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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326136

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris psychiatrie et neurosciences a refusé de réaliser les entretiens professionnels d’une psychologue pour les années 2021 et 2022. Le tribunal estime que l’administration a méconnu l’obligation annuelle d’entretien professionnel prévue à l’article 2 du décret du 12 juin 2020, sans justifier d’aucune circonstance particulière. Il enjoint au GHU de procéder à ces entretiens dans un délai de deux mois et condamne l’établissement à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326862

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Berilish, qui contestait des rectifications fiscales (impôt sur les sociétés et TVA) à l’issue d’une vérification de comptabilité. La société soutenait que la proposition de rectification, notifiée le 29 juillet 2022, n’avait pas été reçue par son dirigeant, absent à l’étranger, ce qui l’aurait privée d’une garantie. Le tribunal a estimé que l’administration avait régulièrement notifié l’acte, sur la base des mentions claires de l’avis de réception postal (présentation et avis le 29 juillet, pli non réclamé retourné le 16 août). En application de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales, le moyen tiré de l’irrégularité de la notification a été écarté, et la demande de décharge des impositions a été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
15 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407795

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par Mme A..., propriétaire d’un immeuble à Burlats, qui estimait subir des désordres persistants après une rupture de canalisation communale en 2015. La juge des référés a considéré que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que la commune avait réalisé les travaux sur le domaine public et que l’indemnisation des préjudices avait déjà été fixée par un arrêt de la cour administrative d’appel de Toulouse du 3 décembre 2024. La décision se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d’ordonner une expertise utile, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.

Avocat : ALRAN PERES RENIER

15 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501843

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par M. D..., militaire victime d'un accident de service le 4 mars 2019. Le requérant contestait l'évaluation de ses préjudices (notamment d'agrément et sexuel) réalisée par un médecin désigné par le ministère des armées et souhaitait engager une action en responsabilité. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile pour déterminer l'étendue des séquelles en lien direct avec l'accident et permettre un éventuel contentieux indemnitaire, et a désigné un expert pour y procéder.

Avocat : CHADOURNE

15 décembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502651

Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., assistée de son curateur. Cette mesure vise à déterminer si sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Bordeaux entre le 5 juillet et le 17 août 2021 a été conforme aux règles de l’art, et à évaluer l’ensemble de ses préjudices. Le centre hospitalier et l’ONIAM, bien que ne s’opposant pas à l’expertise, ont formulé des réserves et demandé des compléments de mission. Le juge a rejeté les conclusions du CHU relatives aux frais d’expertise, estimant qu’il ne lui appartient pas de statuer sur la charge des dépens.

Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES

15 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303224

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour les années 2011 à 2019, ainsi que les pénalités associées. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant un dégrèvement de 78 914 euros, reconnaissant que l'activité occulte de camping n'était pas caractérisée pour la période 2011-2017. Le litige se limite désormais aux impositions des années 2018 et 2019, assorties d'une majoration de 40% pour manquement délibéré, pour un montant de 32 721 euros. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait, mais les textes appliqués incluent le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PHILIPPE BLAIN

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304025

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en formation collégiale, était saisi par M. A... de trois requêtes visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur émises le 22 mai 2023 pour le recouvrement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de l'année 2018. Le requérant soutenait que ces actes de poursuite étaient irréguliers car la décision de rejet de sa demande de sursis de paiement, fondée sur l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, ne lui avait pas été notifiée à la bonne adresse et ne comportait pas les mentions obligatoires. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que le moyen soulevé n'était pas fondé, sans préciser dans l'extrait fourni le raisonnement juridique détaillé ayant conduit à cette solution.

Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304026

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a été saisi par M. A... de trois requêtes visant à contester des saisies administratives à tiers détenteur émises le 22 mai 2023 pour le recouvrement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux au titre de 2018. Le requérant soutenait que ces saisies étaient irrégulières car le refus de son sursis de paiement, sollicité sur le fondement de l'article L. 277 du livre des procédures fiscales, ne lui avait pas été notifié à la bonne adresse et sans mention des voies et délais de recours. Le tribunal a joint les trois requêtes pour statuer par un seul jugement.

Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306586

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de la SAS Hyper Saint-Aunès, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) pour les années 2020 à 2022. La société soutenait que son hypermarché et sa station-service constituaient deux établissements distincts, ce qui aurait dû exclure la majoration forfaitaire de 70 m² par position de ravitaillement prévue par l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972. Le tribunal a jugé que, malgré des adresses et parcelles distinctes, les deux sites formaient un ensemble intégré et cohérent, la clientèle pouvant aisément circuler entre eux, et a donc considéré qu'ils constituaient un seul établissement au sens du décret n° 95-85 du 26 janvier 1995. En conséquence, la majoration de la surface de vente a été validée et la requête a été rejetée.

Avocat : FAURE

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306991

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI Alkallu, qui contestait le rehaussement de la plus-value de cession d’un immeuble. La société demandait la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2020, en soutenant que la facture de la société Skany Construction devait être retenue dans le calcul de la plus-value. Le tribunal a jugé que cette facture, bien qu’attestée, ne justifiait pas suffisamment la réalité des travaux au regard des dispositions des articles 150 V et 150 VB du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant l’imposition maintenue par l’administration fiscale.

