Jurisprudence administrative
965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
965 937
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604029
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une décision de déconventionnement d'une pharmacie pour quatre ans. Le juge estime que les moyens soulevés (défaut de motivation, erreur d'appréciation, disproportion de la sanction) ne créent pas un doute sérieux sur la légalité de la décision de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie. L'ordonnance est rendue par application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MONTPENSIER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2602719
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2026 ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées (interdiction de circulation, assignation à résidence) à l'encontre d'un ressortissant de l'Union européenne. Le juge a relevé d'office que le préfet avait méconnu le champ d'application de la loi en fondant sa décision sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne s'applique pas aux citoyens européens. Les autres conclusions de la requête ont été retirées ou jugées irrecevables.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2603840
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement d'un titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de communiquer une date de rendez-vous à la requérante dans un délai de six semaines. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les principes découlant du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge estime que l'urgence est présumée pour un renouvellement et que l'administration doit procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606290
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction liées au rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Il l'a admise provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais d'avocat, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : COULOIGNER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2414850
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans son recours contre le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti et est donc réputé s'être désisté en application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est éteinte.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606224
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande de suspension d'urgence d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante ne démontre pas remplir les conditions légales pour obtenir un nouveau titre, notamment en suivant une formation non reconnue au répertoire national des certifications professionnelles. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605852
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant chilien visant à obtenir l'injonction au préfet de renouveler son titre de séjour étudiant. Le juge estime que cette demande est irrecevable, car il ne lui appartient pas, dans le cadre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner un tel renouvellement qui relève du fond. En revanche, concernant la demande subsidiaire d'obtention d'un rendez-vous pour déposer sa demande, le tribunal examine la condition d'urgence requise par ce même article.
Avocat : POIRIER FLAVIE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606827
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), rejette la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié que la sauvegarde d'une liberté fondamentale nécessitait une intervention dans un délai de quarante-huit heures. L'ordonnance est rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606904
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction de lui délivrer un passeport et une carte d'identité. Le juge a estimé que la situation décrite, bien que préjudiciable, ne caractérisait pas l'urgence au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessaire pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. L'ordonnance de rejet a été rendue par application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : KAMARA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606953
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la requête de Mme C... visant à enjoindre au préfet d'instruire sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, condition essentielle de cette procédure. L'ordonnance de rejet a été rendue sans instruction ni audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606972
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction urgente (article L. 521-2 du code de justice administrative) formulée par un ressortissant étranger pour obtenir la délivrance d’un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la privation de ressources et l’incapacité à subvenir aux besoins de sa famille, bien que regrettables, ne constituaient pas une situation d’urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. Il a toutefois indiqué au requérant la possibilité de saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du même code pour contester la décision implicite de rejet de sa demande.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412400
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de son recours contre la clôture de son dossier « MaPrimeRénov’ ». Le tribunal a considéré que le recours administratif était tardif et que, de toute façon, la demande initiale avait été régulièrement clôturée. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413239
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de renvoi. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour prendre cet arrêté du 6 août 2024, dès lors que le requérant, débouté définitivement de sa demande d'asile et non titulaire d'un titre de séjour, entrait dans le champ d'application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que les autres moyens soulevés, y compris ceux fondés sur la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : PIGOT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415585
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Issy-les-Moulineaux. Les requérants contestaient notamment l'absence de mention d'un avis de l'inspection des carrières et des violations du code de l'urbanisme et du PLU. Le tribunal a jugé que l'omission d'un visa dans l'arrêté n'affectait pas sa légalité et a écarté les autres moyens, appliquant les articles A. 424-2 et R. 431-8 du code de l'urbanisme.
Avocat : LESELBAUM BENHAMMOU
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500085
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante tunisienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision, en la forçant à choisir entre quitter la France avec son enfant ou l'y laisser avec son père, portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres moyens de la requête n'ont pas été examinés.
Avocat : ABEL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500090
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et de santé du requérant, au regard notamment de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé non fondés les moyens relatifs à un vice de procédure concernant l'avis médical et à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502576
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine classant sans suite la demande de titre de séjour mention « recherche d’emploi et création d’entreprise » d'une ressortissante pakistanaise. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en exigeant que le diplôme de master soit obtenu l'année même de la demande, alors que les articles L. 422-10 et R. 313-11-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoient pas une telle condition de simultanéité. En conséquence, le préfet est enjoint de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai de deux mois.
Avocat : DELORME
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504625
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant et que la consultation de la commission du titre de séjour n'était pas requise, l'intéressé ne justifiant pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MBOUTOU ZEH
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507525
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise avait légalement pris ces mesures, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens soulevés, tels que la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale ou les vices de procédure, n'ont pas été retenus.
Avocat : GIACCO
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404827
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision de l'OFII refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil (CMA) à une demandeuse d'asile. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur le rejet d'une offre d'hébergement par l'intéressée, était illégal car il ne reposait pas sur un motif légal prévu par l'article L. 551-16 du CESEDA. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de rétablissement des CMA.
Avocat : CHEBBALE