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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303909

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de la SARL Wex It, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 13 515 € pour 2020 et 12 018 € pour 2021. La société soutenait que ses projets de création de sites internet personnalisables constituaient une innovation au sens du k du II de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les dépenses exposées n’étaient pas éligibles au CIR, car les projets ne répondaient pas à la définition de nouveaux produits ou d’innovations techniques requise par le texte. La décision s’appuie sur l’article 244 quater B du code général des impôts et confirme la position de l’administration fiscale.

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2304003

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de Mme B... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) pour la période de juin 2019 à octobre 2020, notifiés par la caisse d’allocations familiales du Pas-de-Calais et le département du Pas-de-Calais. Le tribunal a jugé que la décision du 20 juin 2023 du président du conseil départemental, statuant sur le recours administratif préalable obligatoire, s’est substituée à la décision initiale de la CAF, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’administration a suffisamment établi l’existence d’une communauté de vie et d’intérêts entre Mme B... et M. A..., justifiant le remboursement des indus de RSA, et a rejeté l’ensemble des requêtes. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives au RSA et sur le code des relations entre le public et l’administration.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROBIQUET

18 décembre 2025• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400603

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux de 9 255 euros au titre de 2017, issue d'un contrôle sur pièces de sa situation personnelle et de la SCI du Pont. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens d'irrégularité de la procédure, jugeant notamment que l'erreur de plume dans une proposition de rectification était sans incidence et que le requérant ne pouvait se prévaloir d'un débat oral et contradictoire dans le cadre d'un contrôle sur pièces. La solution s'appuie sur le livre des procédures fiscales et le code général des impôts.

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400624

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... contestant une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux au titre de l'année 2017. La requérante invoquait plusieurs irrégularités de procédure, notamment des erreurs dans les propositions de rectification et l'absence de débat contradictoire. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que l'erreur matérielle sur l'année dans un document était sans incidence et que le contrôle sur pièces ne nécessitait pas de débat oral. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête.

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509655

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 septembre 2025 par lequel le maire d'Angevillers ne s'est pas opposé à une déclaration préalable pour la construction d'un mur et des travaux de déblai. Les requérants invoquaient un danger immédiat pour leur propriété et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. En conséquence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

18 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310853

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en plein contentieux de M. A... demandant réparation pour l'inexécution d'un jugement du 14 octobre 2019 qui enjoignait au préfet du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le tribunal reconnaît la faute de l'administration pour ne pas avoir statué sur le droit au séjour, engageant la responsabilité de l'État. Cependant, il rejette la demande d'indemnisation pour perte de chance d'obtenir un titre de séjour, estimant que M. A..., en situation irrégulière depuis plusieurs années et sans attaches familiales, n'a pas démontré de chance sérieuse. Le tribunal accorde néanmoins 1 500 euros au titre du préjudice moral, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREL

18 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2207365

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme C... qui demandaient la condamnation de la commune de Saint-Georges-les-Bains à les indemniser et à réaliser des travaux de réhabilitation du pont de Mazard. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute pour les requérants d'avoir justifié d'une décision administrative préalable, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction, présentées à titre principal sans être assorties de conclusions indemnitaires recevables, ont également été rejetées.

Avocat : COZON

18 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507651

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... A... contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire éthiopien contre un permis français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le délai d'un an pour demander l'échange, prévu par l'article R. 222-3 du code de la route et l'arrêté du 12 janvier 2012, court à compter de la remise du premier récépissé de demande de titre de séjour valant autorisation de séjour, et non du second récépissé rectifié. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : BOUHALASSA

18 décembre 2025• JU 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515538

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a fait droit à la demande d’Ardèche Habitat sur le fondement de l’article R. 531-1 du code de justice administrative. Cette demande visait à faire constater des désordres (humidité, malfaçons) affectant treize villas acquises en VEFA à Saint Jean Le Centenier, avant la réalisation de travaux conservatoires. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un constat précis des désordres et de donner un avis sur les mesures conservatoires nécessaires. Les conclusions relatives aux dépens ont été rejetées, leur sort étant réservé à la liquidation ultérieure des frais d’expertise.

Avocat : SELARL AMPLITUDE AVOCATS

18 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307277

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., capitaine de police, qui demandait réparation pour des troubles dans ses conditions d'existence suite au refus initial du versement du supplément familial de traitement, finalement accordé après l'introduction de son recours. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires, faute pour le requérant d'avoir justifié de l'envoi d'une demande indemnitaire préalable à l'administration, condition prévue à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que la simple production d'un modèle de demande, sans preuve de notification ou d'envoi, ne permettait pas de régulariser la requête en cours d'instance.

18 décembre 2025• 5e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507604

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme et M. B... du lieu d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupaient sans droit. La juridiction a constaté que les intéressés, déboutés du droit d'asile, se maintenaient irrégulièrement dans les lieux malgré une mise en demeure, et que la mesure était urgente et utile compte tenu de la saturation du dispositif d'accueil. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 552-1 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de demander au juge des référés d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre d'un tel hébergement.

