Jurisprudence administrative

965 937 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

965 937

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601807

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... contestant des opérations électorales municipales. Le juge estime que les simples "réserves" formulées par le requérant, sans dénonciation de manœuvres frauduleuses ni remise en cause précise des résultats, ne constituent pas une protestation régulière. La requête est donc jugée manifestement irrecevable au sens de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, faute de satisfaire aux conditions de l'article R. 119 du code électoral.

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110343

Sujet principal : Contestation de la suspension de fonctions d'une aide-soignante pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (9ème chambre). Solution retenue : Le tribunal annule l'arrêté de suspension du 15 septembre 2021, car il a été signé par une autorité incompétente (absence de délégation spécifique). Textes appliqués : Loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 (articles 12 à 14) et code de justice administrative (article L.761-1).

Avocat : BILICI

30 mars 2026• 9ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516185

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi d'une requête en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) par une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de la convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a satisfait à cette demande en convoquant la requérante postérieurement à l'introduction de son recours. Par conséquent, il estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le principal. La demande de condamnation de l'Etat au paiement de frais irrépétibles (article L. 761-1 du CJA) est rejetée, la requérante n'étant pas assistée d'un avocat.

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516226

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante haïtienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour sa demande de titre de séjour. Le juge estime que, suite au dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, le silence gardé par la préfecture au-delà du délai de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus utile et ferait obstacle à l'exécution de cette décision, la requérante devant plutôt contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.

Avocat : CHEMIN

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516234

Sujet principal : Demande en référé d'une ressortissante ivoirienne pour enjoindre au préfet de délivrer un récépissé avec autorisation de travail pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande de délivrance de récépissé, car le préfet a délivré une carte de séjour temporaire après l'introduction de la requête. La requérante est admise provisoire à l'aide juridictionnelle. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article L. 761-1 du code de justice administrative (frais du litige), loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605121

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension de l'expulsion d'une locataire. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas remplie, car l'imminence de l'expulsion n'est pas établie et la requérante n'a pas démontré avoir tenté les démarches préventives conseillées par le préfet. La demande est donc déclarée irrecevable.

30 mars 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2605187

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir une injonction contre le préfet pour la délivrance d'un document attestant de la régularité de son séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'**urgence extrême** requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale. La décision, fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du même code, a donc été prise sans examiner le fond de la demande concernant le renouvellement du titre de séjour.

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308782

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un auto-entrepreneur demandant le versement d'allocations d'activité partielle et la réparation de son préjudice. Le tribunal a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une faute de l'État, notamment en ne prouvant pas le maintien de la décision initiale favorable ni le respect des conditions légales, notamment le délai de dépôt de la demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle (articles L. 5122-1, R. 5122-1, R. 5122-3 et R. 5122-9).

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310634

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de l'association ASAPPE visant à annuler la fermeture d'une portion de l'ancien chemin C... à Saulx-les-Chartreux. Le tribunal a jugé que la juridiction administrative était incompétente, considérant que la voie en litige, désaffectée et cédée en 2013, relevait désormais du domaine privé de la commune et non plus de sa voirie publique. La décision s'appuie sur l'ordonnance du 7 janvier 1959 relative à la voirie des collectivités locales, qui distingue le domaine public du domaine privé communal.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ WEISSBERG ET ASSOCIES

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400917

La commune de Médan a demandé l'annulation d'un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune, considérant que les ministres n'avaient pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intensité des phénomènes n'était pas anormale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances relatives à la définition et à la reconnaissance des catastrophes naturelles.

Avocat : SELAFA ARCO-LEGAL

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402261

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de la commune de Ponthévrard visant à annuler l'arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au titre des mouvements de terrain de 2022. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant, sur la base des avis d'experts, que l'intensité des phénomènes de sécheresse et de réhydratation n'était pas anormale sur le territoire de la commune. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances définissant le régime des catastrophes naturelles.

Avocat : SELAFA ARCO-LEGAL

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502465

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. D... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, à l'insuffisance de motivation et au défaut d'examen de sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511256

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé le refus du préfet de police d'abroger un arrêté d'expulsion de 1995 concernant un ressortissant congolais. La juridiction a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation, les faits anciens ne caractérisant plus une menace pour l'ordre public au regard de l'âge du requérant, de l'absence de nouvelles condamnations et de ses attaches familiales en France. La décision s'appuie sur les articles L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative, ce dernier justifiant l'allocation de 1 000 euros à la charge de l'État.

Avocat : LEVY

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601111

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre la préfecture de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés a considéré que, la demande de renouvellement ayant été déposée le 3 octobre 2025, un silence de 90 jours de l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet au 3 janvier 2026. Or, l'injonction sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sauf à prévenir un péril grave. Le requérant est invité à contester directement cette décision implicite par la voie du recours pour excès de pouvoir.

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602347

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant allemand, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'intéressé, interpellé pour des faits liés à des stupéfiants, ne justifiait plus d'un droit au séjour en France en tant que citoyen de l'Union européenne, car il n'exerçait pas d'activité professionnelle et ne disposait pas de ressources suffisantes. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 233-1 et L. 251-1.

Avocat : SECCI

30 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602587

**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente (référé) pour contraindre la préfecture à permettre le dépôt d'un document manquant dans le cadre d'une demande de titre de séjour, en raison de dysfonctionnements de la plateforme dématérialisée. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car l'administration a déjà pris les mesures utiles en fixant un rendez-vous au requérant pour déposer son dossier complet, rendant l'injonction inutile. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et de l'utilité pour les référés).

Avocat : DURANT-GIZZI

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602523

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 13 février 2026 renouvelant son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent et que la mesure, motivée par un risque de soustraction à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, était légale. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603495

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un agent de sécurité privée contestant le refus implicite de renouvellement de sa carte professionnelle. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure au regard de son comportement. La condition d'urgence n'a pas non plus été jugée suffisamment caractérisée pour justifier une mesure de suspension.

Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT

30 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2400849

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car la demande, présentée par simple courrier, n'a pas été effectuée selon la procédure régulière de comparution personnelle en préfecture. Par conséquent, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître de décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HAIK

30 mars 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509358

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance du requérant qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête via la procédure électronique Télérecours, n'a pas répondu dans le délai d'un mois. En application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, son silence a été interprété comme un désistement d'office de l'ensemble de ses conclusions.

Avocat : JOSSEAUME

30 mars 2026