Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408798
**Sujet principal** : Recours contre le refus de délivrance d'un visa de court séjour à une ressortissante turque. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision de refus de visa, estimant qu'elle est entachée d'une **erreur manifeste d'appréciation**. Il enjoint à l'administration de délivrer le visa dans un délai de trois mois, sans astreinte. **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur le **règlement (CE) n° 810/2009** (code communautaire des visas), notamment ses articles 32 et 14, qui encadrent les motifs de refus et l'appréciation de l'intention de quitter le territoire de l'UE.
Avocat : GIROD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2408066
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête en annulation d'un refus de visa pour réunification familiale. Le juge a estimé que la décision de la commission de recours, fondée sur des doutes concernant l'état civil et l'identité des demandeurs (articles L. 311-1 et L. 561-2 et suivants du CESEDA), était suffisamment motivée. Il a également considéré que les conditions de vie commune stable et continue avant la demande d'asile, exigées par l'article L. 561-2 du CESEDA, n'étaient pas établies.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206007
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son compte-rendu d'entretien professionnel 2021. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de signature, en rappelant que l'identification sur la plateforme Télérecours vaut signature électronique (articles R. 414-1 à R. 414-4 du code de justice administrative). Elle a ensuite jugé que l'irrégularité de la convocation à l'entretien (délai inférieur à huit jours, en méconnaissance de l'article 2 du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010) n'entachait pas la légalité de l'évaluation, celle-ci n'ayant pas causé de préjudice au requérant dans son déroulement de carrière.
Avocat : ACTE V AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408323
**Sujet principal** : Recours contre le refus de remise gracieuse d'une dette d'APL suite à une déclaration tardive d'un changement de situation familiale (PACS). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il estime que la situation financière de la requérante (quotient familial de 1 283 €) ne caractérise pas un état de précarité au sens des textes, et que sa bonne foi ne suffit pas à justifier une remise de dette. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1 et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs aux conditions de remise des indus d'aides au logement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412726
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour 4 mois. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il mentionnait clairement les faits (excès de vitesse de plus de 40 km/h) et son fondement légal (article L. 224-2 du code de la route). Elle a ainsi écarté les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et l'absence d'examen de sa situation personnelle.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412184
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus implicite d'échanger son permis de conduire mauritanien. La juridiction a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant, car la requérante n'avait pas préalablement demandé la communication des motifs de la décision implicite, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également examiné et écarté les autres moyens soulevés, fondés sur le code des relations entre le public et l'administration et l'arrêté du 12 janvier 2012.
Avocat : MINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605197
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du retrait d'agrément d'une assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que la préservation de l'intérêt supérieur des enfants confiés justifiait l'exécution immédiate de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'agrément et sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2607121
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant étranger contre le renouvellement de son assignation à résidence. Le juge a estimé que le moyen tiré de la notification tardive de l'arrêté, postérieure à l'échéance de la mesure précédente, était sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606138
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté préfectoral rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A... Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'atteinte grave à la situation de l'intéressé et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'appréciation de la menace pour l'ordre public et du respect de la vie privée et familiale (article L. 521-1 du code de justice administrative, article 8 de la CEDH). Le requérant a également été admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : FLOREAL AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505208
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 mai 2025 refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que les griefs soulevés, notamment les vices de procédure et la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'injonction et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : MARY-INQUIMBERT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501565
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un brigadier-chef de police visant l'annulation de son arrêté de révocation disciplinaire. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire était régulière, le requérant ayant été dûment informé de son droit à la communication du dossier et le droit de se taire ne s'appliquant pas aux échanges hiérarchiques ordinaires dans ce cas. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et les principes issus de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789.
Avocat : CHORON
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404730
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé un avertissement et une exclusion prononcés à l'encontre d'une étudiante en formation paramédicale pour violation des droits de la défense. La juridiction a jugé que la procédure disciplinaire était irrégulière, notamment en raison du défaut de communication préalable du dossier à l'étudiante avant la décision, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Les sanctions sont donc annulées pour vice de procédure.
Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607921
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de police de délivrer un rendez-vous pour l'enregistrement d'une demande de titre de séjour, formée dans le cadre d'un référé administratif. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requérante, qui a attendu cinq ans avant d'engager des démarches de régularisation, ne justifie pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative, qui régit le référé "mesures utiles" et subordonne son prononcé à une condition d'urgence.
Avocat : SIAM
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602457
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Haut-Rhin avait légalement exercé ses pouvoirs de police des étrangers. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et estime que les moyens tirés de la méconnaissance de la vie privée et familiale (article 8 CEDH) et de l'intérêt supérieur de l'enfant étaient inopérants en l'espèce.
Avocat : SABATAKAKIS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400328
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones pour filmer le marché de Noël 2023. La juridiction a jugé que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 242-5 du code de la sécurité intérieure pour prévenir les atteintes à l'ordre public et les actes de terrorisme, était proportionnée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée aux libertés publiques, notamment au droit au respect de la vie privée. Le tribunal a également estimé que l'obligation d'information du public était satisfaite et a rejeté la demande d'injonction de production de la notice d'usage des drones.
Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202950
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 enregistrant une centrale d'enrobage de bitume à chaud à Escout. Les requérants soutenaient que le dossier de demande méconnaissait l'article L. 512-7-1 du code de l'environnement en omettant d'évaluer les incidences notables sur l'environnement et les risques de pollution des sols et des eaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le dossier, conforme aux prescriptions générales de l'arrêté du 9 avril 2019, permettait au préfet d'apprécier les impacts du projet et de prescrire les mesures nécessaires.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202948
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage de bitume. La juridiction a estimé que le dossier de demande, soumis à consultation publique, était complet et satisfaisait aux exigences du code de l'environnement, notamment les articles L. 512-7-1 et R. 512-46-3, en ce qui concerne l'évaluation des incidences notables sur l'environnement et la santé. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'absence d'intérêt à agir de la requérante.
Avocat : LABORDE-APELLE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214646
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une requête en excès de pouvoir concernant le refus d'une prime de restructuration de service par l'Office français de la biodiversité (OFB). Le tribunal a écarté l'irrecevabilité soulevée par l'OFB, estimant que la décision contestée était bien une décision faisant grief. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également enjoint à l'OFB de recalculer et de verser la prime due au requérant, sous astreinte, en se fondant sur les dispositions du décret n°2008-366 et des arrêtés d'application de 2019 et 2020.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601266
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière et d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné la légalité des mesures au regard notamment du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CAGNON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604178
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un renouvellement de titre de séjour et d'injonctions à l'encontre du préfet. Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les demandes principales, la délivrance ultérieure d'une attestation de prolongation d'instruction ayant rendu ces conclusions sans objet. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que le document provisoire n'avait été délivré qu'après l'introduction du recours.
Avocat : MERIENNE