Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200412
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête des consorts C... qui demandaient la condamnation de l'État pour le décès de M. E... C..., survenu en 2000 des suites d'un cancer du poumon contracté lors de sa participation aux essais nucléaires en Polynésie française en 1972. Le tribunal a jugé que la créance indemnitaire était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968, le délai de quatre ans ayant commencé à courir au plus tard en 2016, après le rejet définitif de leur première demande par le Conseil d'État. La décision du CIVEN en 2018, reconnaissant le caractère radio-induit du cancer, n'a pas interrompu la prescription, car elle concernait une action successorale distincte et non les préjudices personnels des requérants.
Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301800
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... D... veuve B..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser de ses préjudices moral et économique consécutifs au décès de son époux, M. C... B..., survenu en 2010 des suites d'un cancer du foie qu'elle attribuait à son exposition aux essais nucléaires en Polynésie française. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par le ministre des armées, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Elle a jugé que la créance de Mme B..., relative à ses préjudices personnels, était prescrite faute d'avoir été présentée dans le délai de quatre ans suivant l'acquisition de ses droits, lequel avait commencé à courir au plus tard à la date du décès de son époux en 2010.
Avocat : SELARL TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509964
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Faulquemont visant à obtenir l'expulsion de M. et Mme A... d'un logement communal. Le juge a estimé que le bien, donné en location par un contrat de bail de droit privé, relevait du domaine privé de la commune et non du domaine public, ce qui rendait la juridiction administrative incompétente pour connaître du litige. En conséquence, la condition d'utilité de la mesure sollicitée n'était pas remplie, la contestation sérieuse sur la qualification du bien empêchant le juge des référés d'ordonner l'expulsion. La requête a été rejetée, et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros aux occupants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510157
Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet de la Moselle d'une demande d'expulsion d'un ressortissant géorgien occupant sans titre un logement géré par l'association ADOMA dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La demande d'asile de l'intéressé ayant été définitivement rejetée, il a été mis en demeure de quitter les lieux sans succès. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant que l'évacuation était urgente et utile face au nombre important de demandeurs d'asile en attente d'hébergement, et qu'aucune contestation sérieuse n'était soulevée. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510412
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet de la Moselle d'une demande d'expulsion d'un logement géré par l'ADOMA dans le cadre du dispositif d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA). La solution retenue est le rejet de la requête préfectorale. Le juge a estimé que, malgré le rejet définitif des demandes d'asile des occupants, la mesure d'expulsion sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse en raison de la situation de grande précarité dans laquelle elle placerait la famille, composée de deux parents et de cinq enfants mineurs. La décision est fondée sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510414
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet de la Moselle d'une demande d'expulsion de M. B... et Mme A..., occupants sans titre d'un logement situé dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Constatant que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées et qu'ils se maintenaient dans les lieux malgré une mise en demeure infructueuse, le juge des référés a fait droit à la demande. Il a ordonné leur expulsion sur le fondement des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de l'urgence et de l'utilité de libérer une place d'hébergement pour d'autres demandeurs d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309619
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. D... et Mme C... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (23 335 euros) pour les années 2018 à 2020, à la suite d'un contrôle sur pièces. Le litige portait principalement sur la déductibilité de leurs revenus fonciers des dépenses de travaux et des frais d'emprunt liés à l'acquisition de lots dans un immeuble à Lyon. Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 1 108 euros accordé par l'administration en cours d'instance, rendant les conclusions sans objet dans cette mesure. Sur le fond, il a rappelé que la déduction des charges foncières, régie par les articles 28 et 31 du code général des impôts, est subordonnée à la justification par le contribuable de la réalité et de la nature des dépenses, notamment en distinguant les travaux d'entretien ou d'amélioration (déductibles) des travaux de construction ou d'agrandissement (non déductibles). La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur la base des textes applicables, dont le code général des impôts
Avocat : ARCHIMEDE AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401008
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B... contestant une cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l’année 2020. Le litige portait sur le calcul de la plus-value de cession de parts sociales, l’administration fiscale n’ayant retenu qu’un prix d’acquisition de 2 500 euros, correspondant à la souscription initiale des parts. Le requérant demandait la déduction de diverses dépenses (acquisition du fonds de commerce, loyer, acompte pour vitrine, travaux), mais le tribunal a jugé qu’elles ne constituaient pas des contreparties liées à l’acquisition des parts sociales au sens de l’article 150-0 D du code général des impôts. La solution retenue confirme le bien-fondé du redressement fiscal, appliquant les articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327289
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de l'association des foyers d'amitié franco-polonaise, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2022 et 2023. La juridiction a d'abord jugé les requêtes irrecevables, faute pour la signataire, Mme Miechowka, d'avoir qualité pour représenter l'association en justice selon ses statuts. Sur le fond, le tribunal a également estimé que l'association ne pouvait bénéficier de l'exonération prévue à l'article 1389 du code général des impôts, l'occupation de l'immeuble par un tiers sans droit ni titre ne constituant pas une vacance ou une inexploitation au sens de ce texte.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400752
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, permettant au contribuable de formuler ses observations, et que l'administration avait respecté son obligation de communication des documents. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales.
