Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402520
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association CPEPESC visant à annuler un arrêté préfectoral de mise en demeure et à enjoindre des mesures de réparation environnementale plus strictes. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 25 octobre 2024, pris par le préfet de la Haute-Saône à l'encontre d'un exploitant agricole, était légal et suffisant pour réparer les dommages causés par la conversion de prairies et la destruction de haies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la réparation des dommages environnementaux, estimant que les prescriptions de l'arrêté attaqué étaient adaptées et proportionnées.
Avocat : SCP LAGARRIGUE-GAUME
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400115
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de la société Festina France visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises. Le tribunal estime que l'administration fiscale a régulièrement appliqué l'article 57 du code général des impôts sur les prix de transfert, en constatant un transfert indirect de bénéfices vers la société mère espagnole, la société requérante n'ayant pas apporté la preuve de contreparties justifiant les conditions désavantageuses de ses transactions. Les moyens soulevés concernant l'irrégularité de la procédure sont également écartés.
Avocat : VIDAPARM
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400892
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet par la commission nationale de sa demande d'indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 relative aux harkis. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour obtenir cette annulation, car la décision attaquée ne lui faisait pas grief, son indemnisation relevant d'un autre fondement juridique. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du code de justice administrative.
Avocat : SIMON ELISA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600291
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des conclusions de la requérante concernant le rejet de la carte mobilité inclusion (CMI) mention "invalidité" ou "priorité" et la fixation de son taux d'incapacité, relevant de la compétence du juge judiciaire (articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles). Il a en conséquence ordonné la transmission de cette partie du dossier au tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier. Concernant la demande relative à la CMI mention "stationnement", le tribunal a relevé une irrecevabilité (absence de production de l'acte attaqué) et a rejeté ces conclusions.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601209
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... C... visant à suspendre son exclusion définitive de l'IMT Mines Alès. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire, notamment en ce qui concerne les vices de procédure allégués. La demande de réintégration provisoire et la condamnation pécuniaire sont par conséquent rejetées.
Avocat : CAGNON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601403
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant turc, visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par une sous-préfète dûment habilitée, était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 613-1 et L. 613-2.
Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601479
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a radié du greffe une requête (n° 2601479) formée par des contribuables contre leur imposition de 2016, car elle constituait un doublon d'une autre requête déposée le même jour (n° 2601480). L'instruction se poursuit sous le second numéro. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Avocat : CABINET DELPEYROUX
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601488
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension du refus de délivrer un permis de visite. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas que la visite en détention était le seul moyen de récupérer son véhicule. La demande est donc jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601741
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de référé-suspension formée par un ressortissant marocain contre le refus de l'autorité préfectorale de lui délivrer une carte de séjour "entrepreneur/profession libérale". Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la demande constituant une première demande de titre de séjour et non un renouvellement, et qu'aucun doute sérieux n'entachait la légalité de la décision préfectorale. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 422-12, et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602245
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie, car la requérante n'a fourni aucune justification concrète du préjudice grave et immédiat allégué. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602363
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la protestation de Mme A. visant à annuler les élections municipales de Saillac. La requérante invoquait diverses irrégularités (copie de programme, affichage défectueux, réunion électorale tardive), mais le tribunal estime que ses griefs ne sont pas suffisamment étayés par des éléments factuels précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602372
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation d'un électeur concernant la régularité de l'élection municipale de Biars-sur-Cère. Le requérant contestait une erreur sur le nom d'un candidat figurant sur les bulletins de vote. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas une protestation électorale formelle demandant l'annulation et que le grief n'est pas étayé par des éléments suffisants. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 et R. 119 du code électoral.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602437
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la demande de suspension en référé de l'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le préjudice allégué (difficultés de déplacement professionnel et personnel) ne caractérise pas une urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602634
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. C... visant à contraindre le préfet à exécuter une décision de la commission de médiation le désignant comme prioritaire pour un logement. Le tribunal constate que le recours, introduit le 27 mars 2026, est irrecevable car il a été présenté après l'expiration du délai de quatre mois suivant le délai préfectoral de six mois pour une proposition de logement, qui courait jusqu'au 16 février 2026. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 441-2-3-1, R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602415
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, son départ du territoire n'étant pas imminent. La demande est examinée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : FOUCARD
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602432
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante disposant encore d'un délai pour quitter le territoire, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : TREBESSES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602438
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de la SARL Eolienne comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours gracieux et d'une demande unilatérale de médiation formés contre l'opposition du maire à une déclaration préalable de travaux. La juridiction rappelle que le juge administratif ne peut statuer sur un recours gracieux ni ordonner une médiation en l'absence de requête conjointe, en application des articles R. 421-1 et L. 213-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600816
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un expert visant à étendre une mesure d'expertise. Le juge a ordonné l'extension de l'expertise à plusieurs sociétés ayant participé à la réhabilitation d'un immeuble universitaire, considérant cette extension utile à la bonne exécution de la mission. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative.
Avocat : ROUGON
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601268
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par une commune et un EPCI pour étendre une expertise en cours concernant des désordres sur des travaux de réaménagement d'une halle à marée. Le juge a fait droit aux demandes d'extension de l'expertise à plusieurs sociétés et personnes impliquées dans les opérations, ainsi qu'à l'élargissement de la mission à l'examen de poutres fissurées, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Il a également enjoint à l'une des sociétés de produire son attestation d'assurance.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602421
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par un requérant demandant l'injonction à la préfecture de l'Hérault de régulariser l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la préfecture avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction de la requête, rendant la demande sans objet. En application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, il a donc déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions du requérant.