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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310518

Le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi par M. et Mme A... d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2019 et 2020, résultant de la requalification de sommes versées par une société en revenus distribués. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement partiel de 3 535 euros pour l’année 2019, rendant sans objet les conclusions relatives à cette année. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification, estimant que l’argumentation des requérants, portant sur la reconstitution de la comptabilité de la société pour 2019, était inopérante pour contester les impositions de l’année 2020. La décision applique les articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CREAC'H

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310519

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2019 et 2020. Ces impositions faisaient suite à la requalification de sommes versées par leur société à leur fils majeur en revenus distribués occultes sur le fondement de l'article 111 c) du code général des impôts. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant la proposition de rectification suffisamment motivée et l'administration ayant respecté son obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CREAC'H

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406477

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de M. D... et Mme C... tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2018. Les requérants contestaient notamment la régularité de la procédure de taxation d’office fondée sur l’article L. 69 du livre des procédures fiscales et le refus de saisine de la commission des impôts directs. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions établies par l’administration fiscale.

Avocat : TABI

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401852

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 702 045,75 euros présentée par l'association groupement éducatif (AGE) contre le département de la Seine-Saint-Denis. L'association réclamait ce reliquat au titre d'actions éducatives menées, en se fondant sur un arrêté du 23 mai 2023 fixant un nouveau prix de journée avec une application rétroactive au 1er janvier 2022. Le tribunal a estimé que l'obligation n'était pas sérieusement contestable, car l'application rétroactive de cet arrêté se heurtait au principe de non-rétroactivité des actes administratifs. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : ACCENS AVOCATS CONSEILS

15 décembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500048

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des héritiers de Mme I... B..., décédée le 5 août 2021, afin de rechercher un éventuel lien entre son décès et la vaccination anti-Covid 19 qu'elle avait reçue. La mesure est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire toute expertise utile. Un collège d'experts composé d'un cardiologue et d'un infectiologue a été désigné pour déterminer les causes du décès, évaluer la qualité des soins prodigués par le CHU de Rouen, et chiffrer les préjudices subis. Le CHU de Rouen et l'ONIAM, mis en cause, ont formulé des protestations et réserves, mais le tribunal a estimé la demande d'expertise utile et y a fait droit.

Avocat : Jasper avocats Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle

15 décembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503446

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., agent territorial de la commune d'Oudalle. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis du fait d'une maladie professionnelle (épaule droite) et d'un accident de service survenu le 30 mai 2024, en vue d'un futur contentieux indemnitaire. La demande a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux frais d'expertise et à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ces questions devant être tranchées ultérieurement.

Avocat : LANGUIL

15 décembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505787

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que le contentieux relatif au recouvrement de cette créance non fiscale d’une collectivité territoriale relève de la compétence du juge judiciaire de l’exécution, en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales et de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction administrative manifestement incompétente.

15 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2206269

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme D..., infirmiers libéraux associés d’une SCP, qui contestaient des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les années 2016 à 2018. Les requérants invoquaient des vices de procédure (défaut d’information sur les voies de recours et la possibilité de saisir la hiérarchie), une motivation insuffisante de la proposition de rectification pour 2016, une erreur sur le montant des bénéfices non commerciaux, et des droits à des crédits d’impôt. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, et a confirmé les impositions et pénalités.

Avocat : CACAN

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2301760

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SAS Terranae, syndic de copropriété, contestant son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour un parking situé dans la zone commerciale « Super Green » à Terville. Le tribunal a jugé que la SAS Terranae, n'étant ni propriétaire ni exploitante du parking, et n'ayant pas le contrôle de ce bien pour les besoins de son activité professionnelle, ne pouvait être considérée comme le redevable légal de la CFE. En application des articles 1447 et 1467 du code général des impôts, la solution retenue est la décharge des suppléments de CFE contestés, en droits et pénalités, pour les années 2017 à 2020.

Avocat : SCHIANO-GENTILETTI

15 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302240

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient leur assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. Les requérants soutenaient que, la mutation cadastrale étant intervenue après le 1er janvier 2021, ils ne pouvaient être redevables de cette taxe. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1415, 1402 et 1404 du code général des impôts, le redevable légal est le propriétaire au 1er janvier de l'année d'imposition, et que l'administration avait régulièrement dégrevé l'ancienne propriétaire avant d'imposer les requérants. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

15 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306444

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice moral subi, ainsi que celui de ses deux filles, en raison de la suspension fautive des conditions matérielles d'accueil entre le 1er mars 2019 et le 1er juillet 2020, et du retard dans l'exécution du jugement annulant cette suspension. Le tribunal a reconnu que la décision de suspension du 22 juillet 2019, annulée pour illégalité par un jugement du 21 juillet 2022, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il a également jugé que le délai excessif mis par l'OFII pour réexaminer la situation de la requérante après cette annulation était constitutif d'une faute. En conséquence, le tribunal a condamné l'OFII à verser à Mme B... la somme de 1 500 euros au titre de son préjudice moral et celle de 500 euros pour chacune de ses deux filles, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHEBBALE

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308875

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Bien que l'administration ait initialement commis une erreur de fait en affirmant qu'un tiers exploitait le local commercial, le tribunal a accepté la substitution de motif proposée par le directeur régional des finances publiques. Il a jugé que l'inexploitation du local depuis 2012 n'était pas indépendante de la volonté du requérant, car la mise en vente n'a eu lieu qu'en 2015 et son invalidité n'a été reconnue qu'à partir de 2022. La solution s'appuie sur l'article 1389 du code général des impôts, qui subordonne le dégrèvement à une inexploitation involontaire.

