Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2504580

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes d'un étudiant en médecine contestant le refus de son inscription en troisième cycle et le rejet d'une demande de dérogation exceptionnelle. La juridiction a jugé que l'université, en application de l'article R. 632-19 du code de l'éducation et de l'arrêté du 12 avril 2017, était en situation de compétence liée pour refuser l'inscription, l'étudiant ayant dépassé le délai réglementaire pour valider sa phase d'approfondissement. Elle a également estimé que le refus de dérogation n'était pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : SELARL ARES

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304570

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de particuliers demandant l'annulation du refus implicite du maire de dresser un procès-verbal d'infraction à l'urbanisme. La juridiction a jugé que les requérants n'apportaient pas la preuve que les travaux litigieux, une extension de maison, méconnaissaient les prescriptions de la déclaration préalable délivrée, notamment concernant l'implantation, les matériaux ou la toiture. Le tribunal a appliqué les articles L. 480-1 et L. 480-4 du code de l'urbanisme, qui imposent au maire de constater les infractions, mais a estimé que cette obligation n'était pas déclenchée en l'absence d'éléments probants d'une violation.

Avocat : CABINET D'AVOCATS VIA

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306250

Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir visant à faire annuler le refus implicite du maire de dresser procès-verbal pour des travaux d'Enedis. Le tribunal estime que la plupart des travaux contestés (forage, tranchées, décaissement, muret) étaient soit dispensés d'autorisation d'urbanisme, soit relevant de la police domaniale de la voirie, et que le maire n'était pas compétent pour constater les infractions alléguées. La demande d'injonction et la condamnation aux dépens sont également rejetées, l'application du code de l'urbanisme et du code de la voirie routière étant au cœur de la décision.

Avocat : LPR AVOCAT

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400886

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de l'intéressé au regard des critères spécifiques de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, se contentant d'un rejet fondé sur son pouvoir discrétionnaire de régularisation. L'affaire est renvoyée devant le préfet pour un nouvel examen conforme à la loi.

Avocat : BERTHAUT

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401555

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de particuliers demandant l'annulation du rejet implicite de leur demande de constat d'infractions au code de l'urbanisme concernant des travaux d'Enedis. La juridiction a jugé que les travaux contestés (forage, tranchées, aménagements) étaient soit couverts par l'autorisation domaniale, soit dispensés d'autorisation d'urbanisme, et que le mur en parpaings ne constituait pas une clôture soumise au règlement du PLU. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de la voirie routière.

Avocat : LPR AVOCAT

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401560

**Sujet principal** : Recours contre le retrait d'une prime de transition énergétique (MaPrimeRénov') pour l'installation d'une pompe à chaleur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... et valide le retrait de la prime. Il admet la substitution du motif initial (prétendue demande d'annulation par la requérante) par un motif légal, à savoir que Mme B... n'était plus propriétaire du logement à la date de sa demande de subvention. **Textes appliqués** : L'article R. 351-3 du code de justice administrative (procédure) et le 1° du I de l'article 1er du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique (condition d'être propriétaire occupant).

19 mars 2026• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204492

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus du président de la métropole d'inscrire à l'ordre du jour une demande d'abrogation partielle du PLUi. Le tribunal estime que le classement de la parcelle litigieuse en zone agricole (A), fondé sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme et les objectifs du projet d'aménagement métropolitain, n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Il écarte également le moyen tiré de l'autorité de la chose jugée, considérant que des circonstances de droit et de fait nouvelles justifient le changement de zonage opéré par la métropole.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512170

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de l'Isère retirant le visa, le titre de séjour et l'accord de regroupement familial d'un ressortissant tunisien, et prononçant son obligation de quitter le territoire avec une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par la préfète, considérant le recours comme recevable, et a examiné la légalité de la décision au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue sur le fond n'est pas précisée dans l'extrait fourni.

Avocat : AARPI VERCORS AVOCATS

19 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305382

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'ajournement implicite d'une demande de naturalisation. La juridiction constate que la requérante a été naturalisée par décret postérieur à l'introduction de sa requête, ce qui a abrogé la décision attaquée. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, la décision litigieuse étant devenue sans objet.

Avocat : LEBON

19 mars 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401561

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrer un titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français notifiés à un ressortissant guinéen. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, car l'arrêté litigieux avait été retiré par le préfet avant le jugement, rendant le recours dépourvu d'objet. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : LEUDET

19 mars 2026• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603006

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers la Finlande au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, des vices de procédure et une erreur d'appréciation quant à sa vulnérabilité et aux risques encourus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les griefs relatifs à la procédure et à l'appréciation des risques n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : RENAUD

19 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603039

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, à la régularité de la notification et à la motivation de la décision. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NERAUDAU

19 mars 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603256

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension d'urgence (référé-suspension) formée par une étudiante ivoirienne contre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (liés notamment aux droits de l'enfant, à la situation des études et aux conventions internationales) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, la condition légale pour ordonner la suspension n'était pas remplie.

19 mars 2026
TA44Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603429

**Sujet principal** : Demande en référé concernant le refus de renouvellement d'une carte de résident et le refus d'admission au séjour d'une ressortissante slovaque. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral. Il a considéré que la condition d'urgence, nécessaire pour prononcer une telle mesure, n'était pas établie, notamment au regard de la situation personnelle et familiale de la requérante. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif aux conditions du référé-suspension, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 233-1 et L. 234-1) concernant le séjour des étrangers.

Avocat : KHATIFYIAN

19 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603759

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, malgré une présence de longue durée et des attaches familiales en France, ne démontre pas l'existence d'une urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Les textes principaux appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-1, L. 423-2, L. 423-23) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PIC-BLANCHARD

19 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603855

Le Tribunal administratif de Nantes rejette une demande de référé-suspension visant à suspendre le refus de visa de long séjour étudiant opposé au requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, le requérant ne démontrant pas l'impossibilité de reporter son inscription ou de suivre une formation similaire ailleurs. Il considère également qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'existe, celle-ci étant suffisamment motivée au regard des risques de détournement de l'objet du visa. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : NEVE

19 mars 2026
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304705

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une assistante sociale demandant l'annulation du refus de son employeur, le CHU d'Orléans, de reconnaître comme accident de service son état de mal-être survenu le 25 septembre 2023. La juridiction a jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve d'un événement soudain lié à un abus de l'autorité hiérarchique ce jour-là, mais faisait plutôt état d'un mal-être lié à une réorganisation du service. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique définissant l'accident de service.

19 mars 2026• 4ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401730

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'un surveillant pénitentiaire contestant la durée de son congé bonifié octroyé selon les nouvelles règles du décret du 2 juillet 2020. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions transitoires de l'article 26 de ce décret, qui ne permettaient pas au requérant d'opter pour l'ancien régime plus favorable. La décision attaquée du ministre de la justice n'est donc pas entachée d'erreur de droit.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIES

19 mars 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400879

Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. B. visant à annuler le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à son fils mineur. La juridiction estime que la décision attaquée, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour déposer une demande d'asile pour l'enfant sans motif légitime, est régulière en droit. Elle écarte notamment les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et d'une erreur de droit, en s'appuyant sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : DAVID

19 mars 2026• 2ème chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502346

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant géorgien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que l'OQTF était légalement fondée sur le refus de titre de séjour antérieur, sans que le préfet n'ait à réexaminer automatiquement les circonstances personnelles de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.

Avocat : TALUREAU

19 mars 2026• 4ème chambre