribunal constate que le litige, qui concerne l'annulation d'une pénalité financière prononcée en application du code du travail (article L. 1142-10), relève de la compétence du **Tribunal Administratif de Versailles**. Cette solution est fondée sur l'application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, au motif que le siège social de la société requérante et l'établissement autonome concerné par la procédure de licenciement sont situés dans le ressort de Versailles. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.

Avocat : BOUICHE

23 février 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600302

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n’était pas utile, dès lors que le renouvellement de ce titre de séjour relève du téléservice prévu à l’article R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et non d’un dépôt physique en préfecture. La carence alléguée de l’administration n’a donc pas justifié l’injonction demandée.

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600378

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A..., ressortissante indienne, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas avoir relancé l'administration depuis le dépôt de sa demande, ce qui l'a placée elle-même dans la situation d'urgence invoquée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des autres conditions, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : LAIFA

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507651

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé de demande de renouvellement. Le juge a estimé qu’il ne pouvait ordonner la délivrance d’un titre de séjour, cette mesure relevant du pouvoir de l’administration. S’agissant du récépissé, la requérante n’a pas démontré d’urgence, faute d’avoir informé l’administration de sa situation avec diligence. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen des autres conditions.

Avocat : PONS

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600177

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la requérante s’étant elle-même placée dans la situation de précarité invoquée en n’ayant pas informé les services préfectoraux avant l’expiration de son titre de séjour. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : LAIFA

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600560

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien incarcéré, qui demandait à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne justifiant pas de démarches suffisantes pour obtenir un rendez-vous, et que la mesure sollicitée ne présentait pas un caractère d’utilité immédiate au regard de son jugement prévu en juin 2026. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : NOEL

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600890

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que, plus de quatre mois s’étant écoulés depuis le dépôt de la demande, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui a conduit au rejet de la requête.

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601762

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A..., ressortissant sénégalais, qui sollicite des mesures utiles pour l’instruction de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale » et la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler. Le requérant a déposé plainte pour hébergement indigne et fondé sa demande de titre sur l’article L. 425-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui prévoit la délivrance d’une carte de séjour temporaire aux victimes de telles infractions. Le tribunal rappelle que l’administration a l’obligation de recevoir l’étranger et d’enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la remise d’un récépissé est essentielle pour ses droits au séjour et au travail. En l’espèce, la solution retenue est implicite dans le rappel de ces obligations, le juge des référés étant saisi pour ordonner les mesures nécessaires à l’exécution de ces dispositions législatives et réglement

Avocat : MERIENNE

23 février 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602513

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou de statuer sur sa demande. Le tribunal a constaté que, conformément aux articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 422-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 10 février 2026. Dès lors, le juge des référés ne pouvait, sans faire obstacle à cette décision administrative, ordonner les mesures sollicitées, et la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

23 février 2026
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600725

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de l'Yonne d'enregistrer sa liste « Jussy notre village » pour les élections municipales de mars 2026. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée après l'expiration du délai de vingt-quatre heures prévu par l'article L. 265 du code électoral pour saisir le tribunal. La décision de refus avait été remise en main propre au mandataire de la liste le 20 février 2026 à 16h48, et la requête n'a été enregistrée que le 21 février 2026 à 17h53.

23 février 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600450

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de M. et Mme B... pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige portait sur l'exécution d'une clause d'un contrat de vente immobilière relevant du droit privé, conclu entre les requérants et la commune de Salins-les-Bains pour l'acquisition de parcelles de son domaine privé. Bien que le contrat s'inscrive dans un projet de rénovation urbaine et prévoie des obligations relatives au domaine public, le juge a considéré que le différend mettait uniquement en cause des droits de nature privée. En conséquence, seul le juge judiciaire est compétent pour connaître de ce litige, conformément aux principes de répartition des compétences entre les ordres de juridiction.

Avocat : D4 AVOCATS ASSOCIÉS

23 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401863

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la SAEM Oppidea d’un recours de plein contentieux visant à obtenir le paiement d’une facture de 16 200 euros TTC par la communauté d’agglomération du Grand Montauban pour des prestations d’assistance à maîtrise d’ouvrage. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 28 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement d’instance et d’action par une ordonnance du 23 février 2026. Aucune condamnation aux dépens ou frais n’a été prononcée.

Avocat : KLOEPFER

23 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506159

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui demandait la désignation d’un expert médical et une indemnisation pour un préjudice subi lors d’une intervention chirurgicale en 2005. Le juge a constaté que le requérant avait saisi le tribunal le 26 août 2025, soit plus de douze ans après le premier rejet de sa demande indemnitaire par l’hôpital et huit ans après le dernier rejet, dépassant ainsi le délai raisonnable d’un an pour agir. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

23 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508677

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint au préfet de la Haute-Garonne d'assurer l'hébergement de Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre d'hébergement adaptée ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines et que l'urgence persistait, le juge a ordonné au préfet de lui fournir une place dans une structure d'hébergement, un logement de transition ou une résidence sociale dans un délai d'un mois. La solution retenue applique les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

23 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600146

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en urgence, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de loger M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision s’appuie sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose à l’État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. Le tribunal a constaté qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été faite dans le délai légal de trois mois suivant la décision de la commission.

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

23 février 2026
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600337

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement d'urgence à Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 200 euros par semaine de retard. La requérante, sans proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines, a vu sa situation d'urgence reconnue. Le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au préfet de satisfaire ce type de demande. L'ordonnance accorde également l'aide juridictionnelle provisoire à Mme B... et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat.

Avocat : TOUBOUL

23 février 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601464

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par la commune de Montauriol sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble menaçant ruine et proposer des mesures de sécurité. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert, chargé d'examiner l'immeuble, de déterminer l'existence d'un péril grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier.

23 février 2026
TA34Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2305566

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme E..., qui demandait la condamnation du département de l’Hérault à lui verser 10 000 euros pour des fautes commises par le service d’aide sociale à l’enfance dans la prise en charge de son fils mineur. Le tribunal a estimé que les actes reprochés, accomplis dans le cadre d’une mission d’assistance éducative confiée par le juge des enfants, ne sont pas détachables de cette mission et relèvent donc de la compétence du juge judiciaire. En application du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : BAZIN

23 février 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402646

Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l’État à verser 3 400 euros à Mme D... pour la carence fautive à lui proposer un hébergement dans les délais légaux, suite à une décision de la commission de médiation de l’Isère du 12 septembre 2022. La responsabilité de l’État a été engagée pour la période du 24 octobre 2022 au 28 février 2025, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que l’absence d’offre adaptée durant cette période avait causé un préjudice, dont la provision déjà versée a été déduite.

Avocat : MARCEL

23 février 2026• Juge unique 1
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304838

Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement d’instance et d’action de la société les Petits Bouts Laveurs, qui réclamait une indemnisation de 66 358,98 euros à l’EHPAD les Couleurs du Lac pour rupture d’un contrat à durée déterminée. Ce désistement faisait suite à la signature d’un protocole transactionnel entre les parties le 29 décembre 2025. La requête indemnitaire a donc été classée sans examen au fond, sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. La demande reconventionnelle de l’EHPAD au titre de l’article L.761-1 du même code a été rejetée.

Avocat : SELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

23 février 2026