Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605302
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui sollicitait initialement une injonction d'hébergement d'urgence pour elle-même et son enfant. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fond de sa demande, qui était fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une atteinte à une liberté fondamentale. La procédure est close sans examen des mesures sollicitées contre le conseil départemental et le préfet.
Avocat : GREBAUT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605303
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'hébergement d'urgence d'une famille dont la demande d'asile a été définitivement rejetée. Le juge des référés estime que la requérante, qui invoque la vulnérabilité de ses trois jeunes enfants et ses problèmes de santé, ne démontre pas de circonstances exceptionnelles, au sens de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, justifiant une prise en charge malgré son obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la demande d'injonction au préfet, l'ordonnance considérant que l'administration n'a pas commis de carence constitutive d'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : SOPENA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605304
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté, rejette la demande de remise en liberté d'un étranger placé en rétention administrative. Le juge estime que la contestation d'une décision de placement en rétention relève de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge des libertés et de la détention), conformément à l'article L. 741-10 du CESEDA. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare incompétente pour connaître de cette requête, appliquant les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605326
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : La requête est rejetée. Le juge estime que le rejet implicite de la demande de titre de séjour par l'administration (au terme du délai de 4 mois) n'est pas manifestement illégal, et que la situation de la requérante ne caractérise pas l'urgence requise pour une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (référé-liberté et procédure de rejet), ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (rejet implicite des demandes de titre).
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605341
**Sujet principal** : Demande de suspension en urgence d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête comme irrecevable. Il estime que la procédure de recours spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) contre une OQTF est exclusive et offre des garanties équivalentes au référé-liberté, interdisant ainsi le recours à cette dernière voie. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), ainsi que les articles L. 614-1, L. 911-1 du CESEDA et L. 722-7 du CJA, qui organisent la procédure spéciale de contestation des OQTF.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303052
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délivrance d'un brevet professionnel agricole par validation des acquis de l'expérience. La juridiction a jugé les requérants irrecevables, estimant qu'ils ne justifiaient pas d'un intérêt personnel, direct et certain à l'annulation de cette décision individuelle. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant principal a été condamné à verser une somme au bénéficiaire du diplôme au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL HELLOT ROUSSELOT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502158
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., un étudiant sénégalais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados pouvait légalement refuser le renouvellement au titre de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en invoquant une menace à l'ordre public, sans que les dispositions plus favorables de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ne s'appliquent en l'espèce. La décision attaquée n'est donc pas entachée d'illégalité.
Avocat : CABINET NDIAYE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502308
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du préfet du Calvados refusant la délivrance d'une carte de résident de dix ans à un ressortissant marocain. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes, alors que la moyenne de ses revenus sur cinq ans atteignait le seuil requis. Le tribunal a fondé sa décision sur l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a enjoint au préfet de délivrer la carte dans un délai d'un mois.
Avocat : WAHAB
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502607
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait le rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a considéré que l'arrêté explicite de rejet du préfet du Calvados du 11 décembre 2025 se substituait à la décision implicite initialement attaquée. Il a estimé que les éléments avancés par l'intéressée (absence de menace à l'ordre public, scolarité en France) ne constituaient pas des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée.
Avocat : HASSOUMI KOUNTCHE
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601117
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère visant à enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie de mettre en place un enseignement à domicile (APADHE) pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré une interruption de scolarité de deux mois, considérant que la situation ne présentait pas le caractère de gravité nécessaire. La requérante a toutefois été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Avocat : LÉCORCHÉ
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601171
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'article 7 d'un arrêté préfectoral fixant une taille minimale de capture de la truite à 30 cm. Le juge estime que les moyens soulevés contre la légalité de la mesure sont manifestement mal fondés et que le requérant ne démontre pas l'urgence requise, la mesure ayant pour objet la préservation des ressources piscicoles. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600442
La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.
Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600482
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation de plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la compétence de l'autorité signataire, la forme des décisions ou leur motivation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur leur légalité dans le cadre de la procédure d'urgence. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ROMANOVICH
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600487
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Corse n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour, notamment au regard des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres mesures contestées, y compris le refus de délai de départ volontaire, étaient légalement justifiées. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur dans l'appréciation de l'insertion professionnelle et familiale n'ont pas été retenus.
Avocat : LELIEVRE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600633
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral de liquidation d'une astreinte pour constructions irrégulières. Le tribunal a estimé que la requête ne relevait **manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative**, car l'astreinte trouvait son fondement dans une décision antérieure du juge judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes pour incompétence manifeste.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600577
La décision concerne une demande de substitution de garantie dans le cadre d'une procédure de recouvrement fiscal. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de l'EURL Euro Réseaux visant à substituer un nantissement de son fonds de commerce aux sommes saisies par voie de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge estime que l'effet d'attribution immédiate de la saisie, prévu par l'article L. 211-2 du code des procédures civiles d'exécution et applicable en matière fiscale, rend la créance acquittée et prive la demande de son objet. Les textes principaux appliqués sont le livre des procédures fiscales (notamment les articles L. 262 et L. 279) et le code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : FIDAL MEAUX
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600984
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien en situation irrégulière. Le juge estime que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 611-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée et résulte d'un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. Les conclusions visant l'annulation du signalement Schengen sont jugées irrecevables, l'administration n'ayant pas pris de décision distincte de l'interdiction de retour.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600985
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d'annulation d'un arrêté de transfert vers la Roumanie et d'un arrêté d'assignation à résidence d'un ressortissant congolais. Le juge a estimé que les conditions du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013) étaient remplies, notamment l'accord explicite des autorités roumaines, et que les moyens soulevés concernant l'entretien individuel et les risques de traitement inhumain n'étaient pas fondés. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée.
Avocat : ROTHDIENER GAËTAN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601026
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus d'accorder des conditions matérielles d'accueil (CMA) à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 12 mars 2026, considérant que l'administration s'était fondée de manière excessive sur la tardiveté de la demande sans procéder à l'examen individualisé et sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant, pourtant requis par les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de CMA dans un délai de 15 jours et a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Avocat : JOLET INGRID
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601035
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la rupture d'un CDI en période d'essai. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation familiale de l'agent, car la perte de rémunération pouvait être réparée pécuniairement en cas d'annulation ultérieure. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BREY CÉLINE