Jurisprudence administrative
97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
97 018
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411023
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B... A... C... d'un recours contre la décision implicite du conseil départemental de l'Essonne confirmant le refus de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement". La requérante soutenait que sa maladie réduisait sa capacité de déplacement. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que les éléments fournis ne permettaient pas d'établir que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que l'arrêté du 3 janvier 2017.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411098
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en plein contentieux par M. A..., a examiné sa demande de remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 468,20 euros. Le juge a constaté que la bonne foi du requérant avait été reconnue par la caisse d’allocations familiales et que sa situation de précarité était établie. En application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a annulé la décision du 19 septembre 2024 en tant qu’elle laissait une partie de l’indu à la charge de M. A... et lui a accordé la remise totale de sa dette.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411260
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... qui contestait la fin de la prise en charge de sa nièce par l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour annuler le jugement du tribunal pour enfants ayant mis fin au placement. Concernant l’arrêté du département des Yvelines, il a jugé que le président du conseil départemental était en situation de compétence liée pour appliquer la décision judiciaire, rendant inopérant le moyen tiré des frais engagés par la requérante. La décision s’appuie sur les articles L. 228-3 du code de l’action sociale et des familles et le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411293
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en plein contentieux social, annule la décision du 19 novembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de l'Essonne a refusé de délivrer à Mme B... une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement ». Le tribunal estime que la requérante, dont le périmètre de marche est limité à 180 mètres et qui nécessite l'aide d'une tierce personne pour ses déplacements, remplit les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En conséquence, il enjoint au département de délivrer la carte sollicitée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2411451
Le Tribunal administratif de Versailles a examiné la demande de M. C... visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 532,27 euros, réduit à 1 899,20 euros, réclamé par la caisse d’allocations familiales de l’Essonne. L’indu résultait de l’omission par M. C... de déclarer le départ de sa fille de son foyer, en contradiction avec une ordonnance de conciliation fixant la résidence de l’enfant chez la mère. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la situation de précarité et la bonne foi du requérant n’étaient pas établies, conformément à l’article L.845-3 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500133
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 220,65 euros pour la période de mars 2022 à mars 2023. La requérante soutenait que le département des Yvelines ne justifiait pas de la signature du bordereau et n’avait pas mentionné les bases de liquidation de l’indu. Le tribunal a estimé que le département avait produit le bordereau signé et que le titre de recettes comportait les indications nécessaires, conformément aux articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. La demande de décharge de l’indu et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500518
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 962,44 euros pour la période de janvier 2023 à juin 2024. La requérante, qui s'était mariée le 5 décembre 2022 sans le déclarer, ne pouvait plus bénéficier de la majoration pour parent isolé prévue à l'article L. 262-9 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a jugé que l'ignorance de l'obligation déclarative n'était pas une cause exonératoire et que l'administration avait correctement recalculé ses droits en tenant compte des ressources de son conjoint. La décision du président du conseil départemental de l'Essonne du 11 décembre 2024 a donc été confirmée.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500773
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours contestant un indu de prime d’activité de 82,26 euros pour le premier trimestre 2024, au motif que les heures supplémentaires, exonérées d’impôt sur le revenu, n’avaient pas à être déclarées. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales de l’Essonne a déchargé M. B... de cet indu par une décision du 10 décembre 2025. Constatant que le litige avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502407
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... contestant le refus de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Essonne de lui attribuer l'aide médicale d'État (AME). Le tribunal constate que les ressources du requérant excèdent le plafond légal fixé par le code de l'action sociale et des familles (articles L. 251-1 et L. 861-1) pour bénéficier de cette aide. Par ailleurs, les conclusions relatives à la réactivation de la carte Vitale sont déclarées irrecevables, faute de décision administrative préalable. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2503010
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d'un recours contre le refus de la CPAM de l'Essonne de lui accorder l'aide médicale d'État (AME). La requérante contestait le montant de ses ressources annuelles retenu (35 530,23 euros), qu'elle estimait erroné, et soutenait que son foyer comptait six personnes. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les ressources de Mme B... dépassaient le plafond annuel de 29 480,74 euros applicable à un foyer de six personnes pour bénéficier de l'AME. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, notamment l'article L. 251-1 et l'article L. 861-1.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506225
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme E... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Yvelines pour le recouvrement d'indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2020-2022) et de majorations de 10 %, pour un total de 3 151,82 euros. La requérante contestait notamment la compétence du signataire, la régularité de la procédure et l'existence même de la dette, arguant qu'un précédent jugement avait annulé certains indus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la contrainte était régulière et que la dette était fondée, en application des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL DBKM AVOCATS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2301581
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en plein contentieux, était saisi par Mme B... d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de la Marne de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour une dette d’électricité. Le refus était motivé par le non-respect d’un plan d’apurement. Le tribunal a appliqué la loi du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FSL, qui permettent de refuser l’aide en cas d’échéancier non respecté. Il a rejeté la requête de Mme B..., considérant que le défaut de paiement à la date prévue était établi et que ses explications sur le décalage de prélèvement ne justifiaient pas le non-respect de l’échéancier.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2205083
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le syndicat mixte du parc naturel régional des caps et marais d'opale d'une demande de condamnation de la SARL Samerienne de menuiserie et d'ébénisterie (SME), en liquidation judiciaire, à lui verser 173 549,92 euros pour manquements contractuels. Le syndicat reproche à la société d'avoir abandonné le chantier après son placement en redressement judiciaire, entraînant la résiliation du marché de travaux pour faute le 18 mars 2019. Le tribunal a examiné les préjudices invoqués, incluant pénalités de retard, reprise des malfaçons, surcoût de réattribution du marché et préjudice d'image. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'appuie sur le code du commerce, le décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics, et le code de justice administrative.
