Jurisprudence administrative
581 883 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 883
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604831
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant vietnamien visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, ordonner la remise d’un récépissé aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601991
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de référé-suspension concernant un refus de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et ordonne la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral de refus. Cette suspension est prononcée au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estimant que la condition d'urgence est remplie et qu'existe un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à la motivation et à l'examen de la situation personnelle de l'étudiant.
Avocat : VINIAL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300537
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation formée par le père d'une patiente décédée contre le centre hospitalier de Thuir. Le tribunal a jugé, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute dans la prise en charge médicale ou psychiatrique n'était établie. Il a notamment considéré que la prescription de médicaments, dont un antipsychotique, et la surveillance de la patiente étaient conformes aux règles de l'art et aux recommandations en vigueur, et que le décès par fécalome obstructif était une complication non imputable à une faute de l'établissement.
Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303616
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge d'une majoration de 49 euros et d'une somme de 136 euros liées au recouvrement de son impôt sur le revenu. La juridiction a estimé que la majoration de 10% (49 €) était légalement applicable en vertu de l'article 170 du code général des impôts, le défaut de paiement étant imputable à la requérante. Elle a également jugé que la somme de 136 euros, correspondant à une dette d'impôt distincte pour 2019, était établie et que son recouvrement n'était pas contestable dans le cadre de la procédure engagée.
Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401215
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler deux titres de perception (taxe d'aménagement et redevance d'archéologie préventive) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en annulation pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès du service fiscal, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les conclusions indemnitaires ont également été déclarées irrecevables, certaines relevant de la compétence du juge judiciaire.
Avocat : SCP SVA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404111
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir formé par la société Viamedis contre des saisies administratives à tiers détenteur émises pour recouvrer des créances hospitalières. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer pour 6 titres annulés en cours d'instance et a jugé irrecevables les conclusions concernant 18 autres titres, annulés avant l'introduction de la requête. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif et les dispositions du code de justice administrative relatives à l'objet du litige et à la recevabilité des conclusions.
Avocat : LEXSTEP AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503460
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 9 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière, et que les griefs tirés d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance de l'intérêt de l'enfant et des dispositions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient infondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et confirme la légalité de la mesure d'assignation.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505171
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un titre de séjour et l'émission d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision implicite de refus ainsi que l'arrêté explicite du préfet de l'Hérault, y compris l'OQTF et l'interdiction de retour, pour vice de procédure et défaut de motivation. La juridiction a notamment constaté que l'administration n'avait pas procédé à un examen individuel et sérieux de la situation de l'intéressé au regard de son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509048
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... E... visant à annuler son arrêté d'éloignement. La juridiction a jugé que le préfet des Pyrénées-Orientales, agissant par délégation régulière, avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, et que les griefs tirés du droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers n'étaient pas fondés. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et les autres mesures contestées sont maintenues.
Avocat : SERGENT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511704
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français (OQTF) et fixant la Turquie comme pays de destination. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant les griefs d'incompétence, de défaut de motivation et de violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : ROUVIER
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513654
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un étranger visant à obtenir une injonction pour la délivrance d'un document provisoire de séjour. Cette décision fait suite à la délivrance, par la préfète de l'Isère après l'introduction du recours, d'une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives aux mesures d'urgence.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602563
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a estimé que la décision était régulière, notamment en raison de l'absence de démarches de l'intéressé pour fournir les pièces nécessaires à l'enregistrement de sa demande d'asile auprès des autorités françaises, ce qui le plaçait dans la situation d'un séjour irrégulier. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602281
Le Tribunal administratif de Grenoble statue sur une demande de référé-liberté concernant le rejet d'une demande de titre de séjour d'un bénéficiaire de protection subsidiaire. Le juge constate que la délivrance ultérieure d'une attestation de décision favorable par la préfecture a rendu sans objet les conclusions principales (suspension et injonction). Il prononce l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant et condamne l'État à verser une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BLANDIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300724
**Sujet principal** : La requérante, contrôleur de l'INSEE, conteste son reclassement à l'échelon 4 du grade de contrôleur de 1ère classe suite à une réforme statutaire, en invoquant une violation du principe d'égalité de traitement. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les différences de traitement alléguées, résultant des mesures transitoires du décret n° 2022-1209 du 31 août 2022, ne méconnaissent pas le principe d'égalité dès lors qu'elles sont justifiées par l'objectif légitime de réorganisation des carrières et ne sont pas manifestement disproportionnées. **Textes appliqués** : Le décret n° 2022-1209 du 31 août 2022 (réforme statutaire) et le décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009 (dispositions statutaires communes), dans leur rédaction issue de la réforme.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307232
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation d'un professeur suspendu à titre conservatoire. Le juge a estimé que la suspension, prise sur le fondement de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était une mesure légale et proportionnée justifiée par l'intérêt du service, et non une sanction disciplinaire nécessitant une motivation formelle. Par conséquent, l'administration n'a pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.
Avocat : BOURGET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307607
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un salarié protégé visant à annuler la décision de l'inspectrice du travail autorisant son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne comportait pas d'erreur manifeste d'appréciation, notamment sur la qualification des faits reprochés et l'absence de lien avec le mandat du salarié. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement des salariés protégés et au contrôle de légalité par l'inspecteur du travail.
Avocat : FIDAL NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408550
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour pour mariage à un ressortissant comorien. Le tribunal a jugé que le litige portait désormais sur la décision implicite de rejet du sous-directeur des visas, qui s'est substituée à la décision initiale du consulat. En appliquant notamment le code des visas de l'Union européenne (règlement 810/2009) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a examiné les motifs du refus, qui reposaient sur l'absence de justification suffisante de l'objet du séjour, des ressources et sur le risque de non-retour.
Avocat : DANDALEIX
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408630
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. et Mme A..., qui demandaient l'annulation du rejet de leur demande de visa de long séjour en qualité d'ascendants à charge. Le tribunal juge que la décision implicite de la commission de recours, qui se substitue à la décision consulaire initiale, est suffisamment motivée et ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 312-2 et D. 312-8-1, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MALIK
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2407203
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour à une ressortissante tunisienne. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme le refus de visa. Il estime que l'administration a légalement justifié son refus en relevant un risque avéré de détournement du visa à des fins migratoires, au regard de la situation personnelle de la requérante (âge, veuvage, absence d'attaches justifiées en Tunisie et présence de famille en France). **Textes appliqués** : Convention d'application de l'accord de Schengen, règlement (CE) n° 810/2009 (code des visas) et son annexe II, relatifs aux conditions de délivrance et à l'appréciation du risque d'immigration illégale.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409353
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa long séjour pour études et contre le rejet implicite du recours administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision implicite de la commission de recours, qui reprend les motifs du refus consulaire initial, est régulière. Les moyens soulevés par la requérante (incompétence, vice de procédure, erreur d'appréciation, violation de textes européens) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5) et Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article D. 312-8-1), concernant la motivation des décisions et les effets d'un silence gardé sur un recours administratif.
Avocat : JEUGUE DOUNGUE MARTIAL