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307647

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société Seltz Constructions pour contester une mise en demeure de payer et plusieurs avis de sommes à payer émis par la commune de Strasbourg, relatifs à des redevances d’occupation du domaine public. Le tribunal a relevé d’office que la mise en demeure du 26 septembre 2023, constituant un acte de recouvrement, relevait de la compétence du juge de l’exécution et non de la juridiction administrative, rendant ces conclusions irrecevables. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre l’avis n° 3132 du 5 mai 2022, retiré par la commune, et l’irrecevabilité de celles concernant l’avis n° 7710 du 20 novembre 2019, déjà sans objet avant l’introduction de la requête. La solution s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment son article L. 281, et du code de justice administrative.

Avocat : SELARL MPPB AVOCATS

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2308039

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme A... d'un recours en plein contentieux visant à annuler un titre exécutoire émis le 12 juillet 2023 par le lycée Jean Rostand pour le recouvrement de frais de scolarité impayés (498,52 euros). La requérante contestait le bien-fondé de la créance en invoquant un accord tacite avec le père de l'enfant pour la prise en charge de ces frais. Le tribunal a rejeté la demande, jugeant que l'obligation d'entretien des parents est conjointe et que l'accord interne entre les parents est sans incidence sur le recouvrement de la créance par l'établissement scolaire. La solution s'appuie sur les articles 371-2, 372 et 372-2 du code civil, ainsi que sur l'article R. 421-68 du code de l'éducation et l'article L. 281 du livre des procédures fiscales.

15 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401931

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur le litige opposant M. B... à l'administration fiscale concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, résultant d'un avantage occulte consenti par une SCI. En cours d'instance, l'administration a accordé un dégrèvement partiel de 163 211 euros, rendant les conclusions de M. B... sans objet à due concurrence. Pour le surplus, le tribunal a substitué la qualification de revenus de capitaux mobiliers à celle de revenus fonciers, sur le fondement des articles 111 c, 158 7-2° et 200 A 1 du code général des impôts, et a appliqué la majoration de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) au lieu de la majoration de 80 % pour manœuvres frauduleuses. La requête a été rejetée pour le surplus.

Avocat : SELARL LEONEM

15 décembre 2025• 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307448

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de M. C... visant à engager la responsabilité de l'État pour l'illégalité de l'arrêté préfectoral du 28 février 2022 suspendant son permis de conduire pour cinq mois, annulé par un jugement du 4 avril 2023. Le tribunal a reconnu que cette suspension illégale constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il a limité l'indemnisation aux seuls frais justifiés de la visite médicale d'aptitude, soit 36 euros, rejetant les autres demandes pour défaut de lien de causalité direct ou de préjudice certain. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 224-2 du code de la route et les principes de la responsabilité administrative pour faute.

Avocat : SOMMAGGIO

15 décembre 2025• JU 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2116354

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL FPD Solutions, qui demandait la décharge de rappels de TVA, pénalités et amendes pour la période 2011-2012. L'administration fiscale avait remis en cause la déduction de TVA sur des factures émises par la SNC Villeau, considérées comme de complaisance car les prestations étaient en réalité fournies par un prête-nom, M. A... B. Le tribunal a appliqué les articles 271, 272 et 283 du code général des impôts, estimant que la société ne pouvait ignorer cette situation, justifiant ainsi les rectifications et les pénalités pour manquement délibéré.

Avocat : BENCHETRIT

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2311471

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., infirmière de l’AP-HP, qui demandait réparation des préjudices subis suite à un accident de service survenu en 2008. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté : la décision implicite de rejet de sa demande préalable est née le 24 mars 2023, et le recours contentieux, introduit le 22 mai 2023, dépassait le délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Les dispositions du code des relations entre le public et l’administration relatives à l’accusé de réception ne sont pas applicables aux agents publics. Par conséquent, la demande de condamnation de l’AP-HP et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317030

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la société Remy Hassan, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour l'exercice 2017. La société avait perçu une indemnité de 82 500 euros de son bailleur pour des troubles de jouissance causés par des tiers. Le tribunal a jugé que cette somme, versée sans obligation légale de réparation pour le bailleur, constituait un revenu imposable. Il a également validé le rattachement de cette somme à l'exercice 2017 et confirmé la pénalité pour manquement délibéré, l'administration ayant prouvé l'intention d'éluder l'impôt. La décision s'appuie sur les articles 1725 du code civil et 1729 du code général des impôts.

Avocat : CABINET LE SERGENT (SCP)

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2325424

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la SCPI Fructipierre d’une demande de réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant un local commercial situé à Paris. La société contestait la surface pondérée retenue et le local-type de référence utilisé par l’administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n’apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l’article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. La solution s’appuie sur les articles 1415 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur l’article 324 Z de son annexe III.

Avocat : CABINET BDO AVOCATS (SAS)

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre