Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602010
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence d'un étranger. Le tribunal a jugé que le préfet du Bas-Rhin avait légalement exercé ses compétences et que les démarches engagées pour l'éloignement, malgré des délais, maintenaient une perspective raisonnable au sens de l'article L. 731-1 du CESEDA. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a, en revanche, été accordée en raison de l'urgence.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511062
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête principale, considérant que la préfète du Rhône avait légalement pris ces mesures à l'encontre du ressortissant algérien. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RAHMANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512372
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure pour déterminer le lien entre l'aggravation de l'état de santé du requérant et la prise encharge hospitalière initiale, rejetant ainsi les arguments du centre hospitalier qui contestait ce lien. La décision précise la mission de l'expert mais laisse à la présidente du tribunal le soin de statuer ultérieurement sur la charge des frais de l'expertise.
Avocat : SELARL VITAL-DURAND ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602392
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le référé précontractuel formé par la société Super Etanchéité contre la commune de Saint-Médard-en-Forez. Le juge a estimé que l'acheteur n'avait pas méconnu ses obligations de publicité et de mise en concurrence en écartant l'offre du requérant pour insuffisance de documentation technique justifiant la conformité du produit aux exigences du cahier des charges. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la commande publique relatives à l'appréciation de la régularité des offres.
Avocat : SALEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602893
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son assignation à résidence. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que les éventuelles irrégularités du contrôle d'identité initial étaient sans incidence sur la légalité de cette mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANDUJAR
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602977
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. Cette décision fait suite au renouvellement, par l'administration (le Conseil national des activités privées de sécurité), de la carte professionnelle du requérant en cours d'instance, ce qui a rendu sa demande sans objet. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'administration une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : OLIVIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603219
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande de référé-liberté (article L. 521-1 du code de justice administrative) concernant la clôture d'une demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Cependant, la préfecture ayant accordé une carte de séjour temporaire en cours d'instance, les conclusions à fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet, conduisant à un non-lieu à statuer sur ces points. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310614
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la ville de Marseille, qui réclamait à l'État une indemnité de plus de 41 millions d'euros pour perte de recettes de taxe foncière. La ville soutenait que ce préjudice était dû à l'absence de publication des mutations de propriété suite au transfert de biens de l'État au Grand port maritime de Marseille par la loi du 4 juillet 2008. Le tribunal a jugé que ce transfert gratuit et sans formalité de publicité, prévu par la loi, ne constituait pas une faute de l'État engageant sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi portuaire de 2008 et du code général des impôts.
Avocat : RIGHI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326961
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'une étudiante visant à obtenir une indemnité de 135 000 € de l'université Paris Cité. Bien que l'annulation antérieure de la liste d'admission en médecine pour 2020-2021, due à une irrégularité dans la composition du jury, constitue une faute, le tribunal a jugé que cette faute n'était pas directement liée aux préjudices allégués (perte de chance, interruption d'études). La juridiction a appliqué les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : CABINET ROUX & AZOUAOU (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406198
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SARL Commerciale Vaneau, qui contestait des rappels de TVA sur des ventes d'alcool à des ambassades. La juridiction a jugé que les dispositions de l'article 151 de la directive 2006/112/CE, bien qu'invocables car non transposées dans les délais, n'étaient pas applicables en l'espèce, la société ne justifiant pas que ses opérations entraient dans le cadre des relations diplomatiques et consulaires visées par la directive. Le tribunal a ainsi confirmé la régularité des impositions contestées.
Avocat : MADEC
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410273
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'association ADPI visant à obtenir une réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal estime que l'association n'apporte pas la preuve que l'avance en compte courant de 800 000 euros reçue de sa filiale ne constitue pas un revenu distribué imposable, au sens de l'article 111 du code général des impôts. Par conséquent, la requête est intégralement rejetée, y compris la demande de condamnation de l'État aux dépens.
Avocat : CABINET BAULAC ET ASSOCIES (SCP)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410602
La société Taiba contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité de la procédure de rectification fiscale et le bien-fondé des impositions (TVA, impôt sur les sociétés, amendes) pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait satisfait à ses obligations procédurales de réponse aux observations et d'information sur les documents tiers, et que la créance n'était pas prescrite. La décision s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales et l'article 1759 du code général des impôts.
Avocat : ADDA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411023
**Sujet principal** : La société Biribin conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité et le bien-fondé des redressements fiscaux (TVA et impôt sur les sociétés) qui en ont découlé pour la période 2016-2018. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que la procédure de vérification était régulière et que les moyens soulevés par la société pour obtenir la décharge des impositions supplémentaires ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal applique principalement les articles L. 47 et L. 57 du Livre des Procédures Fiscales concernant les mentions obligatoires de l'avis de vérification et les conditions de motivation d'une proposition de rectification.
Avocat : MICHELOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415029
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours pour excès de pouvoir concernant le rejet implicite puis explicite d'une demande de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) opposées à un ressortissant bangladais. Le tribunal a annulé la décision de rejet de titre de séjour et l'OQTF pour défaut de motivation suffisante, en violation des articles L. 211-2 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quatre mois.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419819
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête d'un étudiant demandant l'annulation de son ajournement en première année de licence de droit. Le juge écarte les fins de non-recevoir soulevées par l'université et estime que les moyens au fond, notamment l'absence présumée d'aménagements pour handicap, ne sont pas établis. La décision s'appuie sur les articles L. 112-4 et D. 613-26 du code de l'éducation relatifs aux aménagements d'examen.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419966
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur deux requêtes de la société Watch Next Media concernant le refus de remboursement partiel de crédits d'impôt pour dépenses de production audiovisuelle au titre des exercices 2021 et 2022. Le tribunal a rejeté les demandes de la société, considérant que les subventions litigieuses, notamment celles versées par Pictanovo et le CNC, devaient être déduites de l'assiette du crédit d'impôt conformément aux articles 220 sexies III et V du code général des impôts. Il a également jugé inopposables à l'administration les interprétations invoquées par la société issues du bulletin officiel des finances publiques.
Avocat : CABINET INTERVISTA (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421472
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de M. C... A... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et la condamnation de l'État pour procédure abusive. Le tribunal a jugé que la procédure de rectification était régulière et que les revenus litigieux, issus d'une activité indépendante, étaient imposables en France, conformément au code général des impôts et à la convention fiscale franco-luxembourgeoise. Il a également considéré que la demande de dégrèvement partiel était devenue sans objet suite à une décision administrative antérieure.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422648
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. D... L... qui contestait son imposition en France pour les années 2015 à 2018 et demandait la décharge des cotisations et pénalités. Le tribunal a jugé que le contribuable avait son domicile fiscal en France durant cette période, le centre de ses intérêts économiques et de son activité professionnelle s'y trouvant, et a rejeté ses arguments sur la violation de sa vie privée ainsi que sur la qualification des revenus et avantages litigieux. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives au domicile fiscal et à l'imposition des revenus.
Avocat : CABINET STEPHENSON HARWOOD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426820
**Sujet principal** : Recours contre une imposition rectificative de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, assortie d'une majoration pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la proposition de rectification était suffisamment motivée (article L. 57 du Livre des Procédures Fiscales) et que la majoration de 40% pour manquement délibéré (article 1729 du Code Général des Impôts) était justifiée, l'administration ayant établi que les charges de la société, distribuées à la requérante, n'étaient pas déductibles.
Avocat : CABINET CVS CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427953
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de Mme B... visant à réduire son imposition sur le revenu au titre de 2020 concernant une indemnité transactionnelle de licenciement. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement qualifié cette indemnité de rémunération imposable dans la catégorie des traitements et salaires, conformément à l'article 80 duodecies du code général des impôts. Il a estimé, au vu de l'instruction, que la rupture ne pouvait être assimilée à un licenciement sans cause réelle et sérieuse ouvrant droit à l'exonération prévue par l'article L. 1235-3 du code du travail.
Avocat : BANCHEREAU