Avocat : MICHALLON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2417152
Le Tribunal administratif de Paris a examiné les requêtes de plusieurs étudiants contestant la délibération du jury de la faculté de santé de Sorbonne Université du 4 juin 2024 fixant le classement pour l’admission en deuxième année des études de santé, ainsi que l’arrêté ministériel du 3 juillet 2024 autorisant le report de places non pourvues. Les requérants invoquaient de nombreux moyens, notamment l’irrégularité de la composition du jury, la méconnaissance des règles de quorum, le défaut de transparence dans la fixation des critères de pondération, et l’application d’une note seuil discriminatoire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était fondé au regard des dispositions des articles R. 631-1 et R. 631-1-1 du code de l’éducation et de l’arrêté du 4 novembre 2019. En conséquence, les demandes d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536609
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... A..., ressortissante colombienne. Celle-ci demandait la suppression de son signalement au fichier SIS II, consécutif à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de la Savoie. Le juge estime que la mesure sollicitée, qui viserait à contourner les effets d'une décision administrative devenue définitive (l'OQTF et l'interdiction de retour), fait obstacle à l'exécution de cette décision et ne peut donc être ordonnée. La requête est rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d'instance.
Avocat : CABINET GONZALEZ AVOCATS (AARPI)
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302965
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour l'année 2023. Le tribunal a jugé que le bien, nécessitant d'importants travaux de rénovation pour être habitable, n'était pas normalement destiné à la location mais à la vente, ce qui ne remplit pas la condition de vacance indépendante de la volonté du contribuable prévue à l'article 1389 du code général des impôts. Par conséquent, la requérante ne pouvait bénéficier du dégrèvement sollicité, ni de la décharge corrélative de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères en application de l'article 1524 du même code.
Conseil d'État — N° 511054
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Conseil d'État — N° 511100
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522984
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et une autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que la demande est mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code. Il rappelle que le requérant doit d'abord recourir aux dispositifs d'accueil et d'accompagnement prévus par les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023 avant de solliciter une solution de substitution en préfecture.
Avocat : CHEMIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522820
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A..., ressortissante malienne, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de la convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal estime que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car la précédente demande de renouvellement a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. De plus, la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable au renouvellement de titre de séjour et n'apportant pas la preuve d'une situation particulière d'urgence. La solution retenue est le rejet de la requête, les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative étant appliqués.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522791
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui demandait l’avancement de son rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir préalablement sollicité un rendez-vous plus rapproché auprès de l’administration. La solution retenue rappelle le caractère subsidiaire du référé mesures utiles et la nécessité d’une démarche préalable auprès de l’autorité administrative.
Avocat : WALTHER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517768
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de l'établissement public Grand Paris Aménagement. Le juge désigne un expert pour constater, avant des travaux de déconstruction de logements à Clichy-sous-Bois, l'état des immeubles et réseaux avoisinants. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant les travaux pour identifier les causes d'éventuels dommages.
Avocat : PIERARD-VALERY
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515477
Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, fait droit à la demande de Mme A... visant à obtenir une expertise médicale. La requérante, qui a subi une ischémie aiguë, une gangrène de Fournier et une amputation après sa prise en charge au centre hospitalier de Saint-Denis et à l'hôpital Avicenne, souhaitait déterminer les conditions de ces soins. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la jugeant utile en vue d'un éventuel litige au fond. La mission confiée aux experts consiste notamment à décrire la prise en charge, évaluer la conformité des soins aux données acquises de la science, et rechercher l'existence d'éventuelles fautes médicales ou nosocomiales.
Avocat : DUGUET