96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 962
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : CARBONNIER
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : HAAS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par M. B... contre une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familial de 411 euros. Le requérant soutenait avoir déjà remboursé cette somme, mais le tribunal a constaté qu'il n'avait prouvé le paiement que pour un indu distinct, et non pour celui faisant l'objet de la contrainte. En conséquence, la requête a été jugée infondée, et M. B... a été condamné aux frais de signification de la contrainte, soit 42,34 euros, conformément à l'article R. 133-6 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 450,93 euros. La requérante, bien que reconnue de bonne foi, n'a pas démontré une situation de précarité suffisante pour justifier une remise de dette, le remboursement ne compromettant pas durablement l'équilibre de son budget. Le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi et à la précarité du débiteur. La solution retenue est le rejet de la demande.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de Mme E... contre plusieurs décisions de la CAF de la Gironde lui réclamant des indus d'aide au logement et de prime d'activité. La requérante contestait le bien-fondé de ces indus, invoquant notamment une erreur de la CAF et une insuffisance de motivation. Le tribunal a jugé que les notifications d’indu étaient suffisamment motivées et que la CAF avait correctement appliqué les règles de calcul, notamment en prenant en compte la déclaration de l’ex-conjoint concernant la charge de l’enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme E..., confirmant le bien-fondé des indus réclamés sur le fondement des codes de la construction et de l’habitation, de la sécurité sociale et de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux visant à contester la décision du 18 mars 2024 par laquelle la commission de médiation de la Dordogne a retiré sa reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requérante soutenait notamment que la commission avait commis une erreur d’appréciation en considérant qu’elle avait refusé une proposition de logement inadaptée à son handicap. Le tribunal, appliquant les dispositions du code de la construction et de l’habitation, a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A..., jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Avocat : DEYRIS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B... contestant le refus de France Travail de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour une formation en médiation animale. La juridiction a rejeté la demande, considérant que France Travail avait justifié son refus par l'existence d'autres dispositifs de financement mobilisables (AFPR, POEI, PEC), conformément à la délibération n° 2015-10 du conseil d'administration de Pôle Emploi. Le tribunal a estimé que la décision de France Travail n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation, dès lors que l'AIF est un dispositif subsidiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre une décision de la CAF de la Gironde rejetant son recours administratif préalable relatif à un indu d’allocation de logement sociale de 2 124 euros. En cours d’instance, la CAF de Loire-Atlantique, désormais compétente, a annulé la dette le 30 octobre 2025 après régularisation. Par suite, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet, et a pris acte du désistement de la requérante. Cette solution repose sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a examiné la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse de deux indus d’allocation de logement sociale (ALS), d’un montant total de 3 558 euros, réclamés par la CAF de la Gironde suite à la sous-déclaration de pensions alimentaires perçues en 2021 et 2022. Le tribunal a rappelé que, sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, une remise de dette peut être accordée en cas de précarité du débiteur et de bonne foi, sauf en cas de fausses déclarations. La décision finale du tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante pour statuer sur la demande de remise.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 2 500 euros à M. A... pour carence fautive dans l’exécution d’une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d’urgence (décision du 14 octobre 2020). La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 25 novembre 2020, faute de proposition d’hébergement dans le délai légal de six semaines prévu par l’article R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice subi par le requérant, célibataire sans enfant, à 2 500 euros pour les troubles dans ses conditions d’existence. Les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : KANZA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 29 septembre 2021, qui demandait réparation du préjudice subi faute de relogement. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 29 mars 2022, engageant sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a condamné l'État à verser 3 000 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, en tenant compte de la durée de la carence et de la situation de son foyer, incluant sa compagne et leurs trois enfants mineurs.
Avocat : SCP ARENTS-TRENNEC
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la famille D..., dont le chef de famille a été reconnu prioritaire pour un logement urgent par la commission de médiation le 26 janvier 2022. En l'absence de relogement, ils ont demandé réparation pour les troubles subis. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engageait sa responsabilité, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. D... pour les préjudices subis du 26 juillet 2022 au 11 décembre 2023.
Avocat : BIART
Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B... pour son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 26 janvier 2022, n'a été relogée que le 29 décembre 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État durant cette période engageait sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence. Cette solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : DUBOIS CLAIRE
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la demande de M. B..., ressortissant marocain, qui sollicitait 1 500 000 euros en réparation des préjudices causés par un arrêté d'expulsion pris à son encontre en 1976. Le tribunal a estimé que l'abrogation implicite de cet arrêté en 2012 ne caractérisait pas une faute de l'État, et que le requérant n'établissait pas l'illégalité de la mesure initiale. Il a également jugé que le préjudice invoqué n'était ni grave ni spécial au sens de la responsabilité sans faute fondée sur la rupture d'égalité devant les charges publiques. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, sans application des textes relatifs à l'indemnisation.
Avocat : ATANGANA KOUAMO