Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500343

Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une injonction de relogement. La requérante, déclarée prioritaire par la commission de médiation, invoquait des troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour non-exécution de l'ordonnance du 22 avril 2024 et a octroyé une indemnisation, dont le montant n'est pas précisé dans l'extrait, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHKIOUA

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2412018

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision d'exclusion définitive d'une étudiante infirmière. Le juge a estimé que la section compétente avait fait une application inexacte des articles 15 et 16 de l'arrêté du 21 avril 2007, car elle a prononcé l'exclusion définitive alors qu'un seul acte incompatible avec la sécurité des patients était reproché à l'étudiante. La juridiction n'a pas examiné les autres moyens soulevés par la requérante.

Avocat : VERDIER

20 mars 2026• 5ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300686

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... visant à être déchargé d'une amende de 1 500 € pour défaut de déclaration de comptes bancaires à l'étranger (article 1736 IV-2 du CGI) au titre de 2014, et à annuler le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé que la procédure d'établissement de l'amende était régulière, notamment après son dégrèvement technique et sa remise en recouvrement par le service territorialement compétent, et que le droit de reprise de l'administration n'était pas prescrit. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301094

La SARL Le Saint Erasme contestait devant le Tribunal Administratif de Bastia le refus partiel de l'administration fiscale de lui accorder un crédit d'impôt pour investissements en Corse. Le tribunal a rejeté sa demande de remboursement supplémentaire, considérant que les investissements litigieux (notamment des aménagements extérieurs et des biens mobiliers) n'entraient pas dans le champ d'application du dispositif prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts. La juridiction a jugé que ces dépenses ne pouvaient être assimilées à des investissements initiaux éligibles au crédit d'impôt.

Avocat : CABINET D'AVOCATS DELVIGNE MATTHEW

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301305

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI A... visant à annuler le refus de permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que le projet, en prévoyant une construction de 9,57 m de hauteur à seulement 4 m de la limite séparative, méconnaissait clairement la règle d'implantation du PLU d'Ajaccio (article UC 7), qui exige une distance minimale de la moitié de la hauteur. La juridiction a estimé que la SCI n'avait pas démontré que les contraintes du sol justifiaient une adaptation mineure au sens de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme.

Avocat : CRISTOFARI-FINALTERI

20 mars 2026• 2ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601945

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation du refus de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le requérant ne se trouvait pas dans une situation de vulnérabilité au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Seule sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, fondée sur l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991, a été accordée en raison de l'urgence de statuer.

Avocat : BOYANCÉ

20 mars 2026• Eloignement 72 heures
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504957

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail opposé à une ressortissante marocaine. Le tribunal a annulé la décision attaquée du 27 juin 2025, considérant que l'administration avait méconnu son obligation d'examiner la situation particulière de la requérante avant de clôturer l'instruction de sa demande, en violation des principes généraux du droit des étrangers. Il a enjoint au préfet de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois, en se fondant notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOURLAOUEN

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206758

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral de dessaisissement de ses armes. La juridiction a jugé que la demande d'indemnisation était irrecevable pour défaut de demande préalable, que l'arrêté avait été signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant sa décision sur des condamnations pénales anciennes mais graves liées à l'usage d'armes. La décision s'appuie sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure ainsi que sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : GALLO

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2206955

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui ordonnant la remise de ses armes. Le juge a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 312-7 du code de la sécurité intérieure, était suffisamment motivé et que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreurs de fait) n'étaient pas fondés. La décision confirme ainsi la légalité de la mesure de police administrative restreignant le droit de détention d'armes au motif que le comportement de l'intéressé présentait un danger.

Avocat : MOLKHOU

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207901

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le dessaisissement des armes et l'interdiction d'en acquérir ou d'en détenir, pris à l'encontre du requérant. La juridiction a estimé que le préfet de la Drôme avait commis une erreur d'appréciation en fondant sa décision sur des faits anciens et non circonstanciés, sans établir l'existence de raisons actuelles d'ordre public ou de sécurité des personnes. La décision s'appuie sur l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, dont les conditions d'application n'étaient pas remplies en l'espèce.

Avocat : BENDJOUYA

20 mars 2026• 8ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602826

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société SNCF Réseau en ordonnant une expertise préventive. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à constater l'état initial des immeubles avant des travaux ferroviaires à Saint-Jean-de-Maurienne, afin d'établir un référentiel pour d'éventuels dommages futurs. Un expert a été désigné pour dresser un état descriptif des lieux et suivre l'apparition de désordres pendant la durée des travaux.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG & ASSOCIES

20 mars 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522295

Sujet principal : Demande d'injonction pour assurer l'accueil en structure d'hébergement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation de juge unique). Solution retenue : Le tribunal constate qu'une place adaptée a été proposée et occupée par la requérante, rendant sa demande sans objet. Il prononce donc un non-lieu à statuer. Textes appliqués : Articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, relatifs au droit au logement opposable et aux recours contentieux.

20 mars 2026• Magistrat : Mme BAUFUME - R. 222-13
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603157

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile en procédure accélérée. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant qu'elle était entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 522-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation du demandeur dans un délai de dix jours.

Avocat : DAHANI

20 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601977

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision préfectorale ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que la motivation de la décision était suffisante et qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux relatifs aux défaillances systémiques alléguées en Italie ou aux vices de procédure, n'était fondé. Elle a appliqué le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

20 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600240

Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'un ancien concierge visant à obtenir un délai supplémentaire pour déménager son logement de fonction. Le juge a constaté que l'expulsion et l'évacuation complète de ses biens par la commune de Mulhouse étaient intervenues après l'introduction de sa requête, ce qui avait rendu sa demande sans objet. La demande de condamnation de la commune aux frais a également été rejetée, l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étant plus caractérisée.

Avocat : DESCHILDRE

20 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401235

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... D... visant à annuler la décision du conseil départemental de l'ordre des médecins de Paris refusant de poursuivre disciplinairement un médecin. Le tribunal a jugé que la décision ordinale, relevant d'un large pouvoir d'appréciation sur l'opportunité d'engager des poursuites, n'était pas une décision administrative individuelle défavorable à l'égard de la plaignante et n'avait donc pas à être motivée. Les moyens tirés du défaut de motivation et des vices de procédure ont été écartés.

Avocat : BURY

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600963

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant algérien titulaire d'un titre de séjour portugais valide. La juridiction a retenu que le préfet avait commis une erreur de fait et d'appréciation en considérant que l'intéressé séjournait irrégulièrement en France et menaçait l'ordre public. Elle a également enjoint l'administration de procéder à l'effacement du signalement Schengen dans un délai d'un mois.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2603060

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir l'instruction définitive de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. La juridiction estime que prononcer une telle injonction, qui nécessiterait une appréciation au fond par l'administration, excède la compétence du juge des référés prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s'étant par ailleurs désistée de sa demande initiale d'attestation de prolongation d'instruction, le tribunal en donne acte.

20 mars 2026
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401581

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise gracieuse d'un indu d'APL formulée par M. B... Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, ne justifiait pas d'une situation de précarité contemporaine suffisante pour bénéficier de cette remise, au sens de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.

20 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401775

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la CAF lui réclamant un indu de prime d'activité de 161,66 euros. Le juge a estimé que la CAF avait correctement calculé le montant de la prime en déduisant l'ensemble des ressources professionnelles, y compris les primes de paniers et de déplacement, conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale. La décision de récupération de l'indu est donc régulière et fondée.

20 mars 2026• POLE URGENCES