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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305148

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la commune d’Aizenay d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité décennale des sociétés Paul Mathis (entrepreneur) et Morin-Rouchere (maître d’œuvre) pour des désordres d’humidité et de condensation affectant des courts de tennis couverts. La commune sollicitait la condamnation in solidum des deux sociétés à l’indemniser de divers préjudices matériels et de jouissance. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la commune, estimant que les désordres, liés à un phénomène de condensation ponctuel et non à un vice de construction, ne compromettaient pas la solidité de l’ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination de manière suffisamment grave pour engager la garantie décennale. En conséquence, la commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la société Paul Mathis et 1 000 euros à la société Morin-Rouchere au titre des frais de justice, ainsi qu’aux dépens.

Avocat : CABINET DROUINEAU 1927

10 décembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2306400

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait un titre exécutoire de 2 100 euros émis par la communauté de communes du pays d’Ancenis au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). Le tribunal a jugé que la participation était exigible à compter du 9 décembre 2021, date du contrôle établissant le raccordement effectif de son bien au réseau, conformément à l'article L. 1331-7 du code de la santé publique. La circonstance que Mme A... n'ait bénéficié du raccordement que pendant un mois avant de vendre son bien a été jugée sans incidence sur l'exigibilité de la somme. La demande de la communauté de communes au titre des frais de justice a également été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CENTAURE AVOCATS

10 décembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318405

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant au fond sur une demande de décharge d'une provision de 340 927,68 euros accordée au CROUS Nantes Pays de la Loire, a examiné le litige relatif à la résiliation d'un marché de travaux de reconstruction d'un restaurant universitaire. La société SPIE Batignolles Energie contestait sa condamnation en référé, arguant que le marché ne lui avait pas été cédé en application de l'article L. 642-7 du code de commerce et que la résiliation à son égard était irrégulière. Le tribunal a rejeté ces moyens, considérant que la société était tenue par le plan de cession et que la résiliation à ses torts était justifiée. En conséquence, le tribunal a confirmé la condamnation de la société à verser la somme de 340 927,68 euros au CROUS, assortie des intérêts légaux et de leur capitalisation, sur le fondement des articles L. 642-7 du code de commerce et R. 541-4 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SYMCHOWICZ-WEISSBERG

10 décembre 2025• 2ème Chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502833

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L.551-1 du code de justice administrative, était saisi par la société Somado d'une demande d'annulation de la procédure de passation du lot n°1 d'un marché de fournitures de bureau du Conseil Départemental de Mayotte. En cours d'instance, le pouvoir adjudicateur a déclaré la procédure sans suite pour motif d'intérêt général le 8 décembre 2025. Le juge a constaté que cette décision rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné le Conseil Départemental à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SQUAIR

10 décembre 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2206374

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société GCC d’une demande de condamnation de l’office public de l’habitat Habitat 13 à lui verser le solde d’un marché public de travaux, soit 98 133,18 euros TTC. La société requérante soutenait que son projet de décompte général, transmis le 19 mars 2021, était devenu le décompte général et définitif faute pour l’office d’avoir notifié le sien dans le délai de dix jours prévu par l’article 13.4.4 du CCAG travaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure d’élaboration du décompte général n’avait pas été respectée, notamment en raison de l’absence de levée des réserves émises lors de la réception des travaux, ce qui empêchait tout décompte tacite. La décision s’appuie sur les stipulations du CCAG travaux et les règles du code de la commande publique.

Avocat : SCP DE ANGELIS ET ASSOCIES

10 décembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2301484

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Viamedis en contestation de seize titres exécutoires émis par le centre hospitalier Hôpitaux des Portes de Camargue pour un montant total de 2 225,71 euros. La société demandait l’annulation des titres et la décharge de la somme. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent pour connaître du litige, au motif que les créances non fiscales des établissements publics de santé relèvent du juge de l’exécution en application de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.

Avocat : AUGURE AVOCAT

10 décembre 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406993

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la société Viamedis contestant des titres exécutoires émis par le centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud pour le recouvrement de créances hospitalières. La société soutenait que certains titres ne lui avaient pas été notifiés et que d’autres étaient infondés, faute de couverture par la mutuelle ou d’identification du bénéficiaire. Le tribunal a annulé les titres exécutoires non notifiés, faute pour l’administration d’avoir permis à la société d’en connaître les bases de liquidation. Pour les autres titres, en l’absence de défense de l’hôpital, le tribunal a fait droit à la demande de décharge de la somme de 7 015,70 euros, appliquant les principes de motivation des titres exécutoires et de charge de la preuve.

Avocat : AUGURE AVOCAT

10 décembre 2025• 3ème Chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502567

Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de suspension des décisions du préfet de la Haute-Saône invalidant son épreuve théorique du permis de conduire et retirant son titre pour fraude. En cours d'instance, le préfet a retiré les décisions contestées. Le juge a constaté que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : MAITRE SARY GARCES MURILLO

10 décembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404532

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. D..., agent de maîtrise principal, d'une demande d'expertise médicale pour évaluer l'ensemble des préjudices résultant d'un accident de service survenu le 1er avril 2021. La juridiction a fait droit à cette demande, estimant la mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car les expertises déjà réalisées étaient trop succinctes et n'avaient pas évalué les préjudices, alors que l'état de santé du requérant n'est pas consolidé. La solution retenue est l'octroi de l'expertise, afin de permettre à M. D... de disposer des éléments nécessaires pour une éventuelle action indemnitaire, notamment au titre des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par les prestations forfaitaires (rente viagère ou allocation temporaire d'invalidité).

