Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2401025
Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... A... contestant le recouvrement de la redevance spéciale pour l'enlèvement des ordures ménagères (REOM) pour ses locaux commerciaux. Le juge a estimé que le litige, portant sur la légalité d'un acte de recouvrement (titre de perception) émis par un comptable public, relevait manifestement de la compétence exclusive de la juridiction financière (chambre régionale des comptes) et non du tribunal administratif. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BLAIS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601140
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'éloignement. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant malgache, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : DEDRY
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604969
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que la demande n'était pas urgente et était mal fondée, car un rejet implicite de sa demande de renouvellement était né du silence de la préfecture au terme du délai légal de 90 jours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605062
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un ressortissant syrien demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge constate qu'un silence de quatre mois de l'administration sur la demande initiale a fait naître une décision implicite de rejet le 15 novembre 2025. La requête est jugée irrecevable, le juge des référés ne pouvant faire obstacle à cette décision implicite, conformément aux articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et aux articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601219
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal était une demande d'avertissement ou de sanction contre le maire pour des irrégularités électorales, sans conclure à l'annulation du scrutin. La juridiction a jugé que le juge administratif n'a pas le pouvoir de prononcer de telles sanctions et que la requête ne constituait pas une protestation électorale recevable. La solution s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602130
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, relevant que les contestations relatives aux mentions "invalidité" ou "priorité" de cette carte relèvent de la compétence exclusive du tribunal judiciaire (pôle social). Cette solution s'appuie sur les articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, combinés à l'article L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604479
**Sujet principal** : Demande de constat d'état des lieux préalable à des travaux publics, suivie d'un désistement du requérant. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la SNCF Réseau, qui avait initialement saisi le juge pour la désignation d'un expert. **Textes appliqués** : L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au juge de donner acte d'un désistement. La demande initiale était formulée sur le fondement de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2500066
**Sujet principal** : Contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des indus de RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement non précisée). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de la demande d'annulation de l'acte de poursuite (la saisie). Il estime que ce contentieux relève exclusivement du juge de l'exécution de l'ordre judiciaire, conformément aux articles L. 1617-5 du CGCT et L. 281 du Livre des Procédures Fiscales. **Textes appliqués** : Code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5), Livre des procédures fiscales (article L. 281) et Code de l'organisation judiciaire (article L. 213-6), qui attribuent la compétence pour les contestations relatives au recouvrement des créances non fiscales des collectivités au juge de l'exécution.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503465
Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de Mme A... comme irrecevable. Le sujet principal est le rejet d'une demande de carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La juridiction constate que la requérante n'a pas exercé, préalablement à son recours contentieux, le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La solution est donc le rejet de la requête pour irrecevabilité, fondé sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602285
**Sujet principal** : Demande de rendez-vous en préfecture ou de réponse concernant le renouvellement d'un titre de séjour, présentée dans le cadre d'une procédure de référé administratif. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête comme étant **manifestement irrecevable**. **Motifs et textes appliqués** : La demande est jugée irrecevable car le requérant n'a pas précisé le fondement juridique de son recours en référé (articles L. 521-1 à L. 521-3 du Code de justice administrative) ni formulé de conclusions précises, empêchant le juge de l'examiner. Le rejet est prononcé sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602678
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'injonction visant à faire prendre en charge par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) les frais de déplacement de la requérante à son entretien à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure dans un délai de 48 heures. En revanche, il l'a admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CHEBBALE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324716
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. C..., qui avait demandé l'attribution d'un logement. La juridiction constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête, n'a pas répondu dans le délai d'un mois, ce qui entraîne un désistement présumé en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513772
Sujet principal : Désistement d'instance dans un litige fiscal concernant le plafond de déduction des revenus pour 2023. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de constater un désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525199
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement. Le tribunal constate que la requête, déposée le 29 août 2025, est manifestement irrecevable car elle a été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de quatre mois, qui courait à compter du 19 mars 2025. Cette irrecevabilité est prononcée en application de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, la requête étant tardive et non régularisable.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528504
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'attribution d'un logement, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, a saisi la juridiction après l'expiration du délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530243
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'attribution d'un logement, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant, pourtant reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation, a saisi la juridiction après l'expiration du délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530244
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation de 2018 lui reconnaissant un droit au logement d'urgence. La juridiction estime la demande irrecevable, car introduite en 2025, soit bien au-delà du délai raisonnable d'un an à compter de la connaissance de la décision, principe découlant de la sécurité juridique. La requête est donc rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606101
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme A... visant à obtenir une injonction de l'État pour se voir attribuer un logement. La juridiction constate que le recours, formé en février 2026, est manifestement irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative, ce délai ayant couru à compter de la notification de la décision de la commission de médiation de 2021. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1, R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative ainsi que sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609093
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté une requête visant à contester le rejet d'une demande de remise de dette d'aide au logement. La juridiction a jugé la requête irrecevable car la requérante, se prétendant curatrice, n'a pas justifié de sa capacité à agir au nom de la personne concernée. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302465
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme Borelva visant à annuler ses comptes-rendus d'évaluation professionnelle (CREP) pour les années 2020-2021 et 2021-2022. La juridiction estime le recours irrecevable car tardif, la requérante n'ayant pas formé de recours hiérarchique préalable obligatoire dans les délais, ce qui n'a pas suspendu le délai de recours contentieux. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative ainsi que sur le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.