Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602258
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une carte de séjour. Le juge a constaté que la requérante avait changé de département de résidence, ce qui a entraîné un transfert de son dossier et a empêché la naissance d'une décision implicite de rejet de la part du préfet initialement saisi. Par conséquent, il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602298
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, justifiant une mesure de suspension avant un jugement au fond. La décision s'appuie sur une appréciation concrète des circonstances, notamment la durée de séparation et l'intégration du requérant en France.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602320
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, malgré la situation irrégulière de la requérante, car celle-ci résidait en France depuis plus de six ans et n’avait pas démontré de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602322
Le Tribunal administratif de Grenoble a suspendu, en référé, la décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale" opposée à une ressortissante albanaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, le refus compromettant la poursuite de ses études, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-21 du CESEDA. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602337
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant algérien, conjoint et parent d'enfants français. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment au regard de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valant jusqu'en juin 2026. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROUVIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602469
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision de clôture de son dossier de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, considérant que le refus d'instruire pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence de pièces rend l'instruction impossible, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète n'ayant pas démontré de manière probante le caractère incomplet du dossier, le juge a toutefois relevé cette insuffisance dans le cadre de l'appréciation de la recevabilité.
Avocat : DIOUF-GARIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602553
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite d'enregistrer une demande de titre de séjour et de délivrer un récépissé. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après que l'administration eut procédé à l'enregistrement, le juge a donné acte de ce désistement. Il a toutefois admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve des conditions légales.
Avocat : MIRAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602617
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à contraindre la préfète de l'Isère à exécuter sous astreinte une précédente injonction de délivrer un titre de séjour provisoire. La juridiction considère que la demande est sans objet, la préfecture ayant exécuté l'ordonnance antérieure en mettant le titre à disposition du requérant. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative et constate que le bénéfice de l'aide juridictionnelle, déjà accordé, couvre la présente instance.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602627
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. F..., ressortissant arménien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'incidence immédiate du refus sur sa situation, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL JBV AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602754
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requérante concernant sa demande de suspension et d'injonction relative au renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère n'a donc pas été suspendue.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603140
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à obtenir l'attribution urgente d'un logement social. Le juge a estimé que le simple envoi d'un courrier non reçu par les services, dans un contexte de séparation géographique du couple, ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). La requête a donc été jugée mal fondée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602684
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Cabesos et fils visant à annuler le rejet de son offre pour un lot de travaux. Le juge estime que la société requérante n’établit pas que les manquements allégués dans la procédure de passation (notamment concernant la motivation du rejet et l’évaluation des offres) l’aient lésée ou aient avantagé un concurrent. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs aux manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence.
Avocat : SCP TERRITOIRES AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603457
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le réexamen de sa situation, mais le juge a déjà statué sur le même arrêté par un jugement antérieur. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, relevant que le tribunal ne peut être saisi d'un recours gracieux et que la demande d'annulation est irrecevable, le litige ayant déjà été jugé.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603462
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un rejet implicite de titre de séjour. Le juge a jugé la requête irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant étant en situation irrégulière depuis plus de dix ans et le refus de titre ne modifiant pas sa situation administrative.
Avocat : CARRILLO CRUZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603467
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir d'un candidat contestant le refus de son admission en BUT. Le juge rappelle que l'appréciation souveraine du jury d'admission sur les mérites des candidats n'est pas contrôlable, sauf erreur de droit ou sur des faits matériellement inexacts. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602452
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de l'association ONE VOICE visant à suspendre, en référé, des arrêtés préfectoraux organisant des battues administratives contre certaines espèces. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la compétence, la procédure ou la nécessité des battues, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais les conditions d'urgence et de doute sérieux n'ont pas été jugées réunies.
Avocat : LAIZET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603000
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a suspendu le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse et au fils d'un réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la durée de la séparation familiale et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions de l'article L. 561-2 du CESEDA et du droit au respect de la vie familiale (article 8 CEDH). Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603101
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite rejetant un recours contre le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 561-2 du CESEDA et sur les articles 8 de la CEDH et 3§1 de la CIDE, ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante est toutefois admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603241
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour de retour opposé à une étudiante. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du droit au séjour, de la liberté d'aller et venir ou de l'article 8 de la CEDH, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif au référé-suspension.
Avocat : BAKAYOKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603577
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La juridiction a retenu que l'OFII avait méconnu ses obligations légales en ne procédant pas à une évaluation de la vulnérabilité du requérant par un agent spécifiquement formé, avant de prendre sa décision de refus. Le tribunal a fondé sa solution sur les articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARNAL