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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302456

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme B... qui demandait la condamnation de la société Enedis à l’indemniser pour l’occupation irrégulière de son bien par un poste de transformation électrique. Le tribunal a jugé que l’implantation de cet ouvrage, sans titre ni servitude, constituait une emprise irrégulière engageant la responsabilité d’Enedis. Cependant, la demande a été rejetée car Mme B... avait revendu le bien en 2019, perdant ainsi tout intérêt à agir pour la période postérieure à la vente, et ses demandes antérieures étaient prescrites. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité pour emprise irrégulière et les règles de prescription en matière administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS JPCD CARMANTRAND-DUCHET

18 novembre 2025• Chambre 1
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102945

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A..., médecin suspendu de ses activités cliniques et thérapeutiques par le centre hospitalier de Brioude le 14 février 2019, décision annulée pour illégalité par un précédent jugement du 11 mars 2021. Le requérant demandait réparation des préjudices matériels et moral subis du fait de cette suspension illégale. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier, considérant que l’illégalité de la suspension constituait une faute, et que l’établissement ne pouvait se prévaloir de l’autorité de la chose jugée pour contester le principe de l’indemnisation. La décision se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative et le code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP PORTEJOIE & ASSOCIES

18 novembre 2025• Chambre 3
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2307821

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SAS Funécap Topco, qui demandait le rétablissement de ses déficits reportables pour les exercices 2015 et 2016. La société contestait la remise en cause, par l'administration fiscale, de la déduction d'intérêts sur des obligations convertibles émises à un taux de 12 %, au motif que ce taux n'était pas conforme aux conditions normales de marché. Le tribunal a appliqué les dispositions combinées du 3° du 1 de l'article 39 et du a du I de l'article 212 du code général des impôts, qui limitent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées au taux de marché de référence. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives aux dépens et aux frais d'instance.

Avocat : CABINET RAMOND OLIVIER AVOCAT

18 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304771

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA NMA Benelux, qui contestait des rectifications fiscales pour les exercices 2007 à 2016. La société soutenait notamment que son siège de direction effective n'était pas en France et que la prescription était acquise. Le tribunal a jugé que le siège de direction effective était situé en France, appliquant les conventions fiscales franco-belge et franco-luxembourgeoise, et a validé la procédure de taxation d'office pour activité occulte. En conséquence, les impositions supplémentaires en matière d'impôt sur les sociétés, de TVA et de taxes diverses, assorties de pénalités, ont été maintenues.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2305063

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A..., agent contractuel du CNRS, qui demandait réparation pour le paiement tardif d’une partie de sa rémunération entre 2021 et 2023. La juridiction a reconnu que les retards de versement, imputables au CNRS, étaient établis, mais a estimé que la requérante n’apportait aucun élément prouvant l’existence d’un préjudice direct. En conséquence, le tribunal a refusé d’annuler la décision de rejet du CNRS et de condamner ce dernier à verser une indemnité de 7 000 euros. Cette décision s’appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n°86-83 du 17 janvier 1986.

Avocat : MESSERLY MARIE

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2305065

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. et Mme B... contestant des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2008 à 2016, notamment au titre de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et de revenus distribués par la société NMA Benelux. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en prononçant un non-lieu à statuer sur les dégrèvements déjà accordés par l'administration, mais a rejeté le surplus des conclusions des requérants. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles relatifs à la prescription et à la territorialité de l'impôt.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403197

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. La requérante contestait la motivation de la proposition de rectification et l’absence de mise en œuvre de la procédure de répression des abus de droit. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée et que les conditions de l’article 199 terdecies du code général des impôts n’étaient pas remplies, faute de justifier de l’emploi d’au moins deux salariés à la clôture des exercices concernés. La demande de décharge et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.

Avocat : FISCALIS-PC

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2101160

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de Mme A... tendant à la décharge de la taxe d'habitation due au titre de l'année 2020 pour son logement à Villiers-sur-Marne. La requérante soutenait être hébergée temporairement chez ses petits-enfants, mais le tribunal a constaté qu'elle avait déclaré une autre adresse comme résidence principale depuis 2017. En application de l'article 1415 du code général des impôts, la taxe d'habitation est établie d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition. À cette date, Mme A... ne justifiant pas avoir réintégré son logement, la taxe était due pour ce bien en tant que résidence secondaire.