Avocat : SCP CABEE-BIVER-LAREDJ

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507827

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 40 220 euros présentée par Mme B... contre la commune de La Grande-Motte. La requérante, qui s'était blessée en glissant sur une rampe de mise à l'eau, n'a pas apporté la preuve d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, la présence d'algues étant considérée comme un phénomène naturel et prévisible. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que l'obligation de la commune était sérieusement contestable. L'intervention de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Hérault a été admise.

Avocat : TERRITOIRES AVOCATS

15 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304482

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A..., demandant la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour versement incomplet de l'allocation pour demandeur d'asile entre novembre 2022 et mai 2023, ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal a constaté que l'OFII avait versé la somme totale de 4 932 euros due sur la période, incluant un rappel de 1 306,80 euros, rendant sans objet les conclusions pécuniaires. S'agissant de la demande indemnitaire pour préjudice moral, le tribunal l'a rejetée, faute pour la requérante d'établir l'existence d'un préjudice distinct résultant d'une faute de l'OFII. La décision s'appuie sur les articles D. 553-10 et l'annexe 8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET

15 décembre 2025• 5ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506078

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante sénégalaise demandant qu'il soit enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de l'enregistrer pour une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la requérante avait été convoquée et avait pu déposer son dossier, rendant les conclusions à fin d'injonction sans objet. Il a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire, faute d'urgence. En conséquence, l'ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette le surplus des demandes.

Avocat : ALMAIRAC

15 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205478

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour un certificat d'enseignement du français langue étrangère. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, jugeant la requête tardive. En application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, le délai de recours de deux mois courait à compter de la notification de la décision du 28 avril 2022, intervenue le 2 mai 2022. La requête, enregistrée le 5 juillet 2022, étant hors délai, a été déclarée irrecevable.

Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT

15 décembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2211070

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale, de prime exceptionnelle de fin d'année et d'aide COVID-19. Le tribunal a d'abord mis hors de cause le département des Bouches-du-Rhône, le litige relevant de la compétence de la CAF agissant pour le compte de l'État. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'absence de mise en demeure préalable, en constatant que la requérante avait accusé réception des mises en demeure des 2 juin et 11 août 2022. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : FIMA

15 décembre 2025• 9è ch Magistrat statuant seul
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514965

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ENSO. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n°2, 3 et 4 d'un marché de valorisation de déchets non recyclables attribué par la métropole Aix-Marseille-Provence à la société Suez RV Méditerranée. Le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas justifié, dans son offre, de l'exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) pour les déchets valorisables, ni produit les autorisations d'exploitation pour les installations de traitement à l'étranger, en méconnaissance du code des douanes et du code de la commande publique. La solution retenue confirme ainsi la régularité de la décision de la métropole d'écarter les offres de la société ENSO.

Avocat : SELARL ITINERAIRES AVOCATS CADOZ-LACROIX-REY-VERNE

15 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515492

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait évaluer les désordres liés à des travaux de voirie réalisés pour le compte de la métropole Aix-Marseille-Provence. Le juge des référés a estimé que cette expertise n'était pas utile, car un jugement au fond avait déjà statué sur l'évaluation et l'imputabilité des préjudices. Il a rappelé qu'il appartenait à Mme B... de saisir la cour administrative d'appel si elle contestait ce jugement.

Avocat : MONTHEIL

15 décembre 2025
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501679

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. F... par le CHIC d'Alençon-Mamers et la Clinique du Pré, suite à des complications post-opératoires d'un anévrisme de l'artère cubitale. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sans opposition des parties défenderesses. La demande de condamnation solidaire au titre des frais de justice (article L. 761-1) a été rejetée.

Avocat : BOIZARD

15 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514165

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une expertise et une provision après une chute sur la voie publique à Gardanne. La requérante imputait l'accident à une fissure non signalée dans une dalle. Le juge des référés a estimé que les irrégularités constatées, d'environ 3 cm, constituaient un inconvénient normal contre lequel un usager attentif doit se prémunir, rendant manifeste l'absence de lien de causalité entre l'ouvrage public et la chute. En conséquence, la demande d'expertise a été jugée inutile et la demande de provision rejetée, l'obligation de la commune n'étant pas sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Les frais d'instance ont été laissés à la charge de chaque partie.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS

15 décembre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501476

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a été saisi par Mme B... pour obtenir une provision de 1 241,30 euros en réparation des dommages causés à son véhicule par un panneau de signalisation projeté par le vent, appartenant au SYVADEC. Le juge a constaté que le SYVADEC avait payé la somme en principal après l’introduction de la requête, rendant cette demande sans objet. Il a toutefois condamné le SYVADEC à verser les intérêts au taux légal sur cette somme pour la période du 11 juin 2025 (lendemain de la mise en demeure) au 14 octobre 2025 (date du paiement), en application de l’article 1344-1 du code civil. Les conclusions au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) ont été rejetées.

Avocat : CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI

15 décembre 2025