Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513483

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2025 refusant un titre de séjour à M. A... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus, en ne tenant pas compte de la durée et de la stabilité de sa vie familiale en France (mariage, enfant, intégration professionnelle), constituait une ingérence disproportionnée dans son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a enjoint à la préfète de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : TAVARES DE PINHO

17 mars 2026• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601448

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a mis fin à une suspension d'exécution d'une autorisation d'urbanisme. La société TDF avait obtenu la levée de la suspension, initialement prononcée pour vice de hauteur de clôture, après avoir régularisé ce point par un arrêté modificatif. Le juge a rejeté les autres moyens d'illégalité soulevés par un riverain, estimant qu'ils ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'autorisation, et a appliqué les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BON-JULIEN

17 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602232

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté municipal refusant un permis de construire modificatif pour une exploitation agricole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et les dispositions du code de l'urbanisme relatives au permis de construire et au plan local d'urbanisme (PLUi).

Avocat : SELARL ASTELIA AVOCATS

17 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602294

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, son assignation à résidence et les mesures associées. Le tribunal a jugé que la préfète de l'Isère était compétente pour prendre ces décisions et que les procédures, notamment l'examen de la situation personnelle et familiale au regard de l'intérêt supérieur des enfants (Convention internationale des droits de l'enfant), étaient régulières. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : KORN

17 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203052

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête d'un ressortissant congolais visant à annuler le refus de titre de séjour et le rappel d'obligation de quitter le territoire (OQTF) notifié par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le rappel de l'OQTF, celle-ci découlant d'une décision antérieure devenue définitive. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande d'admission exceptionnelle au séjour, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : RODRIGUES DEVESAS

17 mars 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304435

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de l'enseignante stagiaire qui contestait son refus de titularisation au CAFEP, sa suspension et son licenciement. La juridiction a estimé que la composition du jury académique était régulière et que l'évaluation de l'aptitude professionnelle de la requérante, fondée sur des rapports d'inspection et de tuteur, ne présentait pas d'erreur manifeste d'appréciation. Les décisions attaquées, prises sur le fondement des articles R. 914-32 et suivants du code de l'éducation et des arrêtés relatifs au stage, ont donc été jugées légales.

Avocat : DAUMONT

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308334

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale de réparation des préjudices subis par les harkis. La requérante contestait le montant de l'indemnité forfaitaire qui lui avait été allouée pour son séjour dans une structure d'accueil, arguant qu'elle devait bénéficier du barème maximal. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commission avait correctement appliqué les critères légaux, notamment la durée du séjour, fixés par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 et son décret d'application n° 2022-394 du 18 mars 2022.

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310129

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le requérant, dont la présence prolongée en France résultait principalement des procédures administratives, ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'un titre au titre de sa vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou pour des motifs humanitaires exceptionnels (article L. 435-1 du CESEDA). La juridiction a estimé que le refus de titre ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BOURGEOIS

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311326

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme D... visant à annuler la décision ministérielle ayant ajourné sa demande de naturalisation. Il juge que la signature de la décision attaquée était régulière, en vertu d'une délégation prévue par le décret du 27 juillet 2005. Le tribunal estime également que le ministre de l'intérieur, en application de l'article 21-15 du code civil et de l'article 48 du décret du 30 décembre 1993, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'insuffisance des ressources de la requérante pour justifier l'ajournement.

Avocat : BECHAUX

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311428

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'un demandeur visant l'annulation de l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le ministre de l'intérieur, fondant sa décision sur une méconnaissance des obligations fiscales du requérant, n'a commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, rappelant le large pouvoir d'appréciation de l'administration en cette matière.

Avocat : NJOYA

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311640

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle de rejet du 1er juin 2023 était régulière, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil, 27 de la loi du 16 mars 1998 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, considérant que l'insertion professionnelle de la requérante n'était pas suffisamment établie.

Avocat : AMELLOU

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313767

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur qui avait ajourné la demande de naturalisation de M. C... Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant l'absence de ressources propres suffisantes, alors que l'intéressé justifiait d'une activité professionnelle et de revenus. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993, qui encadrent le pouvoir d'appréciation de l'administration en matière de naturalisation.

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313896

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'une professeure demandant l'annulation du refus de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. La juridiction a jugé que la motivation de la décision administrative était suffisante et que la requérante n'apportait pas la preuve que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, présentait un lien direct et certain avec son service. La décision s'appuie sur les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : GAUDRE COEUR-UNI

17 mars 2026• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314009

Le Tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté préfectoral du 28 juillet 2023 refusant un titre de séjour à la requérante. Le juge a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée en France à l'âge de quatre ans et de la présence de toute sa famille sur le territoire. Les autres moyens de la requête n'ont pas été examinés.

Avocat : PHILIPPON

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314190

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 9 août 2023 rejetant la demande de naturalisation de la requérante. Le juge a estimé que le ministre avait commis une erreur manifeste d'appréciation en retenant le motif d'une reconnaissance de paternité frauduleuse, sans pouvoir justifier cette qualification par les éléments du dossier, notamment le jugement civil qui avait annulé cette reconnaissance. La décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : BISHOP

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316524

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un détenu pour un calcul erroné de sa rémunération de travail en atelier pénitentiaire. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en rémunérant le requérant en deçà du taux horaire minimum légal, fixé à 45% du SMIC par l'article D. 432-1 du code de procédure pénale. En conséquence, il a condamné l'État à verser la somme réclamée de 46,09 euros en réparation du préjudice.

Avocat : AARPI THEMIS

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316721

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision du ministre de l'Intérieur confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que l'administration avait procédé à un examen particulier de sa situation et a rappelé son large pouvoir d'appréciation, notamment pour apprécier l'intégration et l'autonomie matérielle du requérant. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.

Avocat : HMAD

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2318734

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un détenu contestant son transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Le tribunal a jugé que cette décision d'affectation constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas atteinte aux libertés ou droits fondamentaux du requérant. Cette solution s'appuie sur la jurisprudence relative au code pénitentiaire et au code de justice administrative concernant la nature des décisions pénitentiaires.

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2319062

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler son licenciement par l'Institut Régional d'Administration de Nantes. La juridiction a estimé que les irrégularités de procédure invoquées, notamment concernant la convocation et la composition de la commission consultative paritaire, n'étaient pas établies ou étaient insuffisantes pour entacher la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°86-83 du 17 janvier 1986 relatifs aux agents contractuels de l'État.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

17 mars 2026• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402171

**Sujet principal** : Demande de révision d'une pension civile de retraite pour qu'elle soit liquidée sur la base d'un échelon supérieur acquis pendant une période de maintien en fonction au-delà de la limite d'âge. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que les services accomplis après la limite d'âge, bien que pris en compte pour la durée d'assurance, ne peuvent servir de base au calcul du traitement indiciaire de référence pour la liquidation de la pension, sauf dispositions législatives contraires expresses. **Textes appliqués** : Articles L. 556-1 et L. 556-5 du code général de la fonction publique, et articles L. 10, L. 13 et L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal rappelle que l'article L. 26 bis de ce dernier code limite expressément la prise en compte de ces services à la seule durée des services.

17 mars 2026• 3ème Chambre