Avocat : NOUAILLE CÉLINE

10 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508877

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par l’EPCI Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La requête visait à obtenir la désignation d’un expert pour constater les désordres d’un immeuble situé à Montpellier, présentant un risque pour la sécurité des occupants et des tiers. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert, dont la mission consiste à examiner les lieux, évaluer l’existence d’un péril grave et imminent, et proposer des mesures conservatoires. Cette solution s’appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

10 décembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303442

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté le recours de M. B... qui contestait la décision de la MSA d'Armorique de ne lui accorder qu'une remise partielle de ses dettes de prime d'activité, ramenées à 2 000 euros. Le juge a estimé que, bien que la bonne foi du requérant soit reconnue, sa situation de précarité n'était pas avérée, notamment au vu de l'épargne dont il disposait (25 000 euros sur son compte bancaire, 9 000 euros sur un livret et 17 000 euros sur un plan épargne logement). La solution retenue est fondée sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise de dette à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303776

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) d'un montant de 1 382,01 euros. Le juge a d'abord déclaré irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, car le recours administratif préalable obligatoire, prévu à l'article R.262-88 du code de l'action sociale et des familles, avait été introduit tardivement (le 8 février 2023, au lieu du 17 juillet 2022). S'agissant de la demande de remise de dette, le tribunal a estimé que M. A... avait commis une fausse déclaration en ne signalant pas la reprise de son activité professionnelle, ce qui, selon l'article L.262-46 du même code, fait obstacle à toute remise gracieuse, quelle que soit sa situation de précarité.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303900

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné les requêtes de M. E... contestant un indu de prime d'activité (164,97 euros) et un indu de revenu de solidarité active (RSA) (13 884,69 euros), résultant d'un séjour à l'étranger. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du non-respect de la procédure de recours amiable et de l'erreur d'appréciation sur la résidence. Il a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale, et que la bonne foi du requérant n'était pas établie pour justifier une remise de dette. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions et de décharge des indus.

Avocat : LE BOURDAIS

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304212

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus du département du Finistère de lui accorder une remise de dette d’une amende administrative de 3 922 euros pour fausse déclaration. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car tardif, la requérante ayant saisi la juridiction plus de deux mois après la notification de la décision de rejet du 22 mars 2023, en méconnaissance de l’article R.421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond de la situation de précarité invoquée.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2304752

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A... B... contestant un indu de RSA, prime d'activité et allocation de rentrée scolaire de 17 264,32 euros pour la période d'avril 2021 à mars 2023. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de signature sur l'avis de contrôle, le défaut d'assermentation de l'agent, l'insuffisance de motivation de la décision de rejet, et la violation des droits de la défense. Le tribunal a considéré que la procédure de contrôle était régulière et que la décision de la CAF, confirmée par le département, était fondée sur l'existence d'une communauté de vie avec M. ..., justifiant le calcul de l'indu. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRANSITION TERRITORIALE AVOCAT

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305054

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation logement familiale (ALF) de 666 euros, résultant d’une omission de déclaration de pensions alimentaires. La requérante invoquait une erreur informatique pour justifier l’absence de déclaration. Toutefois, le tribunal a constaté que la dette litigieuse avait été intégralement soldée par un paiement effectué le 3 janvier 2024. En conséquence, la requête ayant perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond du litige.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305056

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation de vice-président contentieux sociaux, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de remise de dette d'un indu de prime d'activité de 846,78 euros. Le tribunal a d'abord jugé que l'indu était fondé, car il résultait des déclarations contradictoires du requérant auprès de la CAF et des services fiscaux, et non d'une erreur de l'administration. Ensuite, s'agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a estimé que M. B... ne justifiait pas de sa bonne foi ni d'un état de précarité suffisant pour bénéficier d'une remise de dette en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305058

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation de vice-président contentieux sociaux, a rejeté les requêtes de Mme C... contestant les décisions de la CAF d’Ille-et-Vilaine refusant la remise de dettes d’indu de prime d’activité (190,24 € et 313,35 €). Le tribunal a jugé que l’erreur commise par la CAF en 2019 sur la déclaration des primes d’habillage était sans incidence sur le bien-fondé de la dette, son principe et son exigibilité. La solution s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l’article R. 222-13.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305042

Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de M. A... contestant un indu d’allocation personnalisée à l’autonomie (APA) de 5 039,23 euros pour la période du 1er avril 2021 au 31 mars 2023. Le requérant invoquait une faute de l’assistante sociale pour défaut d’information sur le non-cumul de l’APA avec la majoration pour tierce personne (MTP). Le tribunal rappelle que l’article L. 232-23 du code de l’action sociale et des familles interdit ce cumul, et que l’erreur d’un tiers n’affecte pas la légalité de la créance. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant le bien-fondé de la dette.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305899

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C... contestant plusieurs indus de prestations sociales (aide exceptionnelle de fin d’année, aide personnalisée au logement et prime d'activité) notifiés par la CAF des Côtes-d'Armor. Le tribunal a jugé que ces créances étaient fondées, car Mme C... était mariée depuis décembre 2021 et n'avait pas déclaré cette situation, ce qui avait conduit à un versement indu de prestations calculées sur la base d'une situation d'isolement. La demande de la requérante de bénéficier d'un abattement pour éloignement géographique de son époux a été rejetée, faute de justifier que cet éloignement résultait d'une obligation professionnelle. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

10 décembre 2025• Vice-président Contentieux sociaux