Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603513

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 13 mars 2026 fixant l'Algérie comme pays d'éloignement de M. A..., ressortissant algérien. La juridiction a retenu un moyen d'office, considérant que la décision méconnaissait l'autorité de la chose jugée attachée à un jugement antérieur du même tribunal. Ce jugement avait déjà annulé un précédent arrêté pour le même motif : l'impossibilité de renvoyer l'intéressé vers son pays d'origine tant qu'il n'était pas établi qu'il avait été statué sur ses demandes d'asile formulées dans d'autres États européens, conformément aux dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603588

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Chambost-Longessaigne en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état de bâtiments présentant un danger (effondrement partiel d'un mur) et à proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, inclut l'examen des lieux, la recherche d'un danger imminent et la proposition des mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique.

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408489

La société Quarksup conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la remise en cause de son crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2017 par l'administration fiscale. Le tribunal rejette sa demande principale d'expertise et ses moyens sur la régularité de la procédure de vérification, considérant que les conditions légales du CIR (articles 244 quater B du CGI et BOI-BIC-RICI-250) ne sont pas remplies par ses activités de conseil. Il statue partiellement sur sa demande subsidiaire, constatant le non-lieu à statuer sur une partie du montant contesté suite à un dégrèvement accordé en cours d'instance.

Avocat : CABINET F.NAIM

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410409

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société Pierre Conseil Foncier, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, taxe sur les véhicules de société) pour la période 2019-2022. La juridiction a estimé que la société n'avait pas apporté la preuve du caractère déductible des charges litigieuses, notamment les frais téléphoniques d'une salariée et les frais d'entretien d'une résidence privée du dirigeant. Elle a également jugé que le véhicule en cause était bien assujetti à la taxe sur les véhicules de société, rejetant l'argument de son caractère utilitaire. La décision s'appuie principalement sur les articles 38 et 39 du code général des impôts concernant la déductibilité des charges.

Avocat : CABINET SELARL ALINEA CONSEIL

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410813

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir et en indemnisation par une étudiante contre l'université Paris Cité, alléguant une série de décisions illégales, des fautes de service, du harcèlement moral et des discriminations liées à son handicap dans le cadre de sa scolarité. La juridiction a rejeté la demande principale d'indemnité de 100 000 euros, considérant que les agissements reprochés, bien que constituant parfois des fautes de service, n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'université pour un préjudice distinct de celui déjà réparé par l'annulation de certaines décisions. Le tribunal a toutefois condamné l'université à payer à l'étudiante la somme de 3 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le cadre du procès.

Avocat : LONDONO LOPEZ

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419444

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait l'imputation, par l'administration fiscale, d'une moins-value réalisée par son épouse sur sa propre plus-value de cession de titres pour le calcul de l'impôt sur le revenu du foyer au titre de 2020. La juridiction a jugé que, conformément aux articles 6, 1 A, 156 et 150-0 D du code général des impôts, l'imposition est établie sur le revenu global net du foyer fiscal, ce qui implique la compensation des plus et moins-values entre les membres du foyer avant l'application de l'abattement.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433791

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus du CROUS de Créteil de lui attribuer une bourse universitaire pour l'année 2024-2025. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée, notamment en indiquant que le requérant avait épuisé ses droits à bourse pour son cursus, et que la notification initiale du CROUS du 14 mai 2024 n'était que provisoire. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des décisions défavorables.

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434115

**Sujet principal :** Recours contre le refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et contre un arrêté de refus d'admission au séjour avec obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction :** Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 1re Chambre). **Solution retenue :** La décision n'est pas complète dans l'extrait fourni. Le tribunal examine les moyens soulevés par le requérant (incompétence, vice de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale) et les arguments de la défense. La solution (annulation ou rejet) dépendra de l'appréciation par le juge de la légalité des décisions contestées. **Textes appliqués :** Le tribunal se fonde principalement sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 435-1, L. 435-4 et R. 431-12) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SANGUE

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507117

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien. Le juge a écarté les griefs de défaut de motivation et d'examen sérieux de la situation personnelle. Bien que l'arrêté préfectoral ait initialement invoqué à tort l'article L. 435-1 du CESEDA (inapplicable aux ressortissants algériens), le tribunal a procédé à une substitution de base légale, retenant le pouvoir général de régularisation de l'autorité préfectorale, et a estimé que le refus, réexaminé sous cet angle, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508386

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour déposée par un ressortissant sénégalais. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de sa décision, en méconnaissance des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a enjoint au préfet compétent de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.

