Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404119

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. B... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Alpes-Maritimes pour recouvrer un indu d'allocation de logement sociale de 1 455 euros. Le requérant contestait le bien-fondé de la dette, invoquant sa bonne foi et l'absence de justification de l'indu par la caisse. Le tribunal a annulé la contrainte, jugeant que la CAF n'avait pas démontré l'existence de l'indu ni respecté son obligation de motivation prévue par le code des relations entre le public et l'administration et le code de la construction et de l'habitation.

7 janvier 2026• Magistrat M. THOBATY
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406078

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre un refus de remise de dette d’aide personnalisée au logement. La CAF des Alpes-Maritimes a produit une nouvelle décision du 23 juin 2025 accordant une remise totale de la dette de 1 853 euros. En conséquence, le tribunal, statuant sous la formation d’un magistrat désigné, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Cette solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

7 janvier 2026• Magistrat M. THOBATY
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501698

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en plein contentieux, rejette la requête de Mme A... qui contestait deux décisions de la CAF des Alpes-Maritimes lui accordant une remise partielle d’indu d’aide personnelle au logement (APL) et demandait une remise totale. Le juge, substituant son appréciation à celle de l’administration, estime que la requérante ne justifie pas de sa situation de précarité, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse au titre des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme A....

7 janvier 2026• Magistrat M. THOBATY
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503276

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de provision de 5 000 euros présentée par M. A... sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. M. A... sollicitait cette somme en réparation du préjudice subi lors d'un accident de scooter survenu le 14 juin 2021 à Cannes, imputant la responsabilité à la commune et au département. Le juge a estimé que la créance invoquée ne présentait pas un caractère non sérieusement contestable, en raison notamment de l'existence d'une ligne blanche continue interdisant le dépassement et de l'absence de preuve d'un défaut d'entretien de la voie. En conséquence, la requête a été rejetée et M. A... a été condamné à verser 1 000 euros à la commune de Cannes au titre des frais de justice.

Avocat : LEGIS-CONSEILS

7 janvier 2026
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503675

Le Tribunal Administratif de Nice était saisi par Mme B... d’un recours en plein contentieux contre le refus de la caisse d’allocations familiales des Alpes-Maritimes de lui accorder une remise de dette d’aide personnalisée au logement de 1 923 euros. En cours d’instance, la CAF a produit une décision du 22 septembre 2025 accordant une remise totale de cette dette. Le tribunal, appliquant le code de la construction et de l’habitation, a constaté que la demande de Mme B... était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

7 janvier 2026• Magistrat M. THOBATY
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515038

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme A... pour lui remettre effectivement sa carte de résident, dans un délai d'un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, ressortissante guinéenne, s'était vu notifier une décision favorable le 5 février 2025, mais le titre de séjour ne lui avait toujours pas été délivré en raison d'un délai anormalement long. Le juge a considéré que cette situation présentait un caractère d'urgence et d'utilité, en l'absence de toute justification de l'administration. La décision s'appuie sur les articles R. 431-1, R. 431-15-1 et R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MERIENNE

7 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515148

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B..., ressortissante algérienne, afin d'obtenir les mesures nécessaires pour déposer une demande de renouvellement de certificat de résidence. Le préfet des Bouches-du-Rhône a fait valoir que le dossier de la requérante avait été débloqué, lui permettant désormais d'effectuer sa demande. En l'absence de contestation de Mme B..., le juge a constaté qu'elle avait obtenu satisfaction en cours d'instance. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.

7 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600137

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur demande de la commune de St André-les-Alpes, a ordonné une expertise d’un bâtiment situé au 120, impasse Notre-Dame, présentant un risque grave pour la sécurité publique. La solution retenue est la désignation d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer le caractère imminent ou manifeste du danger, et de proposer des mesures de nature à mettre fin au péril. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

7 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419308

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de réduction de leur imposition sur le revenu et les prélèvements sociaux pour 2018, contestant l’imposition d’une somme de 157 000 euros perçue au titre de prêts consentis à des tiers. Les requérants soutenaient notamment que l’administration avait méconnu l’article L. 76 B du livre des procédures fiscales en ne les informant pas de l’origine des renseignements obtenus de tiers, et que la majoration de 40 % pour défaut de déclaration n’était pas justifiée. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que la procédure était régulière et que les sommes perçues constituaient bien des revenus imposables. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions et des pénalités appliquées sur le fondement des articles 1728 du code général des impôts et L. 76 B du livre des procédures fiscales.

Avocat : GARITEY

7 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323255

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Atelier du bracelet parisien, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt innovation pour les exercices 2016 à 2018. La société soutenait que son dispositif "customizer" constituait un nouveau produit au sens de l'article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'apportait pas la preuve que ce dispositif se distinguait des produits existants par des performances supérieures sur le plan technique, de l'écoconception, de l'ergonomie ou de ses fonctionnalités. En conséquence, les cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés ont été maintenues et la demande de restitution du crédit d'impôt a été refusée.

Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)

7 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315590

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Coresor, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2015 et 2016. La société invoquait notamment une méconnaissance du contradictoire lors de la commission des impôts, l'absence de transmission de documents issus d'une assistance administrative, et une application implicite de l'abus de droit. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la procédure régulière et confirmant le bien-fondé des rectifications fondées sur l'article 238 A du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

7 janvier 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504139

Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi par la commune de Manonville sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise concernant un immeuble situé rue du Pressoir, appartenant à Mme B... D..., susceptible de présenter un risque pour la sécurité publique. La juridiction a fait droit à la demande de la commune en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer les risques pour la solidité et la sécurité, et de proposer des mesures pour mettre fin au danger, conformément aux articles L. 511-2 et L. 511-9 du code précité. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures suivant sa désignation.

7 janvier 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304059

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme G... contestant un titre de perception de 26 132 euros émis par la DRFiP Centre-Val de Loire pour le recouvrement de pensions civiles de retraite indûment versées entre 2017 et 2020. La requérante invoquait notamment la prescription pour les années 2017-2018 et l'absence de déclaration de ses revenus d'activité, mais le tribunal a considéré que les sommes étaient dues en application des articles L. 86 et L. 84 du code des pensions civiles et militaires de retraite. La solution retenue confirme la validité du titre de perception et de la majoration de 10 %, en se fondant sur le jugement n° 2300382 du 11 juin 2025 ayant déjà rejeté le recours contre le certificat de suspension de pension.

Avocat : SELARL ALCIAT JURIS

7 janvier 2026• 5ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510093

Le Tribunal administratif de Nantes annule la délibération du 10 décembre 2024 par laquelle la communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’estuaire avait instauré un congé menstruel sous forme d’autorisations spéciales d'absence de deux jours par mois pour règles incapacitantes. Le tribunal juge que le conseil communautaire était incompétent pour adopter une telle mesure, car les autorisations spéciales d'absence relèvent, en l'absence de dispositions législatives ou réglementaires spécifiques, du pouvoir du chef de service. La délibération est donc annulée pour incompétence de l'organe délibérant. La décision implicite de refus d'abroger cette délibération est également annulée par voie de conséquence.

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311273

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société AXA France IARD et l’Établissement français du sang (EFS) d’une action en responsabilité contractuelle visant à obtenir la condamnation in solidum des sociétés SPIE Facilities et Hervé Thermique. Les requérants estimaient que des fautes commises par ces sociétés avaient entraîné la perte de 1 501 poches de concentrés de globules rouges, causant un préjudice de 311 751 euros. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la preuve d’une faute contractuelle imputable aux défenderesses n’était pas rapportée. En conséquence, il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et des dépens.

Avocat : NATIVELLE

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507170

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d’Armor le 7 mai 2025, qui n’avait reçu aucune offre de logement dans le délai de trois mois. Le préfet invoquait l’augmentation des recours et la faible rotation du parc social pour justifier le retard. Statuant sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a rappelé que l’État est soumis à une obligation de résultat. Il a enjoint au préfet d’attribuer un logement adapté à M. A... avant le 1er mars 2026, sans assortir cette injonction d’une astreinte.

7 janvier 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304901

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., qui contestait la remise en cause d’un crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile au titre des années 2017 à 2019. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de rejet de sa réclamation, cette décision n’étant pas détachable de la procédure d’imposition. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de cette décision comme inopérant. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, en application de l’article 199 sexdecies du code général des impôts.

Avocat : DELALEZ

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304729

Le Tribunal administratif de Rennes statue sur la demande de M. D... et Mme C... qui sollicitaient la restitution de la différence entre leur imposition distincte et commune au titre de 2022, année de leur PACS. L'administration a partiellement fait droit à leur demande en cours d'instance en dégrevant une somme de 836 euros, entraînant un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal rejette la requête en application de l'article 6 du code général des impôts, estimant que les requérants avaient valablement opté pour une imposition distincte et irrévocable en souscrivant leurs déclarations en ligne dans les délais légaux, rendant tardive leur demande d'imposition commune formulée en août 2023.

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303192

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. D..., entraîneur de football professionnel, contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019. Le requérant invoquait notamment la tardiveté de la proposition de rectification et la déduction de frais professionnels réels (repas, déplacements, hébergement, etc.) qu'il estimait justifiés par les particularités de sa profession. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de rectification était régulière et que les frais déduits n'étaient pas suffisamment justifiés dans leur principe ou leur montant au regard des règles de l'article 83 du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.

Avocat : KERVICHE

7 janvier 2026• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302347

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de la SCI La mémoire et la mer, qui demandait la réduction de 2 274 euros de contributions sociales acquittées suite à la cession de lots immobiliers en 2022. La société soutenait que des travaux de réparation (mérule) devaient majorer le prix d’acquisition pour le calcul de la plus-value, sans avoir été déduits des revenus fonciers. Le tribunal a jugé que la SCI ne justifiait pas que ces travaux n'avaient pas déjà été pris en compte fiscalement, ni qu'ils n'avaient pas été déduits des revenus fonciers, comme l'exige l'article 150 VB du code général des impôts. La solution retenue est le rejet des demandes, confirmant le bien-fondé de l'imposition initiale.

7 janvier 2026• 2ème Chambre