Avocat : SEMINO

18 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509189

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a condamné l’État à verser une provision de 10 000 euros à Mme B..., ressortissante tunisienne reconnue prioritaire pour un hébergement d’urgence par la commission de médiation de l’Isère le 18 avril 2024. La carence de l’État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines a été jugée fautive, engageant sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis. La solution s’appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SEGHIER

18 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512467

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a partiellement fait droit à la demande de M. A..., reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence. Il a jugé que la carence de l'État à lui proposer un hébergement dans le délai légal de six semaines constituait une faute engageant sa responsabilité. La provision a été accordée pour la période du 7 novembre 2024 au 5 novembre 2025, date à laquelle la famille a été hébergée de manière pérenne. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : VILLARD

18 décembre 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104352

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., professeur en sciences humaines, qui demandait la décharge de sa cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2020. Le tribunal a jugé que l'activité d'enseignement exercée dans les locaux spécialement affectés de l'établissement Audencia ne remplissait pas les conditions d'exonération prévues au 3° de l'article 1460 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, le requérant ne pouvant pas non plus se prévaloir de la doctrine administrative invoquée ni de la situation de collègues ayant obtenu un dégrèvement.

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2104373

Le Tribunal Administratif de Nantes a condamné le centre hospitalier de La Ferté-Bernard à indemniser Mme A... pour les préjudices résultant de fautes dans sa prise en charge médicale après une chute en 2016. La responsabilité de l'établissement a été engagée sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a alloué à Mme A... une somme totale de 189 099,09 euros, déduction faite de la provision déjà versée, et a également condamné l'hôpital à rembourser 21 422,11 euros à la CPAM de l'Orne pour ses débours. Les demandes accessoires au titre des frais de justice et de l'indemnité forfaitaire de gestion ont été partiellement accordées.

Avocat : GEISZ-LE MERCIER-PAPILLAUD CANDELA-GUYOMARD-SABLE

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105253

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de l'EURL Rhésolution contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2014 à 2016) et des rappels de TVA (période 2014-2017). Le tribunal a constaté un dégrèvement partiel de 3 386 euros accordé par l'administration, rendant les conclusions sans objet sur ce point. Il a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure pour défaut d'entretien avec le conciliateur fiscal, cette faculté ne constituant pas une garantie légale. Sur le fond, le tribunal a appliqué les dispositions de l'article 39 du code général des impôts pour statuer sur la déductibilité des charges et provisions, ainsi que sur les majorations pour manquement délibéré.

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2105728

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., médecin généraliste, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2014 et 2015. Le requérant invoquait une irrégularité de procédure, notamment le refus de l'administration de saisir la commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires. Le tribunal a jugé que le différend portait sur une question de droit (les conditions d'application de l'exonération prévue à l'article 151 ter du code général des impôts), et non sur des faits, ce qui excluait la compétence de cette commission. Par conséquent, la procédure a été jugée régulière et les conclusions de M. A... ont été rejetées.

Avocat : ARIA-AVOCATS

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2114061

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017, à la suite d'un contrôle sur pièces de la SCI de Hertford. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu. Sur le fond, il a considéré que les dépenses de travaux litigieuses, présentées comme des travaux d'amélioration pour la mise en accessibilité, avaient en réalité été engagées en vue d'un changement d'affectation du local, ce qui justifiait leur refus de déduction des revenus fonciers. La décision s'appuie sur les articles 8, 14 et 31 du code général des impôts.

Avocat : SOFIRAL

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2200242

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de la SAS Anjou Santé, qui contestait une sanction financière de 136 472 euros infligée par l'ANSM pour non-respect des obligations de service public des grossistes-répartiteurs. La société invoquait notamment l'impossibilité de satisfaire à l'obligation d'assortiment due aux manquements des fournisseurs et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que les manquements étaient établis et que la sanction était proportionnée, en application des articles L. 5124-17-2 et R. 5124-59 du code de la santé publique. La demande de réduction de la sanction a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS FIELDFISHER LLP FRANCE

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201546

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour les inondations répétées de son habitation, qu’il attribue à la vétusté et au dysfonctionnement du réseau public d’eaux pluviales et usées géré par Le Mans Métropole. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la collectivité pour dommages de travaux publics, en raison du caractère anormal et spécial de ses préjudices. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense, considérant que la requête, présentée par avocat via l’application Télérecours, était régulièrement signée. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité de la communauté urbaine était engagée, les inondations constituant un dommage anormal et spécial imputable à l’ouvrage public défaillant, et a condamné Le Mans Métropole à indemniser M. A... pour ses préjudices matériel, de jouissance et moral. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public pour dommages de travaux publics.

Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES

18 décembre 2025• 1ère Chambre