Jurisprudence administrative
384 309 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 309
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609259
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., ressortissante comorienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 20 juillet 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en déduit que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609305
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... D... concernant sa demande de titre de séjour. La requête, présentée par M. A... qui n'est pas avocat, n'était ni signée par la requérante ni accompagnée d'un exposé des conclusions, en violation des articles R. 411-1, R. 431-4 et R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2602500
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le prélèvement de la taxe de séjour touristique sur son logement principal depuis 2014. Le juge a estimé que le requérant n’avait pas démontré l’existence d’une situation d’urgence justifiant une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par ce texte. En l’absence d’urgence caractérisée, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604388
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 avril 2026 portant rehaussement du niveau d’escorte de M. B... de 2 à 3. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les éléments avancés par le requérant (aggravation des conditions de détention et atteinte aux droits) ne justifiant pas une intervention à très bref délai. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KORAITEM
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604418
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de M. B..., qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Hérault de lui proposer une solution d'hébergement d'urgence. Le juge des référés a estimé que le requérant ne justifiait pas de diligences suffisantes pour solliciter un hébergement via le 115 et que sa seule perception du revenu de solidarité active ne caractérisait pas une vulnérabilité justifiant une priorité. En conséquence, il a considéré que la condition d'urgence et l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas établies. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience publique.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306919
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de délivrance de carte professionnelle par le conseil national des activités privées de sécurité. Par un mémoire enregistré le 19 février 2026, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. Le magistrat désigné, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la volonté du requérant de mettre fin à la procédure.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501449
Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 1er juin 2026, a donné acte du désistement d’instance de M. B..., qui contestait le refus implicite du préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour. Ce désistement, intervenu après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer, a été jugé pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du recours pour excès de pouvoir. Les conclusions de M. B. tendant à la condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : LE CRANE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503679
Le Tribunal Administratif de Rennes a donné acte du désistement d'instance de Mme B..., qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Brest à lui verser 36 513,74 euros en réparation d'un préjudice lié à un accident de service. Ce désistement, pur et simple, a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de Mme B... au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : POTIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503940
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices subis lors de sa prise en charge au CHU de Rennes, et par la CPAM d’Ille-et-Vilaine pour le remboursement de débours. Par la suite, tant M. A... que la CPAM se sont désistés de leur instance. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ces désistements purs et simples. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit aux demandes de frais de justice.
Avocat : SELARL ARES
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504684
Le Tribunal Administratif de Rennes a constaté le désistement d’instance de M. C..., qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle. Le requérant n’ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le tribunal, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604363
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur relative à l'ajournement de sa demande de naturalisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la preuve du dépôt du recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : EZZAITAB
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2609536
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé suspension de M. A..., qui contestait le refus implicite de renouvellement de son autorisation provisoire de séjour par le préfet de la Sarthe. Le juge des référés constate qu'aucune décision administrative n'est née, le délai de naissance d'une décision implicite de rejet n'étant pas expiré. La requête est donc manifestement irrecevable, faute d'objet, et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAPLANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2610063
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... contestant la clôture de son dossier de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé que la demande, introduite près de sept mois après la décision attaquée, ne présentait pas de caractère d’urgence justifiant une intervention dans les quarante-huit heures. Il a également jugé que les conclusions tendant à l’annulation de la décision et à la délivrance d’un titre de séjour ou d’un certificat de nationalité étaient manifestement irrecevables, excédant sa compétence en référé. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2610596
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’une requête en référé suspension visant à contester un refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Dakar, confirmé par la commission de recours. La requérante, Mme A..., a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa demande. Par ordonnance du 1er juin 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et clos l’instance. Aucune mesure d’injonction ou d’astreinte n’a donc été prononcée.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600263
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme tardive l’opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation solidarité spécifique de 2 240,74 euros. La contrainte avait été notifiée le 3 mars 2025, et le délai de quinze jours pour former opposition, prévu à l’article R. 5426-22 du code du travail, expirait le 18 mars 2025. La requête, enregistrée le 22 janvier 2026, était manifestement irrecevable, ce qui a conduit à son rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600608
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., qui contestait le rejet implicite de ses demandes de régularisation statutaire et de classement indiciaire par le centre hospitalier de Mauriac. Le requérant n’avait développé aucun moyen d’annulation dans son exposé, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600641
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge a rappelé qu'une telle décision ne fait pas grief et n'est pas susceptible de recours pour excès de pouvoir, sauf si le demandeur justifie avoir déposé un dossier complet. En l'espèce, M. A... n'a pas contesté l'incomplétude de son dossier au moment de la décision, se bornant à invoquer des difficultés matérielles ultérieures. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600667
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A... qui contestait une décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Loire ne lui accordant qu’une remise partielle d’un indu d’aide personnelle au logement. La requérante invoquait sa bonne foi et une erreur de la caisse pour obtenir une remise totale de sa dette de 2 320,50 euros. Le tribunal a jugé que l’erreur du créancier ne fait pas obstacle à l’obligation de restitution du paiement indu, conformément aux articles 1302 et 1302-1 du code civil, rendant ce moyen inopérant. En l’absence de précarité établie, la requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600768
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'indemnisation de ses congés annuels non pris en tant qu'adjoint administratif. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a exposé aucun moyen ni précision de fait à l'appui de ses conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601188
Litige opposant Mme B... à la caisse d'allocations familiales du Puy-de-Dôme. Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, rejette la requête comme manifestement irrecevable. La requérante n'a formulé aucune conclusion tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à la condamnation au paiement d'une somme d'argent, ce qui est requis par les articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge administratif ne peut se substituer à l'administration.