Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602712

**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction visant à obtenir l'affectation d'un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) individuel pour un enfant, suite au refus implicite du recteur de l'académie de Créteil. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a très probablement fait droit à la demande (suspension et/ou injonction), car l'urgence était caractérisée par la non-scolarisation de l'enfant depuis la rentrée et un doute sérieux sur la légalité du refus était établi au regard des obligations de l'État. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), combiné avec les articles du code de l'éducation garantissant le droit à l'éducation des enfants handicapés (notamment L. 112-1, L. 351-1) et l'article 2 du Protocole additionnel à la CEDH.

Avocat : CABINET LÉA LEVAVASSEUR-PRUDENCE

19 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602729

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : GOMES TAVARES

19 mars 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307107

Sujet principal : Demande d'indemnisation pour préjudices suite à des fautes médicales et une infection nosocomiale survenues lors de l'hospitalisation et ayant entraîné le décès du patient. Juridiction : Tribunal Administratif de Versailles (6ème chambre). Solution retenue : Le tribunal devra statuer sur la responsabilité partagée entre l'établissement hospitalier (CHIPS) et l'ONIAM concernant une infection nosocomiale (péritonite post-opératoire) et un accident médical (arrêt cardio-respiratoire), et fixer le montant des indemnités pour les préjudices des ayants droit. Textes appliqués : Le fondement de la demande d'indemnisation des infections nosocomiales et accidents médicaux relève du droit commun de la responsabilité administrative et des dispositions spécifiques à l'ONIAM. L'article L. 761-1 du code de justice administrative est invoqué pour la condamnation aux dépens.

Avocat : FABRE & ASSOCIEES, SOCIÉTÉ D'AVOCATS

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307883

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions de la rectrice de l'académie de Versailles refusant la protection fonctionnelle à une professeure contractuelle mise en cause pour agression sexuelle sur un élève. La juridiction a jugé que l'administration n'établissait pas l'existence d'une faute personnelle détachable du service, condition nécessaire pour justifier un tel refus au regard des articles L. 134-1 et suivants du code général de la fonction publique. Elle a enjoint au recteur de réexaminer la demande de l'agent dans un délai de deux mois.

Avocat : SELARL ARVIS & BOURGEOIS AVOCATS

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308658

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur une requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus d'accorder une protection fonctionnelle à une professeure des écoles. Le tribunal a annulé les décisions du recteur de l'académie de Versailles des 21 avril et 26 octobre 2023, estimant que l'administration n'avait pas établi l'existence d'une faute personnelle détachable du service de la requérante. La juridiction a appliqué les articles L. 134-1, L. 134-4 et L. 134-5 du code général de la fonction publique, qui encadrent le droit à la protection des agents publics.

Avocat : REGNIER

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508378

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant sénégalais, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 16 juin 2025 qui rejetait sa demande de titre de séjour et lui notifiait une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, notamment au regard de son intégration insuffisante et de l'absence de menace grave pour sa vie privée et familiale. La juridiction a également déclaré irrecevable la demande d'annulation du signalement Schengen, considérant que cette mesure n'avait pas un caractère décisoire distinct. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : DOGO-BERY

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512338

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral n'était entaché ni d'un vice d'incompétence, ni d'une erreur de droit, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512579

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral rejetant la demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'ensemble des éléments démontrant l'insertion professionnelle et sociale stable du requérant, notamment son CDI, son ancienneté dans un secteur en tension, et son intégration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : SIDI-AISSA

19 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515284

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant congolais visant à enjoindre au préfet de l'Essonne de lui accorder un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai de traitement, bien que long, n'était pas spécifique au requérant et que celui-ci n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une urgence. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui requièrent la démonstration d'une urgence pour ordonner une mesure.

Avocat : MERGUI

19 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600229

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d'une ressortissante tunisienne visant à enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. La requérante, en situation irrégulière depuis six ans, n'a pas utilisé la procédure prioritaire mise en place par la préfecture et ne justifie pas de circonstances particulières nécessitant un traitement prioritaire par rapport à d'autres demandeurs.

Avocat : HAIK

19 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601983

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... B... visant à obtenir l'injonction au préfet de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour provisoire. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration et qu'elle n'était pas utile, une précédente ordonnance ayant déjà enjoint un réexamen du dossier. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

19 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2601984

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a examiné la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une convocation avait été délivrée en cours d'instance, rendant la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

19 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601191

Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une amende administrative de 20 750 euros infligée pour emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, condition nécessaire prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour prononcer une suspension. Par conséquent, l'exécution de l'amende, fondée sur l'article L. 8253-1 du code du travail, n'est pas suspendue.

Avocat : SCHNEIDER

19 mars 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301949

Le Tribunal Administratif de Poitiers a jugé une demande en responsabilité contre une communauté de communes pour un contrôle défectueux d'assainissement. Il a d'abord rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la collectivité, en s'appuyant sur l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales qui confie cette mission de service public aux communes. Le tribunal a ensuite reconnu la faute de la communauté de communes dans l'établissement d'une attestation de conformité erronée. En conséquence, il a condamné la collectivité à indemniser les requérants pour leur préjudice.

Avocat : CABINET AVODES

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302611

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un infirmier syndiqué contestant une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de trois jours) infligée par son employeur, le groupe hospitalier Littoral Atlantique. Le tribunal a jugé que les propos grossiers tenus par l'agent, même dans un cadre syndical privé, constituaient une faute déontologique justifiant une sanction. La sanction, appartenant au premier groupe des sanctions disciplinaires prévues par le code général de la fonction publique, a été estimée proportionnée à la faute commise.

Avocat : GARGADENNEC

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303031

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 21 juillet 2023 refusant de reconnaître l'état de catastrophe naturelle pour la commune de Dignac suite à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les critères légaux, notamment ceux de l'article L. 125-1 du code des assurances et de la circulaire du 10 mai 2019, pour évaluer l'intensité anormale du phénomène. Il a également estimé que la reconnaissance du même événement en tant que calamité agricole au titre du code rural était un régime juridique distinct et ne créait pas de droit à la reconnaissance au titre des catastrophes naturelles.

Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303035

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Saint-Augustin-sur-Mer, qui demandait l'annulation d'un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté étaient compétents en vertu du décret du 27 juillet 2005 et que la procédure suivie par la commission interministérielle était régulière. Il a également estimé que les moyens invoqués par la commune, notamment ceux relatifs à une erreur de fait ou de droit, n'étaient pas fondés.

Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303040

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Pont-l'Abbé-d'Arnoult, qui contestait le rejet de sa demande de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté interministériel du 21 juillet 2023 n'était entaché ni d'incompétence, ni d'erreur de droit ou de fait, et que la circulaire du 10 mai 2019, servant de référence, était régulière. Le tribunal a appliqué les dispositions du code des assurances et du décret n° 2005-850 relatif aux délégations de signature.

Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303057

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Breuillet visant à annuler un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté, agissant par délégation, étaient compétents et que la procédure suivie, notamment par la commission interministérielle, était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code des assurances et du décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 concernant les délégations de signature.

Avocat : SCP KPL AVOCATS

19 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2303058

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la commune de Chaillevette visant à annuler un arrêté interministériel refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. Le tribunal a jugé que les signataires de l'arrêté, agissant par délégation, étaient compétents et que les autres moyens (irrégularité de procédure, erreur de droit ou de fait) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature.

Avocat : SELAS D'AVOCATS ARCO-LEGAL

19 mars 2026• 3ème chambre