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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2303873

Sujet principal : Recours contre la décision limitant l'indemnisation d'une ancienne harkie pour les préjudices liés aux conditions d'accueil indignes. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme B... qui contestait la limitation de son indemnisation à la période 1962-1964, excluant son séjour ultérieur à Mas-Thibert (1965-1975). Il juge que la décision de la commission, fondée sur la liste réglementaire des structures ouvrant droit à réparation, n'est pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation. Textes appliqués : Loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et son décret d'application n° 2022-394 du 18 mars 2022, qui définissent le cadre et la liste des structures éligibles à la réparation.

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2305025

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir d'une attachée territoriale visant l'annulation du refus de mobiliser son compte personnel de formation (CPF) pour suivre une formation de sexothérapeute. La juridiction a jugé que l'administration n'était tenue d'accorder la demande que si la formation relevait du socle de connaissances et compétences défini aux articles L. 6121-2 et D. 6113-29 et suivants du code du travail, ce qui n'était pas le cas. Elle a estimé que le motif du refus, fondé sur l'inadéquation entre le projet professionnel de l'agent et le contenu de la formation, n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2307329

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte professionnelle de conducteur VTC par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser la carte en se fondant sur une condamnation pour conduite sans permis, figurant au bulletin n°2 du casier judiciaire, malgré la réhabilitation de plein droit dont bénéficiait le requérant. La décision s'appuie sur les articles R. 3120-8 du code des transports et 775 du code de procédure pénale, qui permettent de prendre en compte cette condamnation pour apprécier l'honorabilité professionnelle.

Avocat : ZERROUKI

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402626

**Sujet principal** : Recours en annulation contre une fermeture administrative de trois mois d'une discothèque ("Le Miami") prononcée par la préfète de police des Bouches-du-Rhône. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de fermeture du 14 février 2024. Il juge que l'administration n'a pas établi le lien requis par la loi entre les faits d'homicides ou de tentatives d'homicides reprochés et la fréquentation ou les conditions d'exploitation de l'établissement. **Textes appliqués** : L'article L. 3332-15 du code de la santé publique, qui régit les fermetures administratives des débits de boissons et encadre strictement les conditions de leur prononcé.

Avocat : BELEM AVOCATS AARPI

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510739

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2025 ordonnant l'éloignement de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que l'étranger, qui justifiait d'une présence en France depuis plus de dix ans et avait sollicité un titre de séjour, relevait de plein droit des dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, la mesure d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), ainsi que l'interdiction de retour qui l'accompagnait, étaient entachées d'illégalité.

Avocat : DECAUX

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510741

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement, la fixation d'un pays de destination et une interdiction de retour d'un ressortissant malien. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté préfectoral. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, au droit d'être entendu, à la motivation, à l'examen de la situation personnelle et à la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Convention européenne des droits de l'homme, Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, et Code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CAPDEFOSSE

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510748

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assorti d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire (une adjointe bénéficiant d'une délégation) et en estimant que la motivation de l'arrêté, qui se fondait sur l'absence de titre de séjour régulier, était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été rejetés.

Avocat : BAATOUR

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510749

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire, et a estimé que les griefs tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : BAATOUR

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510753

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, considérant que les conditions d'urgence n'étaient pas remplies.

Avocat : BACHTLI

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510755

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ni de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne remplissant pas les conditions pour bénéficier d'un titre de séjour de droit en tant qu'ascendant d'un enfant français. La demande d'injonction et la demande de condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : GILBERT

8 avril 2026• 8ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603293

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal retirant un permis de construire modificatif. Le juge a rejeté la demande des requérants, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment car ils s'étaient placés eux-mêmes dans la situation litigieuse. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : GARNERONE

8 avril 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605161

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. La juridiction estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et procède d'un examen individuel de la situation, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle applique le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : LÊ

8 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502051

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet du Calvados avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment sur la motivation et l'atteinte à la vie privée, n'ont pas été retenus.

Avocat : CHEIX

8 avril 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600973

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé que le recours au fond contre cette décision était irrecevable pour tardiveté, car il n'avait pas été formé dans le délai d'un mois à compter de sa notification, ce qui prive la demande de suspension de son fondement juridique. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 911-1 du même code, en lien avec l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALVAREZ MORERA MATILDE

8 avril 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601086

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet d'un titre de séjour. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la requérante, qui sollicitait un changement de statut, a déposé sa demande via une procédure inadaptée, ce qui a entraîné la clôture de son dossier sans qu'une décision de rejet implicite ne puisse naître. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.

Avocat : HASSOUMI KOUNTCHE

8 avril 2026
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601396

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant arménien, visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour d'un an prononcée par le préfet du Gard. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant, célibataire sans enfant, n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir des liens familiaux ou privés stables en France au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a toutefois accordé à titre provisoire le bénéfice de l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.

Avocat : ROSELLO

8 avril 2026• Reconduites à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601647

Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête de M. D... visant à annuler son arrêté d'éloignement. Le tribunal estime que la décision préfectorale, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers, est légale, notamment car le signataire était compétent et que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants pour établir une vie privée et familiale en France protégée par l'article 8 de la CEDH. Les autres moyens, concernant le pays de destination et l'interdiction de retour, sont également écartés.

Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI

8 avril 2026• Reconduites à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505158

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien paraplégique. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'offre de soins dans le pays de renvoi était appropriée à l'état de santé grave du requérant. Elle a également relevé une insuffisance de motivation concernant la menace pour l'ordre public et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des mesures d'éloignement a été annulé.

Avocat : RICARD

8 avril 2026• 7ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505835

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'intégration réelle du requérant, caractérisée par une présence stable depuis 2018, la scolarité ancienne et assidue de ses quatre enfants en France, et ses efforts d'insertion professionnelle. Le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard notamment des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatif au respect de la vie privée et familiale.

Avocat : PINSON

8 avril 2026• 7ème Chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602369

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un arrêté de radiation pour abandon de poste d'une adjointe technique. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas démontré l'existence d'une situation de préjudice grave et immédiat. Il n'examine donc pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : AMBLARD

8 avril 2026