Avocat : ALMEE SOCIÉTÉ D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2103002
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Pol-sur-Ternoise à lui verser 29 254 euros en réparation de préjudices. La requérante contestait le retrait de sa nomination en tant qu’adjointe administrative territoriale stagiaire et les conditions de son éviction. Le tribunal a jugé que la nomination de Mme B... constituait une nomination pour ordre, ne lui conférant aucun droit, et que la commune n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. La décision s’appuie sur l’article 12 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Avocat : SELARL LEXIMA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2108300
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A..., détenue au centre de détention de Bapaume, qui sollicitait 50 000 euros en réparation du préjudice moral subi en raison de 116 fouilles corporelles intégrales entre 2016 et 2021. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les fouilles réalisées avant 2017 étaient prescrites par la loi du 31 décembre 1968. Pour les fouilles postérieures, il a estimé qu'elles étaient justifiées par les nécessités de la sécurité et du bon ordre de l'établissement, conformément à l'article 22 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, et que leur caractère systématique n'était pas établi. Aucune faute de l'administration n'ayant été retenue, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300110
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique en vue d'expulser des occupants sans droit ni titre de son bien immobilier. Le tribunal a constaté que la seule demande de concours de la force publique adressée au préfet du Nord, le 21 octobre 2020, présentait une incohérence d'adresse avec le titre exécutoire, ce qui la rendait irrecevable. En l'absence de demande régulière, la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique ne pouvait être engagée. La solution est fondée sur les articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.
Avocat : SCP SELLIER MICHEL LEQUINT HAUGER TROGNON-LERNON
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308570
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme A... demandant la remise totale de deux indus de prime d'activité, pour lesquels la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais n'avait accordé qu'une remise partielle. Les requérants invoquaient leur incapacité à rembourser le solde restant. Le tribunal a rejeté leur demande, considérant que les indus résultaient de fausses déclarations (indication du salaire net imposable au lieu du salaire net à payer, et déclaration d'indemnités paternité en lieu et place d'indemnités maladie). En application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise gracieuse ne peut être accordée lorsque l'indu trouve sa cause dans une fausse déclaration, quelle que soit la précarité de la situation du débiteur.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2308577
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 791,94 euros, consécutif à la non-déclaration des revenus de ses enfants étudiants. Le juge unique a rappelé que, selon l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, une remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de fausse déclaration intentionnelle. En l'espèce, le tribunal a estimé que l'omission de déclaration constituait une fausse déclaration caractérisant un manquement aux obligations déclaratives de l'allocataire, excluant ainsi toute remise gracieuse. Par conséquent, la requête de Mme B... a été rejetée.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309162
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d'une demande de remise totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 090,96 euros, après que le département du Pas-de-Calais ne lui en a accordé qu'une remise partielle. Le tribunal a fait application des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise de dette en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant que l'indu résultait d'une erreur des services de la caisse d'allocations familiales et non d'une fausse déclaration de l'allocataire, le juge a reconnu la bonne foi de Mme B... et a accordé la remise totale de la dette restante.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309308
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du département du Nord de lui attribuer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a rappelé que l'attribution de cette carte est subordonnée aux critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour tous les déplacements extérieurs. M. A..., bien que bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap et titulaire de la carte invalidité mention « besoin d'accompagnement », n'a pas démontré remplir ces conditions spécifiques pour le stationnement. La solution s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.