Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505878
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de sa carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme B... la somme de 7 900 euros en réparation de son préjudice, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602196
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était légal, car la requérante avait déposé sa demande d'asile au-delà du délai de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime, conformément aux articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les griefs de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.
Avocat : HALIL
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409002
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé un titre de recette de 500 euros émis par la commune de Saint-Maurice-de-Gourdans pour des travaux d'élagage. Le juge a retenu que le requérant, contestant être le propriétaire du terrain, n'était pas tenu aux obligations d'entretien. La juridiction a rejeté les exceptions d'incompétence et d'irrecevabilité soulevées par la commune et a écarté sa demande de condamnation aux dépens sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ASEA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500252
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la préfète du Rhône de délivrer un document de circulation pour étranger mineur. Les requérants se sont désistés de leur instance après avoir obtenu le document auprès d'une autre préfecture. Le tribunal a donc pris acte de ce désistement pur et simple, mettant fin à la procédure.
Avocat : LANTHEAUME
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504629
Le Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours contre la suppression de son allocation logement par la CAF du Rhône. La juridiction met ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510234
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'injonction, assortie d'une astreinte, pour faire exécuter une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le requérant comme prioritaire pour un logement T1-T2. La juridiction constate que le requérant a accepté une proposition de logement conforme à ses besoins le 19 février 2026, ce qui prive sa requête de son objet. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Avocat : COUPAS LAURENCE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511216
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A... B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, pris par une autorité compétente, est suffisamment motivé et ne méconnaît pas les droits au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) du requérant, dont les attaches en France ne sont pas établies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOUHLI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602993
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un étranger demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une convocation avait été délivrée en cours d'instance, rendant la demande d'injonction sans objet. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande mais a condamné l'État à verser 500 euros au requérant au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603821
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre des mesures d'éloignement (OQTF sans délai, interdiction de retour). Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande d'annulation des décisions attaquées, considérant que la préfète avait légalement fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et que les moyens soulevés (défaut de motivation, méconnaissance de la CEDH, etc.) n'étaient pas fondés.
Avocat : PENIN
Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA02519
Avocat : SELARL WIBAULT AVOCAT
Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA01612
Avocat : DANTIER
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500252
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale de la société Perrin visant à obtenir le paiement de travaux supplémentaires et une indemnisation pour imprévision. La juridiction a considéré que l'entrepreneur n'apportait pas la preuve que les retards ou les surcoûts allégués étaient imputables au département du Jura ou constituaient des sujétions imprévisibles, notamment en lien avec la pandémie de Covid-19. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique et les principes régissant l'exécution des marchés publics.
Avocat : GERMAIN PERREY
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600363
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné deux requêtes visant à obtenir la suspension et l'injonction de réexamen concernant des refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Concernant le premier recours (visa de la mère), le tribunal a constaté un non-lieu à statuer car l'administration avait déjà donné instruction de délivrer le visa sollicité. Concernant le second recours (visa de l'enfant), le tribunal a rejeté la demande de suspension, considérant que le refus d'enregistrement de la demande par le poste consulaire, en l'absence de passeport de l'enfant, ne créait pas un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative (article L. 521-1).
Avocat : REGENT
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600748
Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur une demande de référé-suspension visant l'arrêté de révocation d'un fonctionnaire territorial. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation d'urgence financière justifiant la suspension, et que ses moyens ne faisaient pas naître un doute sérieux sur la légalité de la procédure disciplinaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-1, et sur le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 régissant la procédure disciplinaire.
Avocat : TADIC
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601027
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision disciplinaire universitaire. L'étudiante contestait son exclusion pour deux années académiques pour fraude présumée, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité (vices de procédure, motivation, disproportion). Le juge a estimé, sans examiner l'urgence, qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : Nausica Avocats
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607288
Sujet principal : Demande d'injonction en référé pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du renouvellement d'un titre de séjour. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). Solution retenue : Non-lieu à statuer, la convocation délivrée par la préfecture ayant rendu la demande sans objet. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles) ; conclusions sur les frais rejetées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608382
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande d'annulation du rejet d'admission au titre de l'asile d'un ressortissant pakistanais maintenu en zone d'attente. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment la violation alléguée du principe de confidentialité et une erreur dans l'appréciation du caractère manifestement infondé de la demande. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 352-1 et L. 352-2) et constate le respect des procédures légales.
Avocat : MINDEGUIA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500824
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par une victime d'accident de la circulation. Le juge estime que la mesure n'est pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les éléments du dossier ne permettent pas d'établir de manière suffisante l'existence d'un fait générateur (défaut d'entretien de la voie publique) susceptible d'engager la responsabilité de la collectivité mise en cause. La demande de condamnation de la requérante aux frais d'instance est également rejetée.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504468
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 23 septembre 2025 refusant un titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire français à un ressortissant algérien. La juridiction a retenu un défaut d'examen réel et sérieux de la situation du requérant, l'arrêté ayant été pris avant l'expiration du délai imparti pour la production de pièces complémentaires. Le tribunal a enjoint au préfet du Var de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BEN HASSINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604853
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car l'absence de titre de séjour ne constitue pas en soi une situation d'urgence justifiant une mesure de référé, et que la demande se heurtait à une contestation sérieuse quant au respect des délais de dépôt de la demande de renouvellement prévus par les articles R. 431-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.