Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601013
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de référé-suspension visant à suspendre le refus de titre de séjour opposé à un ressortissant tunisien, père d'enfants français. Le juge a estimé qu'il n'existait pas de doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, considérant que le comportement du requérant, caractérisé par plusieurs condamnations et une garde à vue récente pour des faits de violence, constituait une menace pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-7, et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601119
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête en référé de la société Athemis Energie, qui contestait son éviction d'une procédure de marché public pour suspicion de prix anormalement bas. Le juge a estimé que le pouvoir adjudicateur, la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, avait correctement mis en œuvre la procédure de vérification prévue par le code de la commande publique. La décision considère que les justifications fournies par le groupement d'entreprises pour expliquer son prix étaient insuffisantes pour lever les doutes légitimes de l'acheteur public.
Avocat : AARPI HORTUS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601166
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante, épouse d'un ressortissant espagnol, s'est désistée de sa demande principale suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfecture. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais de procédure, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CHABBERT-MASSON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601333
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté préfectoral du 11 décembre 2025 qui prononçait une interdiction de retour d'un an contre un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne démontrait pas que le préfet avait procédé à l'examen individualisé et à la prise en compte de l'ensemble des critères légaux exigés par les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire mais a fait droit au recours pour vice de motivation.
Avocat : NAJJARI
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601503
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 25 mars 2026 était légal, notamment en ce qui concerne la signature, la motivation et le respect des procédures. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier son article L. 613-1 relatif à la motivation des OQTF.
Avocat : FORUM RÉFUGIÉS-COSI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602066
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral approuvant le schéma régional des carrières de Nouvelle-Aquitaine. Les requérants (une commune et des associations) n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment concernant les vices de procédure allégués (consultation du public, absence d'enquête publique, consultation de l'État espagnol). Le juge des référés estime également que la condition d'urgence n'est pas établie. La demande d'allocation d'une somme d'argent est rejetée.
Avocat : BERGUE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602491
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un campement illégal installé sur le domaine public fluvial. Le juge a accédé à la demande du Grand Port Maritime de Bordeaux, estimant que l'occupation sans titre créait une urgence justifiée par des risques pour la salubrité et la sécurité publiques. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la mesure étant jugée utile et ne rencontrant aucune contestation sérieuse.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602510
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet du renouvellement d'un titre de séjour pluriannuel. Le juge a rejeté la demande, estimant que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas obtempéré à une convocation préfectorale pour la fabrication d'une carte de séjour temporaire. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602606
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour et demandes connexes (aide juridictionnelle provisoire, injonction, astreinte). **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension de l'arrêté de refus de titre de séjour, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. Il accorde en revanche l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. Les autres conclusions (injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, astreinte, indemnité) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 (dépens).
Avocat : GAST
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601789
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une motivation insuffisante, à un défaut d'examen particulier de sa situation et à une irrégularité de procédure concernant l'entretien de vulnérabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308273
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un salarié protégé contestant l'autorisation de son licenciement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision initiale de l'inspectrice du travail, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle. Concernant la décision du ministre du travail du 23 novembre 2023, le tribunal a estimé que la directrice générale de l'association employeur avait bien la qualité pour solliciter l'autorisation de licenciement, conformément aux statuts de l'association et aux dispositions du code du travail relatives aux salariés protégés.
Avocat : FERNANDES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513634
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que le droit d'être entendu a été respecté et que la mesure d'éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes du droit de l'Union européenne.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513636
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment parce que le requérant, dont la demande de réexamen d'asile avait été rejetée, n'avait pas formé de recours en temps utile devant la Cour nationale du droit d'asile, mettant ainsi fin à son droit au maintien sur le territoire. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 542-2 et L. 532-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513637
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. Le juge estime que le droit d'être entendu a été respecté et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513640
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant gambien contre le refus de délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le refus était légal car l'enfant français ne résidait pas en France, condition exigée par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603029
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de restitution et de renouvellement d'un certificat de résidence algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la situation irrégulière et précaire créée pour le requérant, et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COUTAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603154
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante, une demandeuse d'asile. Le tribunal a retenu que l'OFII n'avait pas rapporté la preuve que les convocations non honorées, fondant la décision, avaient effectivement été adressées à l'intéressée, méconnaissant ainsi les exigences procédurales. La décision a été annulée pour vice de procédure au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ALBERTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603188
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire pour cause d'urgence. Concernant le fond, il a annulé l'arrêté d'interdiction de retour de trois ans, considérant que sa motivation, qui s'appuyait notamment sur des procédures pénales sans établir de menace à l'ordre public, était insuffisante au regard des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603200
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante. Le tribunal a jugé que le bénéfice de ces conditions avait cessé de plein droit lors de son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin, et que sa nouvelle demande d'asile en France constituait une demande de réexamen. Par conséquent, l'OFII aurait dû examiner sa situation au regard des dispositions spécifiques de refus (article L. 551-15 du CESEDA) et non de cessation (article L. 551-16 du CESEDA), ce qui entache sa décision d'erreur de droit.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301078
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté ministériel du 7 juin 2022 radiant un agent de l'INSEE pour invalidité. Le juge a retenu le moyen de vice de forme, constatant que l'arrêté, dépourvu de signature manuscrite, ne relevait pas des exceptions prévues par l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration, car l'administration n'a pas démontré qu'il avait été produit dans le cadre d'un système d'information de gestion des ressources humaines dématérialisé. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence ou à l'erreur d'appréciation, n'ont pas été examinés.
Avocat : EVENO