Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404509

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de rétablir les conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 3 juillet 2023, considérant que le refus était entaché d'une erreur d'appréciation. Il a jugé que l'OFII n'avait pas correctement pris en compte les justificatifs médicaux présentés par le requérant pour expliquer son absence à des convocations, au regard des exigences de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ELSAESSER

30 mars 2026• 1ère chambre
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404978

Le Tribunal administratif de Nice statue sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du rejet d'une demande d'échange de permis de conduire étranger. La juridiction constate que cette requête est un doublon d'une précédente affaire déjà jugée. En conséquence, elle ordonne la radiation de la requête du greffe, en application des règles de procédure du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602280

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.

Avocat : CHITORAGA ALISA

30 mars 2026
TA103Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600221

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a suspendu la décision d'une société gestionnaire d'un abattoir interdisant l'accès à une éleveuse. Le juge a estimé que ce refus, insuffisamment justifié et privant la requérante de toute solution alternative, portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'entreprendre, dans un contexte d'urgence caractérisée par des pertes financières immédiates sur des produits périssables.

Avocat : GUESSAN

30 mars 2026
TA103Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600224

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en référé, a rejeté la requête d'un particulier se présentant comme le "président de la Polynésie française". Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, considérant que le requérant usurpait illégalement une fonction publique, ce qui prive sa requête de tout caractère sérieux. La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 du code de justice administrative, 64 et 69 de la loi organique n° 2004-192, et l'article 433-12 du code pénal.

30 mars 2026
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600416

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la requérante n'apportait aucun élément concret à l'appui de ses allégations (risques dans son pays d'origine, liens familiaux en France, impossibilité de demander l'asile), de sorte qu'aucun moyen ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et concernait également des décisions connexes (fixation du pays de destination, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour).

30 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600779

Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de poursuivre l'instruction d'une demande de titre de séjour, au motif que l'exigence d'un visa long séjour introduite par une loi nouvelle serait inapplicable. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, le juge estimant que la condition d'urgence n'est pas remplie, l'administration n'ayant pas encore pris de décision définitive de clôture du dossier. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et article L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issu de la loi du 11 août 2025.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600286

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'une attestation provisoire de séjour ou d'une prolongation d'instruction par la préfecture. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés fait droit à la requête et enjoint au préfet de Mayotte de communiquer au requérant une date de rendez-vous en préfecture, dans un délai bref, afin de procéder à l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une attestation provisoire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) est appliqué, le juge estimant les conditions d'urgence et d'utilité remplies, notamment en raison des dysfonctionnements persistants du téléservice et de la situation particulière de l'étudiant.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600777

Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de poursuivre l'instruction d'une demande de titre de séjour, en raison de l'application rétroactive d'une nouvelle exigence de visa long séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'administration n'a pas encore pris de décision définitive de clôture du dossier. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles") et l'article L. 441-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), issu de la loi du 11 août 2025.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600778

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de poursuivre l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, car aucune décision définitive de clôture de son dossier n'a encore été prise par l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment modifiées par la loi du 11 août 2025.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600548

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester le refus implicite de délivrance d'une carte de séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant qu'une simple « pré-demande » en ligne ne constitue pas une demande enregistrée pouvant faire naître une décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le juge n'a pas eu à examiner le fond de la demande au regard des articles du CESEDA ou de la Convention internationale des droits de l'enfant invoqués.

Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE

30 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600572

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a considéré que le recours au fond étant irrecevable, la demande de suspension, qui en est l'accessoire, était mal fondée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

30 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515922

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des désordres (infiltrations d'eau) affectant le centre social Saint Just-Corot à Marseille, à la demande de la commune. La juridiction a admis l'intervention de l'assureur Areas dommages et a fixé une mission d'expertise contradictoire impliquant la commune, l'entreprise de construction, les architectes, les sous-traitants et leurs assureurs respectifs. Cette mesure a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'instruction.

Avocat : BOUTEILLER

30 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603860

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel formée par plusieurs associations contestant l'attribution d'un marché public de médiation sociale à l'association Pops. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la candidature et de l'offre de l'attributaire, ainsi que l'analyse des offres, n'étaient pas de nature à caractériser un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de la commande publique relatives à la capacité des candidats et à la régularité des offres.

Avocat : SELARL VULPI AVOCATS

30 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603902

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant étranger un récépissé l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande de changement de statut. La juridiction a constaté la non-exécution d'une précédente injonction et a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre l'administration, sous astreinte, de remettre le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également condamné l'État à verser une somme au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604515

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile, était entaché d'une erreur de droit, car il ne prenait pas en compte l'éventuelle vulnérabilité du demandeur comme l'exige la réglementation. La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : PREZIOSO

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604516

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'accorder les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 10 mars 2026, considérant que le refus fondé sur un dépôt tardif de la demande d'asile était entaché d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen individualisé de la situation du requérant. La juridiction a appliqué les articles L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 20 de la directive 2013/33/UE, et a admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Avocat : PREZIOSO

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604232

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger le requérant, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable. Il a condamné l'État à verser une provision de 250 euros, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, tout en admettant le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CHAMPEAU

30 mars 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604246

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur deux recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté d'assignation à résidence et d'un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté les requêtes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604247

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. C... B... visant à annuler son assignation à résidence et son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet des Hautes-Alpes était compétent pour prendre ces mesures d'éloignement et que les procédures, notamment la motivation et le respect des droits de la défense, étaient régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP ALPAZUR AVOCATS

30 mars 2026• Reconduite à la frontière