Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504079
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) visant à annuler le refus du préfet du Pas-de-Calais de procéder au mandatement d'office de titres exécutoires émis contre une autre intercommunalité. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en s'appuyant sur l'avis de la chambre régionale des comptes, qui estimait que les dépenses litigieuses ne présentaient pas le caractère de dépenses obligatoires au sens des articles L. 1612-15 et L. 1612-16 du code général des collectivités territoriales. La décision considère que le préfet a correctement exercé son pouvoir d'appréciation pour déterminer l'existence d'une dette certaine et liquide justifiant un mandatement d'office.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602438
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette par ordonnance la protestation de Mme B... visant à annuler les résultats des élections municipales du 22 mars 2026 dans la commune de Le Saint. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car la requérante, radiée de la liste électorale de la commune avant le scrutin et résidant dans un autre département, ne justifie pas de la qualité d'électrice ou d'éligible requise par l'article L. 248 du code électoral pour contester les opérations électorales. Le rejet est prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602402
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette une requête relative à des élections municipales. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours formé par une électrice, qui se limitait à de simples observations sans demander l'annulation du scrutin. La juridiction applique l'article R. 119 du code électoral, qui régit les protestations électorales, et l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables. La solution retenue est le rejet de la requête, jugée irrecevable car elle ne constitue pas une protestation électorale régulière.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602346
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a été saisi d'une demande d'indemnisation pour accident de service par un ancien militaire. Il a estimé incompétent territorialement, car la dernière affectation du requérant était située dans le ressort du tribunal administratif de Versailles. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602136
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un agent public demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande de protection fonctionnelle et la réparation de ses préjudices. Le juge estime que le moyen tiré de l'illégalité de ce rejet implicite n'est pas assorti des précisions nécessaires et que le grief fondé sur la responsabilité de l'État n'est pas étayé par des faits. La requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503071
**Sujet principal** : Demande de décharge de la taxe d’habitation pour l’année 2024. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nice (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal prononce un non-lieu à statuer et rejette la requête comme irrecevable, car l’administration avait déjà accordé le dégrèvement total avant l’introduction du recours, privant la requérante d’intérêt à agir. **Textes appliqués** : Article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602202
La requête de Mme C... contestant son imposition sur le revenu de 2021 est rejetée par le Tribunal Administratif de Nice comme étant manifestement irrecevable. La juridiction constate que la réclamation préalable obligatoire auprès de l’administration fiscale a été formulée hors délai, après la date limite du 31 décembre 2024. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article R.196-1 du livre des procédures fiscales concernant les délais de réclamation et applique l’article R.222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête irrecevable.
Avocat : SELARL KAMS
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600361
**Sujet principal** : Demande de provision en référé pour le paiement de factures impayées dans le cadre de marchés publics. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la société requérante, rendant la demande sans objet après le règlement des sommes dues par le CHU. **Textes appliqués** : Article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions pour l'octroi d'une provision en référé).
Avocat : RAYSSAC
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300835
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Orange de sa requête en plein contentieux visant à obtenir le paiement de sommes pour des sinistres sur des travaux de voirie. Ce désistement fait suite à un protocole d'accord trouvé dans le cadre d'une médiation. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à donner acte des désistements.
Avocat : CABINET BERTIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600063
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de régularisation de traitement et réclamait des dommages-intérêts. La juridiction a estimé que la requête ne présentait aucun moyen opérant ou suffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600989
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation d'un arrêté de mise en sécurité, ce dernier ayant été abrogé avant le jugement. Il a également rejeté la demande d'indemnité de l'article L. 761-1 du code de justice administrative formée par le syndicat de copropriétaires requérant. La juridiction a fondé sa décision sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL ACOCE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600783
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B... par ordonnance. Le sujet principal est l'irrecevabilité d'un recours gracieux formé contre une décision de la commission DALO, car une telle demande relève de la seule compétence de l'administration et non du juge administratif. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507725
Le Tribunal administratif de Toulouse donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un litige portant sur le recouvrement d'un indu par la communauté d'agglomération Pays Foix-Varilhes. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402349
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d’agglomération Lens-Liévin (CALL) pour contester la résiliation par la CABBALR d'une convention instituant une dotation de solidarité intercommunautaire. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de reprise des relations contractuelles, car une délibération ultérieure de la CABBALR avait supprimé la dotation et mis fin aux effets de la convention. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Avocat : CABINET AEDILYS AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602852
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d'une demande de référé-suspension et d'injonction concernant l'opposition du maire de Courrières à une déclaration préalable pour un pylône de téléphonie mobile. Le juge a suspendu l'exécution de la décision municipale, considérant l'existence d'un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant à l'application du règlement du PLU et des articles R. 423-22 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. L'urgence a été reconnue au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, liée aux obligations de couverture du territoire.
Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601381
**Sujet principal** : Demande en référé pour l'obtention d'un titre de voyage par une bénéficiaire de la protection internationale, devenue sans objet. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement de la requérante concernant l'injonction, celle-ci ayant finalement obtenu son titre de voyage. Il l'admet provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. La décision sur les conclusions relatives aux frais d'avocat (articles L. 761-1 du CJA et 37 de la loi de 1991) n'est pas rapportée dans l'extrait fourni. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire).
Avocat : GUILLAUD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603365
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, avait pour objet de faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet, née du silence de l’administration après quatre mois conformément aux articles R.* 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. La requête a donc été jugée irrecevable, le requérant devant plutôt contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603383
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de la section syndicale FSU visant à suspendre la décision du maire de Waziers de changer son local syndical. Le juge a estimé que le simple déménagement vers un local moins central et moins agréable, même en cas de non-respect éventuel d'une convention, ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté syndicale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL DETREZ-CAMBRAI AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603391
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer ou de réexaminer sa demande de carte de séjour. Le juge a estimé que le requérant, bien qu'arguant d'une atteinte à ses libertés fondamentales, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, conformément à la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DEWAELE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603399
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande en référé de l'association Wasquehal Football, qui contestait le refus de la commune de conclure une nouvelle convention pour la mise à disposition d'équipements sportifs. Le juge estime que le refus contractuel d'une personne publique, fondé sur le principe de liberté contractuelle (article L. 1102 du code civil), ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête est donc jugée manifestement mal fondée et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.