Jurisprudence administrative

97 018 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

97 018

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400835

Opposition à une contrainte de Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu de rémunération de fin de formation de 727,65 euros. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a annulé la contrainte en litige après réexamen de la situation du requérant. Le litige ayant perdu son objet, le tribunal prononce un non-lieu à statuer.

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400890

Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi d’un litige opposant Mme A... à France Travail (anciennement Pôle Emploi) concernant le refus de versement de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). La requérante contestait la décision de l’organisme, qui estimait que son indemnisation relevait d’un employeur public en « auto-assurance » (le centre hospitalier de Rumilly), et non de France Travail. Le tribunal a examiné la compétence de la juridiction administrative, soulevée par France Travail, en application de l’article L. 5312-2 du code du travail. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision finale porte sur la compétence et le fond du refus d’indemnisation.

Avocat : MAURY

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400934

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les contestations de M. A... concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’allocations de logement familiale réclamés par la caisse d’allocations familiales de la Gironde. En cours d’instance, la CAF a réduit le montant des indus à 10 762,61 euros pour le RSA et à 5 533 euros pour les allocations de logement, et a rétabli les droits de M. A... à compter de mai 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions du requérant avaient perdu leur objet à concurrence de ces réductions et de ce rétablissement, rendant le litige sans objet sur ces points. Pour le surplus, les moyens invoqués par M. A..., notamment l’erreur dans le calcul des ressources et sa situation médicale, ont été écartés comme infondés. La requête a été rejetée, sur le fondement des articles du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401177

Opposition à une contrainte pour recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de solidarité spécifique (3 190,92 euros). Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge social, constate que France Travail a accordé une remise gracieuse de l’indu et annulé la contrainte en litige. En conséquence, le litige a perdu son objet et il n’y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A....

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402537

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... C... d’un recours contestant la décision du président du conseil départemental de la Dordogne fixant sa participation, en tant que débiteur d’aliments, aux frais d’hébergement de sa mère en EHPAD. Le tribunal a constaté que la décision attaquée avait été retirée et remplacée, et que le requérant était décédé, privant ainsi d’objet les conclusions en annulation. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute pour le requérant d’avoir présenté une demande préalable au département, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL EXAJURIS

22 décembre 2025• Juge social
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402614

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de la Gironde lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 738 euros, laissant un solde de 369 euros à sa charge. Le juge a examiné la demande de remise totale au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, en substituant son appréciation à celle de l'administration. Il a estimé que, même en supposant la bonne foi de M. A..., sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise supplémentaire, compte tenu de ses ressources et charges mensuelles et de la possibilité d'un étalement des paiements. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

22 décembre 2025• Juge social
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107048

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. D... d’une demande de condamnation du centre hospitalier de Crest pour des fautes liées à un retard de diagnostic d’une fracture vertébrale et à une prise en charge inadaptée. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les conclusions dirigées contre le docteur A... ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente, la responsabilité personnelle d’un médecin relevant du juge judiciaire. La décision s’appuie sur les principes du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LIGAS-RAYMOND PETIT

22 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508748

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A... concernant sa prise en charge au centre hospitalier universitaire régional de Grenoble-Alpes à partir du 24 août 2022. La requérante s'interrogeait sur la conformité des soins postopératoires suite à une cholécystectomie compliquée d'une péritonite. Le tribunal a fait droit à la demande, jugeant la mesure utile, et a désigné un expert spécialisé en chirurgie digestive avec une mission détaillée. L’expert devra notamment décrire l’état de santé de la patiente et les soins prodigués, sans préjuger de la responsabilité de l’établissement.

Avocat : SELARL GERBI

22 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2216662

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., maître de conférences, qui contestait l'arrêté du 2 juin 2022 du ministre de l'agriculture. Cet arrêté retirait une précédente radiation des cadres, le replaçait en activité pour la période du 19 juillet 2018 au 10 mars 2020, puis le radiait à compter du 11 mars 2020 suite à une mise à la retraite d'office prononcée par le conseil national de l'enseignement supérieur. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a écarté les autres moyens, notamment celui tiré d'un vice de procédure, en application du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-850.

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302243

Le Tribunal Administratif de Nantes, saisi en plein contentieux par Mme A..., conteste un titre de perception émis le 12 avril 2022 pour un indu de rémunération d'octobre 2019, ainsi que la mise en demeure subséquente. La requérante invoque la prescription de la créance et la négligence fautive de l'administration. Le tribunal relève que Mme A... a été recrutée comme apprentie par un contrat de droit privé régi par le code du travail. En application des articles L. 1411-1 et L. 1411-4 du code du travail, le conseil de prud'hommes est seul compétent pour connaître des litiges nés de ce contrat, y compris la contestation du bien-fondé de la créance. Par conséquent, le tribunal administratif se déclare incompétent pour statuer sur la requête.

