Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524983

**Sujet principal** : Demande en référé-suspension visant à suspendre le rejet d'une demande de regroupement familial et à enjoindre à l'administration de réexaminer la situation du requérant, un ressortissant algérien handicapé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de suspension et d'injonction, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie. Il a toutefois condamné l'État à verser 2 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (condition d'urgence pour le référé-suspension) et l'article L. 761-1 du même code (condamnation aux frais non compris dans les dépens). Les moyens soulevés invoquaient également le code des relations entre le public et l'administration, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de

Avocat : MEGHERBI

7 avril 2026
TA95DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507344

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant à un ressortissant colombien de quitter le territoire français, de fixer son pays de destination et de lui interdire le retour. Le tribunal a retenu que le préfet des Hauts-de-Seine avait commis une erreur de droit en prenant cette décision en application de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, puisque l'intéressé avait déjà quitté le territoire français avant la notification de l'arrêté. Par voie de conséquence, les mesures de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées, et le préfet est enjoint de réexaminer la situation du requérant.

Avocat : PETIT

7 avril 20266ème Chambre
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413495

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a accordé une provision aux requérants pour les préjudices résultant d'une infection nosocomiale contractée après une opération de la hanche. Le juge a considéré que la responsabilité de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) n'était pas sérieusement contestable, au vu des rapports d'expertise établissant le lien de causalité. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : JRF AVOCATS

7 avril 2026
TA95DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603899

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par une autorité compétente en vertu d'une délégation de signature, était légal et que les griefs tirés d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés en l'absence d'éléments établissant une vie familiale stable en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : NAMIGOHAR

7 avril 2026Etrangers urgents
TA93DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605311

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis de convoquer un ressortissant étranger pour lui remettre son titre de séjour dans un délai d'un mois. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient établies, l'administration ayant accepté la demande mais n'ayant pas procédé à la délivrance effective du titre. La décision est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, permettant une injonction en cas d'urgence, mais la demande d'astreinte et de condamnation aux dépens a été rejetée.

Avocat : DAGLI

7 avril 2026
TA78DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512307

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un ressortissant algérien contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire (OQTF) et le délai de départ volontaire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines était compétent pour signer les décisions contestées et que le refus de titre de séjour, fondé sur l'absence de contrat de travail visé par l'administration, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : LEVY

7 avril 20265ème chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411856

**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la suspension. Il écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière) et l'insuffisance de motivation (l'arrêté énonce clairement les faits et les bases légales). **Textes appliqués** : Article L. 224-2 du code de la route (fondement de la suspension), et articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation).

Avocat : ELACHI KHALED

7 avril 202611ème chambre, JU
TA77DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411788

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un retrait de points pour une infraction routière du 3 octobre 2023. Le requérant s'étant désisté pour les quatre autres infractions, le tribunal a jugé irrecevable le recours concernant l'infraction restante, car il a été formé hors délai après la notification de la décision contestée. La juridiction a appliqué les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et R. 421-5).

Avocat : SELARL SAMSON & WEIL

7 avril 202611ème chambre, JU
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407588

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision implicite de rejet de son recours contre un trop-perçu d'APL notifié par la CAF du Val-de-Marne. Le tribunal a jugé que la notification du trop-perçu de 8 695 euros était régulière et que les moyens soulevés, notamment sur la motivation et la compétence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale relatives aux aides au logement et à leur contentieux.

Avocat : DESFARGES

7 avril 202611ème chambre, JU
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407786

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte émise par la CAF de Paris pour recouvrer un indu d'Allocation de Logement Sociale. La juridiction a jugé irrecevable la contestation du bien-fondé de l'indu, car l'allocataire n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de la CAF, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Seule la régularité de la procédure de contrainte pouvait être examinée, ce qui n'était pas en cause en l'espèce.

7 avril 202611ème chambre, JU
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2203803

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir d'une adjointe administrative contestant l'absence d'entretien professionnel et le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2020 et 2021. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions indemnitaires, tant pour le CIA 2020 que pour la réparation de son préjudice moral, au motif qu'aucune demande préalable n'avait été adressée à l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a annulé la décision expresse du 11 janvier 2022 rejetant sa demande relative au CIA 2021, considérant que l'absence d'entretien professionnel, pourtant prévu par le décret n° 2010-888, constituait une irrégularité de nature à entacher cette décision.

