Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601199
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Alpes-Maritimes à délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, car l'intéressé avait entre-temps été convoqué pour obtenir une carte de séjour temporaire. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande principale, mais a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIASPARRA
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2600392
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande de référé-suspension visant l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 autorisant une installation de stockage de déchets non dangereux à Kourou. Les requérants, des agriculteurs et une association, invoquaient notamment une méconnaissance du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), du plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRGPD) et du plan local d'urbanisme, ainsi qu'une illégalité de la dérogation pour la destruction d'espèces protégées. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'étaient pas suffisamment établies pour justifier une mesure conservatoire. Les textes principaux invoqués étaient les articles L. 521-1 du code de justice administrative et diverses dispositions du code de l'environnement.
Avocat : QUENTIN UNTERMAIER AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603846
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure. Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande initiale de suspension de l'invalidation du permis de conduire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative, permettant au juge de constater un désistement sans audience.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604059
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus de carte professionnelle d'agent de sécurité. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, erreur d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision du CNAPS. Cette décision, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par des faits de violence et de conduite en état d'ivresse, jugés incompatibles avec la probité requise pour la profession.
Avocat : MAHISTRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604618
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est née au terme du délai légal de quatre mois, prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2301237
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu qui estimait avoir subi un préjudice du fait de treize fouilles corporelles intégrales. Le tribunal a jugé que ces fouilles, justifiées par les nécessités de sécurité et le comportement du requérant, étaient conformes aux dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1 et suivants, R. 225-1 et suivants) et ne constituaient ni une faute de l'administration ni un traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le préjudice allégué n'était pas caractérisé.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600622
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Saône n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA) et que ces mesures ne méconnaissaient pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les autres moyens, dont celui tiré de l'incompétence, ont également été écartés.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401750
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la demande de décharge d'impôt sur le revenu pour l'année 1999 et l'indemnisation associée. Il juge que la créance fiscale n'est pas prescrite, considérant que l'administration a régulièrement procédé à des actes interruptifs de prescription, notamment une saisie à tiers détenteur en 2010. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives à la prescription et à son interruption.
Avocat : SCP LINCETTO - COHEN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601671
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la procédure spéciale de recours contre les OQTF, prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, offre des garanties équivalentes et exclut l'application du référé-suspension de droit commun. Par conséquent, sans examiner le caractère d'urgence, le tribunal a appliqué les articles L. 722-7 et L. 722-8 du CESEDA pour écarter le recours fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602204
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction à la commune de Lavérune de réinstaller un grillage dans sa configuration d'origine. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui visait à rétablir une situation ancienne, n'était ni provisoire ni conservatoire et se heurtait à une contestation sérieuse, ne relevant donc pas du pouvoir d'injonction du juge des référés prévu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la condamnation aux frais a été écartée.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600388
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme B... visant à suspendre la reprise du recouvrement d'indus par la caisse d'allocations familiales. La juridiction a constaté que la décision attaquée du 31 décembre 2025 avait été implicitement abrogée par une décision ultérieure de la caisse du 14 janvier 2026, qui avait suspendu le recouvrement et restitué les sommes retenues, faisant ainsi disparaître l'objet du litige.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602476
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire et au respect des conditions de séjour pour les citoyens de l'Union européenne prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-1 et suivants). Le tribunal a toutefois accordé à l'intéressé le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408486
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour visite familiale à une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé la décision de rejet du sous-directeur des visas, estimant que l'administration n'avait pas rapporté la preuve du risque de détournement migratoire allégué, notamment au regard des attaches familiales de la requérante en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions du code communautaire des visas (règlement CE n° 810/2009) et sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative relatif à l'acquiescement aux faits en l'absence de mémoire en défense.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600898
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement pris cette mesure, considérant que la condamnation pénale de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public justifiant l'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la méconnaissance n'a pas été retenue.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504828
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours visant à annuler la récupération d'un indu d'allocation de rentrée scolaire et d'un indu d'allocation de logement familial. Concernant l'allocation de rentrée scolaire, le tribunal s'est déclaré incompétent, relevant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale et donc de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). Pour l'indu d'allocation de logement familial, il n'a pas été statué au fond, la caisse ayant régularisé la situation et annulé la dette avant le jugement, rendant la demande sans objet.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602784
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante arménienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des vaines démarches de la requérante depuis 2022 et de sa vie familiale établie en France. Il a également alloué à la requérante une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code, mais a refusé d'ordonner l'enregistrement immédiat de la demande et de prononcer une astreinte.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603346
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a examiné une requête visant à obtenir l'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, la demande principale est devenue sans objet car la préfète a accordé une carte de séjour pluriannuelle avant le jugement, conduisant le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur l'injonction et à rejeter la demande de condamnation aux dépens.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600866
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de police à délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant avait, en cours d'instance, reçu une attestation de prolongation d'instruction valide via la plateforme ANEF. Par conséquent, la demande principale est devenue sans objet, et il n'y a pas lieu à statuer sur l'injonction, le surplus des conclusions étant rejeté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé (article L. 521-3).
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605159
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de transfert Dublin. La juridiction a annulé l'arrêté du préfet de police du 10 février 2026 ordonnant le transfert de la requérante vers l'Espagne, au motif que la décision était insuffisamment motivée, notamment sur l'absence de risque de traitement inhumain ou dégradant. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605165
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au ministre de l'intérieur de rectifier son relevé d'information intégral. Le juge estime que la requête est irrecevable car la décision implicite de rejet d'un recours gracieux formé contre l'arrêté de suspension administrative fait obstacle à l'intervention du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction met également hors de cause le ministre de l'intérieur, conformément à l'article R. 431-10 du même code, considérant que le préfet est le défendeur approprié.
Avocat : RABIER