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302789

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., assistant de service social, qui contestait le refus implicite de lui accorder la prime de revalorisation prévue par le décret n° 2022-741 du 28 avril 2022. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de consultation de la commission administrative paritaire, cette consultation n'étant pas requise pour une décision d'attribution de prime. Sur le fond, il a estimé que M. B..., bien qu'appartenant au corps visé par le décret, n'exerçait pas ses fonctions à titre principal dans un établissement ou service mentionné à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, mais au sein d'une délégation départementale de l'action sociale. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : SCP MASSE-DESSEN THOUVENIN COUDRAY

22 décembre 2025• 10ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302951

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la commune de Remiremont, qui demandait la condamnation de la société Paris Nord Assurances Services (PNAS) au paiement d’une indemnité différée d’assurance de 44 713,18 euros pour des dommages causés par la grêle le 12 juin 2020. La juridiction a relevé d’office que la société PNAS n’était pas l’assureur de la commune, mais un courtier en assurance et mandataire non solidaire d’un groupement conjoint d’assureurs, conformément à l’article L. 511-1 du code des assurances et aux stipulations du contrat. En conséquence, la société PNAS n’étant pas tenue à l’obligation d’assurance, les conclusions indemnitaires dirigées contre elle ont été jugées mal dirigées et rejetées, de même que les demandes accessoires.

Avocat : GEHIN

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303743

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société Banque populaire Alsace Lorraine Champagne, qui demandait la condamnation du lycée Jean Hanzelet de Pont-à-Mousson à lui verser 9 168,45 euros pour des factures impayées. Le tribunal a estimé que deux des trois factures étaient adressées à une autre société (Musicavillers) et non au lycée, et que la réalité de la prestation correspondant à la troisième facture n'était pas établie, faute de documents contractuels. En conséquence, les conclusions indemnitaires et la demande de frais d'instance ont été rejetées, le lycée n'étant pas la partie perdante.

Avocat : SCP GASSE - CARNEL - GASSE - TAESCH

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401127

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis entre novembre 2018 et mars 2019 dans le département des Vosges en raison des attroupements du mouvement des « gilets jaunes ». La société invoquait la responsabilité sans faute de l’État sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’avait pas régularisé sa requête initiale dans le délai imparti, la rendant irrecevable. À titre subsidiaire, il a estimé que les conditions d’engagement de la responsabilité de l’État n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages allégués et les attroupements, et que l’administration n’était pas restée inactive.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401129

Le Tribunal administratif de Nancy a été saisi, après transmission par le tribunal de Paris, d’une requête de la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) visant à engager la responsabilité de l’État pour les préjudices subis lors du mouvement des « gilets jaunes » en Meurthe-et-Moselle (novembre 2018 à mars 2019). La société invoquait la responsabilité sans faute sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure (attroupements) et, subsidiairement, la rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de la responsabilité sans faute n’étaient pas réunies, faute de lien direct et certain entre les dommages et un attroupement, et que la responsabilité pour rupture d’égalité n’était pas engagée, l’administration n’étant pas restée inactive et le préjudice ne présentant pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : CABINET WHITE & CASE

22 décembre 2025• Chambre 3
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401406

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de la société France Pro Hygiène, qui demandait la condamnation de la métropole du Grand Nancy à lui verser 333 865,25 euros pour manque à gagner et frais de stockage. La société soutenait que l'accord-cadre conclu le 4 janvier 2021 comportait un montant minimum de commande de masques, que la métropole n'avait pas respecté, en violation de l'article R. 2162-4 du code de la commande publique. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la société n'avait pas présenté de mémoire en réclamation dans les délais prévus par l'article 37.2 du CCAG-FCS applicable au marché. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL ASTORIA

22 décembre 2025• Chambre 3
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209900

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... contestant le retrait de trois points de son permis de conduire suite à une infraction du 26 mai 2022. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, invoquant une usurpation d'identité. Le tribunal a jugé que l'appréciation de l'imputabilité d'une infraction relève de l'office du juge judiciaire, et non du juge administratif, rendant ce moyen inopérant. La décision est fondée sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

22 décembre 2025• juge unique (1)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301572

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SPL Maraina d’un litige relatif au solde du décompte de résiliation d’une convention de mandat de maîtrise d’ouvrage conclue avec la commune de La Possession pour le projet de franchissement de la RN1. La société requérante réclamait le paiement de 4 204,47 euros TTC, correspondant à des prestations supplémentaires non rémunérées, notamment des études d’exécution et d’analyse des offres. La commune a rejeté cette demande en soutenant que ces prestations étaient incluses dans le mandat initial et n’avaient pas fait l’objet d’un avenant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la SPL Maraina n’apportait pas la preuve que ces prestations étaient indispensables à l’exécution du marché et distinctes de ses obligations contractuelles, en application des principes du code de la commande publique et du CCAG-PI.

Avocat : CHARREL ET ASSOCIES

22 décembre 2025• 2ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301614

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Armurerie Cambaie, qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Pierre à l’indemniser pour son éviction irrégulière d’un marché public d’équipements de protection individuelle. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription soulevée par la commune, estimant que la créance était prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968. Le fait générateur de la créance a été rattaché à la notification de la décision d’éviction en juillet 2020, et la réclamation préalable de la société en 2025 était tardive. Par conséquent, la demande indemnitaire a été jugée irrecevable.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

22 décembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514189

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, afin d'obtenir la remise effective de son certificat de résidence "vie privée et familiale" dont la fabrication avait été annoncée par une décision favorable du 20 juin 2025. Constatant un délai anormalement long de délivrance du titre, non expliqué par le préfet des Bouches-du-Rhône, et les difficultés pratiques en résultant pour le renouvellement du séjour de l'intéressé, le juge a fait droit à la demande. Il a enjoint au préfet de remettre le certificat de résidence, de prendre les dispositions nécessaires pour permettre son renouvellement, et de délivrer une autorisation provisoire de travail, en application des articles R. 431-1, R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BAKAYOKO

22 décembre 2025