Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505118
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant pakistanais contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un risque de traitement contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en cas de renvoi vers le Pakistan, ni pour démontrer l'erreur manifeste d'appréciation concernant son assignation à résidence à Perpignan. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 721-4 et R. 733-1) et de la Convention EDH.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505126
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée, et a estimé que les documents produits par le requérant étaient insuffisants pour établir une présence continue en France depuis dix ans, ne démontrant pas ainsi d'erreur manifeste d'appréciation de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BLAZY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505141
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et procédait d'un examen particulier de sa situation familiale. Elle a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PAULET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505163
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que l'obligation de quitter le territoire était légalement fondée sur l'article L. 611-1 du CESEDA (séjour irrégulier), et que l'absence de délai de départ volontaire, justifiée par les circonstances, rendait légale l'interdiction de retour prononcée.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601679
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Orientales avait légalement fondé sa décision sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 611-1, 2° et 5°), en raison de l'absence de titre de séjour du requérant et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard des éléments du dossier.
Avocat : BONOMO FAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601740
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral fixant son pays d'éloignement (Mali) et un arrêté ordonnant son maintien en rétention. Le tribunal a jugé que l'éloignement vers le Mali ne méconnaissait pas l'article 3 de la CEDH, compte tenu de l'existence d'une interdiction définitive du territoire français prononcée après une condamnation pour crime. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention Européenne des Droits de l'Homme.
Avocat : BOUAZAOUI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601755
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus des conditions matérielles d’accueil par l’OFII. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de l’auteur, à sa motivation et à la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur, conformément à l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions en injonction et la demande de condamnation aux frais ont également été écartées.
Avocat : KOUAHOU
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507836
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante tchadienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'absence de visa de long séjour, méconnaissait le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sans procéder à l'examen particulier de la situation de la requérante, âgée et prise en charge par sa fille française. Le tribunal a également annulé les mesures d'éloignement associées et a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : DE RAMMELAERE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2300808
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'une agente territoriale visant à annuler des arrêtés la plaçant en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office, et à obtenir la reconnaissance de l'imputabilité au service de ses arrêts de travail. La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de la requérante, consolidé en novembre 2017, ne justifiait plus un congé pour maladie imputable au service au-delà de cette date. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux congés de maladie et à la disponibilité.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS MAIRE TANGUY SVITOUXHKOFF HUVELIN GOURDIN NIVAULT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301302
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice médical. Le sujet principal est la responsabilité du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) suite à une erreur médicale lors d'une ostéosynthèse en 2015, ayant entraîné une infection. La juridiction a condamné le CHBA à indemniser la requérante, Mme B... A..., pour ses préjudices, et à rembourser les prestations versées par la CPAM, en application des principes de responsabilité médicale et des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LA FIDUCIAIRE GENERALE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301461
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté municipal refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 25 mai 2018. La juridiction a jugé que la décision du maire était suffisamment motivée, au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle n'était entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que l'entretien au cours duquel l'agent a appris sa non-titularisation ne présentait pas un caractère hostile ou exceptionnel pouvant constituer un accident de service.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301474
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'octroi d'une indemnité compensatrice de congés annuels non pris par une fonctionnaire territoriale placée en disponibilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par Brest métropole et annule la décision de refus du 1er février 2023. Il enjoint à Brest métropole de verser l'indemnité compensatrice. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article 7 de la directive européenne 2003/88/CE relative au temps de travail, interprétée par la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (arrêts du 20 janvier 2009 et du 22 novembre 2011). Ces textes garantissent le droit à congé payé et à son indemnisation financière en cas de fin de relation de travail, y compris lorsque le congé n'a pu être pris en raison d'un arrêt maladie.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500598
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition de logement adapté dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à indemniser le préjudice, en appliquant les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et les principes généraux de la responsabilité administrative.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501149
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, déclaré prioritaire par la commission de médiation en octobre 2022, n'avait reçu aucune proposition effective de logement dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, ouvrant droit à réparation pour les troubles dans les conditions d'existence subis entre l'expiration du délai (avril 2023) et son relogement effectif (juillet 2025), en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501219
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition effective dans le délai légal, engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a condamné l'État à verser une indemnité de 1 580 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501707
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande en indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction malgré une décision de la commission de médiation et une ordonnance du tribunal. Elle a condamné l'État à verser 2 080 euros à la requérante en réparation de son préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : LAYET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501741
Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La requérante, déclarée prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas été relogée malgré une ordonnance du tribunal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et a alloué une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence, dont le montant a été fixé à 1 180 euros.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501909
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à son relogement. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute, car le jugement antérieur du 18 septembre 2023 n'avait prononcé qu'une annulation sans injonction de relogement, et que la commission de médiation avait ultérieurement examiné sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3, relatives à la procédure de relogement prioritaire.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500207
**Sujet principal** : Recours contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident déposée par une ressortissante malgache, parent d'enfants français. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le recours est irrecevable car tardif, ayant été introduit au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision implicite de rejet, matérialisée par la délivrance d'une carte de séjour pluriannuelle. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les principes jurisprudentiels de sécurité juridique et de délai raisonnable pour exercer un recours contentieux, ainsi que sur les articles R.421-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant la décision implicite de rejet.
Avocat : WANDREY STEFAN
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500505
Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné un recours en excès de pouvoir contre le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à une ressortissante comorienne, mère d'un enfant français. La juridiction a annulé la décision du préfet, considérant que le refus était entaché d'erreur de droit en méconnaissant les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au droit au séjour des parents d'enfant français. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.
Avocat : BELLIARD