Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601082
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2026 refusant un titre de séjour et ordonnant l'obligation de quitter le territoire. Le juge estime que le requérant, parent d'un enfant français, n'apporte pas la preuve d'une situation d'urgence caractérisée, notamment au regard de ses ressources, et ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600546
Le Tribunal Administratif de Nîmes rejette la requête d'un candidat contestant le refus de délivrance de son permis de conduire. Le juge estime irrecevable la contestation directe de l'appréciation de l'inspecteur lors de l'examen pratique, celle-ci ne constituant pas une décision administrative séparable. Les conclusions indemnitaires et en injonction sont rejetées comme inopérantes, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route relatives à la délivrance du permis.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602790
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé-liberté d'un refus de congé pour formation syndicale opposé à un agent public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande. Il estime d'abord que le syndicat CGT, qui a introduit la requête, n'a pas d'intérêt à agir direct pour contester une décision individuelle concernant un agent. Sur le fond, il considère que l'atteinte à la liberté syndicale n'est pas caractérisée comme *grave* au sens de la procédure d'urgence, notamment car l'agent pourrait solliciter une autre session de formation et que le refus, motivé par les nécessités du service, ne présente pas un caractère manifestement illégal. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du Code de justice administrative (référé-liberté) et articles L. 214-1 et suivants du Code général de la fonction publique (congé pour formation syndicale).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602792
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une décision de refus de la commission DALO. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car suspendre ce refus ne permettrait pas de remédier immédiatement au besoin de logement du requérant, qui conserve la possibilité de former une nouvelle demande. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2504299
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant l'annulation de l'arrêté préfectoral de déchéance de propriété du navire "FUGO", ce dernier ayant été retiré par l'administration. La juridiction rejette la demande d'allocation de 2 000 euros au titre des frais irrépétibles (article L. 761-1 du code de justice administrative). La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP DILLENSCHNEIDER AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600553
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... qui sollicitait une injonction pour empêcher la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) par le département de l'Hérault. Le juge a estimé que la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative et que le requérant n'apportait pas la preuve d'une situation de péril grave justifiant une telle intervention. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant que les conditions d'urgence et d'absence de contestation sérieuse n'étaient pas remplies.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520957
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant l'annulation de refus de visas de court séjour délivrés par le consulat français à Oran. La requête est jugée manifestement irrecevable pour deux motifs principaux : la représentation des requérants par une association non habilitée (PACE ATMF) et l'absence de preuve d'un recours administratif préalable obligatoire devant le sous-directeur des visas. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative ainsi que les articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606745
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision du CNAPS refusant une autorisation d'accès à une formation professionnelle. Le juge constate que le requérant n'a pas introduit de requête distincte en annulation, condition de recevabilité exigée par l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande est donc rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les conditions d'urgence et de doute sérieux.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606836
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à modifier une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la perte d'emploi de la requérante ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et que sa demande, équivalant à une nouvelle requête en référé, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KADDOURI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402144
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la société coopérative agricole Agropithiviers de ses deux requêtes en excès de pouvoir. Ces recours visaient l'annulation de la délibération approuvant un plan local d'urbanisme intercommunal et l'abrogation de cartes communales. La juridiction a fondé sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater de tels désistements.
Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600909
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait son évaluation aux épreuves du CAP Esthétique Cosmétique Parfumerie. La juridiction estime que les conclusions demandant la communication d'informations sur les modalités d'évaluation sont irrecevables, que le moyen contestant le fond des notes est inopérant (le juge ne contrôlant pas l'appréciation du jury), et que l'allégation de discrimination par l'âge n'est pas suffisamment étayée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou infondées.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601406
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la sauvegarde de son droit au respect de la vie familiale et l'injonction à la préfète de réexaminer son dossier de regroupement familial. Le juge a estimé que la situation décrite, bien que préoccupante, ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, le refus de regroupement familial n'ayant pas d'incidence immédiate sur l'entrée de l'épouse en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2406576
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre le rejet de sa demande d'admission au séjour. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements.
Avocat : THABET
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2505671
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme C..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le préfet du Bas-Rhin. Le litige portait sur le rejet implicite d'une demande de document de circulation pour étranger mineur, mais la procédure est devenue sans objet suite à ce désistement. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600963
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Concernant le recours en excès de pouvoir, il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, la décision préfectorale initiale de refus de titre de séjour ayant été retirée après l'introduction de la requête. La juridiction a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602575
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. D... visant à être relevé d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal estime que cette demande, qui concerne une peine complémentaire prononcée par une juridiction pénale (la chambre des appels correctionnels de la Cour d'appel de Metz), relève exclusivement de la compétence de l'ordre judiciaire. La requête est donc déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative et aux articles 131-30 du code pénal et 702-1 du code de procédure pénale.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506255
Le Tribunal administratif de Paris a annulé, par ordonnance, la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour opposée à une ressortissante tunisienne. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressée, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour, et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEMIR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515150
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, violation de l'article 3 de la CEDH) sont soit manifestement infondés, soit insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif au rejet par ordonnance.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524633
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir formée contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le juge estime que le moyen tiré de la violation de l'article 3 de la CEDH n'est pas assorti des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La requête est donc rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531449
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, ressortissant afghan, sont soit manifestement infondés (incompétence, défaut de motivation), soit inopérants (fin du droit au séjour après rejet de la demande de réexamen d'asile), soit insuffisamment précis et étayés (méconnaissance des articles 2, 3 et 8 de la CEDH). La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I