Avocat : NOMBRET

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518679

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiée à un ressortissant bangladais. Le juge a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre au regard des conditions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que l'OQTF était régulière. La décision s'appuie également sur les dispositions du CESEDA et du code de justice administrative.

Avocat : DEMIR

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529289

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction a jugé que l'OQTF était légale au regard de l'article L. 611-1 4° du CESEDA, le rejet définitif de sa demande d'asile constituant un fondement suffisant, indépendamment d'une éventuelle demande de régularisation. Elle a également estimé que ces mesures administratives, prises en considération de faits graves signalés par la police, ne méconnaissaient ni la présomption d'innocence ni les conventions internationales invoquées.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530871

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant suisse, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2025 déclarant caduc son droit au séjour, lui ordonnant de quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre ces mesures et que celles-ci étaient légalement fondées sur les articles L. 233-1, L. 251-1 et L. 252-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration ayant établi que l'intéressé ne satisfaisait plus aux conditions de son droit au séjour. Le tribunal a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BAISECOURT

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531343

Le Tribunal Administratif de Paris statue sur une demande d'exécution d'un jugement concernant le réexamen d'une demande de titre de séjour. Il constate que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas pris de décision expresse, en méconnaissance d'une injonction antérieure. Le tribunal enjoint donc au préfet de procéder à ce réexamen dans un délai d'un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, en application des articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BESSE

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606752

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante ivoirienne demandant une injonction au préfet de police pour obtenir un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une convocation rapide malgré la durée d'instruction de sa demande. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : KACOU

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606905

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous pour une demande de titre de séjour et un récépissé de travail. Le juge a estimé que le requérant, présent en France depuis 2016 mais n'ayant entamé des démarches de régularisation qu'en 2024, ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Aucune circonstance personnelle particulière ne permettait de caractériser une situation nécessitant un examen prioritaire par rapport à d'autres étrangers dans la même situation.

Avocat : BOUDJELLAL

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607210

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'une assignation à résidence et d'une interdiction du territoire français (ITF) notifiées à une demandeuse d'asile. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la durée de la procédure d'asile en cours, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées n'est établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SALKAZANOV

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607862

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police prononçant une interdiction de retour de douze mois à l'encontre d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que l'arrêté était entaché d'une insuffisance de motivation, car il ne démontrait pas que l'autorité avait pris en compte l'ensemble des critères légaux prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été annulée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.

Avocat : TOMASI

18 mars 2026• 8e Section - MESD
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211745

Le Tribunal Administratif de Melun rejette la demande de la SARL Revêtements Aménagements Multiples, qui contestait des redressements fiscaux (impôt sur les sociétés et TVA) au motif d'une absence de débat oral et contradictoire lors du contrôle. La juridiction estime que la société, sur qui pèse la charge de la preuve, n'a pas démontré que l'administration s'était refusée à un tel échange. La décision s'appuie sur les principes du contrôle fiscal issus du Livre des Procédures Fiscales.

Avocat : CRETOIS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211790

**Sujet principal** : Demande de déduction fiscale pour pensions alimentaires versées à un ascendant résidant à l'étranger (Mali). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (3ème chambre). **Solution retenue** : Rejet de la demande (sauf pour la part déjà dégrévée), car le contribuable n'a pas prouvé que les sommes versées dépassant un seuil de besoin équivalent au RSA en France avaient un caractère alimentaire. **Textes appliqués** : Article 156 du code général des impôts (déduction des pensions alimentaires) et articles 205 à 211 du code civil (conditions des obligations alimentaires).

18 mars 2026• 3ème chambre