7 avril 202611ème chambre, JU
TA67DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602436

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B... A..., une ressortissante sierra-léonaise, qui demandait l'annulation de son arrêté de transfert vers l'Espagne et de son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin n'avait pas méconnu les dispositions du règlement Dublin III (article 17 du règlement UE 604/2013) ni violé l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que l'Espagne était en mesure d'examiner sa demande d'asile dans des conditions conformes. Il a également rejeté la demande d'injonction de délivrer une attestation de demande d'asile, tout en prononçant son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MANLA AHMAD

7 avril 2026Reconduite à la frontière
TA64DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2202957

La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral autorisant l'enregistrement d'une centrale d'enrobage à chaud. Le Tribunal Administratif de Pau rejette la requête de la société FL Immo 64, estimant que le dossier de demande d'enregistrement était complet et respectait les exigences légales, notamment celles de l'article R. 512-46-3 du code de l'environnement concernant la description des incidences notables sur l'environnement.

Avocat : LABORDE-APELLE

7 avril 2026CHAMBRE 3
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604528

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis de construire pour une maison dans un site patrimonial remarquable. Le juge a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve d'un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment fondé sur un avis conforme défavorable de l'Architecte des Bâtiments de France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la protection des sites et à la procédure de permis de construire.

Avocat : SARL ANTIGONE

7 avril 2026
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310554

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'un professeur contestant la liquidation de sa pension civile. Le tribunal a jugé que le service des retraites de l'État avait correctement appliqué l'article L. 53 du code des pensions civiles et militaires de retraite pour déterminer l'indice majoré servant au calcul, après une régularisation de la carrière de l'intéressé. Il a également déclaré sans objet les conclusions visant l'annulation du titre de pension initial, celui-ci ayant été remplacé par un acte ultérieur.

Avocat : ATHON-PEREZ

7 avril 20263ème Chambre
TA44DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310071

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre le taux d'une rente viagère d'invalidité (10%) accordée à un fonctionnaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le titre de pension n'a pas à être motivé et que la composition du conseil médical (absence de psychiatre) était régulière au regard des textes applicables, qui ne prévoient pas la présence systématique de cette spécialité. Le juge, en pleine juridiction, a examiné le dossier et ne retient pas le taux de 30% demandé. **Textes appliqués** : Code des pensions civiles et militaires de retraite (article L. 31), décret n° 86-442 du 14 mars 1986 (article 6-1), et code des relations entre le public et l'administration (article L. 211-2).

Avocat : ATHON-PEREZ

7 avril 20263ème Chambre
TA44DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312320

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur contestant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, disposant d'un large pouvoir d'appréciation, n'a pas commis d'erreur manifeste en prononçant cet ajournement, notamment au regard de l'irrégularité de l'insertion professionnelle du requérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

7 avril 20263ème Chambre
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605330

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale concernant la prise en charge à l'hôpital Européen. Le juge a estimé que les relations entre cet établissement privé et les usagers ne relevaient pas du droit administratif, privant ainsi la mesure de son utilité au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été intégralement rejetée.

Avocat : SELARL PETRA LALEVIC AVOCAT

7 avril 2026
TA13DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604669

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société AMD énergies de sa requête. Cette requête visait à annuler, sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, les décisions du département des Bouches-du-Rhône rejetant son offre et attribuant un marché public. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de l'affaire et met fin à la procédure.

Avocat : SELARL ROUANET AVOCATS

7 avril 2026
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407059

**Sujet principal :** Opposition à une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'aide à la mobilité et demande d'indemnisation pour des aides non perçues. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue :** 1. Le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur l'opposition à la contrainte, celle-ci ayant perdu son objet suite à l'annulation de l'indu par France Travail après l'introduction du recours. 2. Le tribunal rejette la demande indemnitaire de la requérante, la jugeant irrecevable pour défaut de demande préalable obligatoire auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués :** Article R. 421-1 du code de justice administrative (recevabilité des recours indemnitaires).

Avocat : VITOUX & ASSOCIES

7 avril 202611ème chambre, JU