18 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2102062

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de la taxe d'habitation mise à sa charge au titre de l'année 2018. La requérante contestait cette imposition en raison d'un rehaussement de son revenu imposable pour 2017, mais le tribunal a estimé que la contestation de la taxe d'habitation était la conséquence directe de celle relative à l'impôt sur le revenu. Compte tenu du dégrèvement accordé sur l'impôt sur le revenu, le montant de la taxe d'habitation n'était pas susceptible d'être modifié. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : POISSON

18 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2107962

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme D... contestant les cotisations de taxe d'habitation mises à sa charge pour les années 2019 et 2020, à hauteur de 3 765 et 3 811 euros, pour un logement situé à Villeneuve-Saint-Georges. Le tribunal a jugé que ce logement constituait une résidence secondaire, et non la résidence principale de l'intéressée, dès lors que son adresse déclarée sur ses déclarations de revenus était à Paris, où elle disposait d'un local d'habitation. Sur la fin de non-recevoir soulevée pour l'année 2020, le tribunal a estimé que la requête était tardive. Pour l'année 2019, il a écarté le moyen tiré de la prescription, la mise en recouvrement étant intervenue avant l'expiration du délai de reprise prévu à l'article L. 173 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CARMOUZE

18 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209708

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C..., qui demandaient la condamnation de l’École nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) pour des fautes dans la prise en charge de leur chien, décédé le 10 février 2022 d’une obstruction œsophagienne. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les actes vétérinaires pratiqués à l’ENVA et le décès n’était pas établi, notamment en raison du refus des propriétaires d’hospitaliser l’animal et de revenir après le signalement d’un corps étranger suspecté. La responsabilité de l’ENVA, établissement public administratif, n’a donc pas été engagée. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité administrative pour faute dans le cadre du service public vétérinaire.

Avocat : SELAS GERARD & ASSOCIES

18 novembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210628

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. A..., technicien de l'environnement à l'Office français de la biodiversité (OFB). Concernant la première requête (n° 2206366), le tribunal a jugé que l'arrêté du 25 mai 2022 portant régularisation de sa résidence administrative constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte à ses droits statutaires ou à sa rémunération, et n'était pas constitutive d'une discrimination. Pour la seconde requête (n° 2210628), le tribunal a également rejeté la demande d'annulation du refus de versement de la prime de restructuration de service, en se fondant sur les dispositions du code général de la fonction publique et de l'arrêté du 13 mars 2020.

18 novembre 2025• 6ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308194

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge des taxes d'habitation auxquelles il a été assujetti pour les années 2019 et 2020. La juridiction a constaté que la réclamation préalable de M. B..., présentée le 31 mai 2023, était tardive au regard du délai fixé par l'article R* 196-2 du livre des procédures fiscales, qui expirait au plus tard le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement des rôles. Le tribunal a également relevé que le requérant n'apportait aucun élément de droit ou de fait justifiant une absence d'imposition, et que sa demande fondée sur la faiblesse de ses ressources relevait d'une remise gracieuse, laquelle n'est pas de la compétence du juge administratif. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable et non fondée.

18 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2508690

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. et Mme B... C.... Cette mesure vise à déterminer les éventuels manquements lors de la prise en charge médicale de Mme B... C... et de leur enfant, décédé en réanimation néonatale au grand hôpital de l’Est francilien (GHEF) en décembre 2023. Le tribunal a rejeté la demande du GHEF de confier la mission à un collège d’experts et d’établir un pré-rapport, estimant que ces mesures n’étaient pas nécessaires en l’état. La mission de l’expert, désigné pour évaluer la conformité des soins aux règles de l’art, est précisée dans l’ordonnance, les frais d’expertise étant réservés.

Avocat : FABRE & ASSOCIEES, SOCIETE D'AVOCATS

18 novembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403914

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite du département du Var de lui accorder une remise totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 3 047,90 euros. Statuant en plein contentieux sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi du requérant justifiaient une remise. Il a estimé que M. A..., dont la dette était réduite à 2 282,90 euros après recouvrement partiel et qui résidait à titre gracieux chez sa mère, ne démontrait pas une incapacité matérielle à rembourser le solde. La demande a donc été rejetée.

18 novembre 2025• Aide sociale
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404048

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'annulation du refus de la CAF du Var de lui accorder une remise totale de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 6 323,39 euros. La magistrate désignée a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne la remise à la double condition de bonne foi et de précarité de la situation du débiteur. Si la bonne foi de la requérante n'était pas contestée, le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour justifier une remise, faute de produire des justificatifs de revenus et de charges probants. En conséquence, la demande de remise totale a été rejetée.

18 novembre 2025• Aide sociale
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404121

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en plein contentieux de l’aide sociale, a rejeté la requête de Mme D... contestant le refus du département du Var de lui renouveler la carte « mobilité inclusion » mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a rappelé que l’attribution de cette carte est subordonnée aux critères stricts de l’arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. Il a estimé que Mme D... ne démontrait pas remplir ces conditions, et a donc confirmé la légalité de la décision du 21 novembre 2024. La solution s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.

18 novembre 2025• Aide sociale
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301878

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme C... et leur assureur d’une demande d’indemnisation pour des inondations répétitives de leur propriété, causées par un défaut d’entretien d’un ouvrage public (busage sous la route départementale 901). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct et certain entre l’ouvrage public et les préjudices allégués n’était pas établi, l’expert ayant relevé que les débordements provenaient principalement d’un défaut d’entretien d’un ruisseau privé en amont. En conséquence, la responsabilité sans faute du département de la Corrèze n’a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires ont été rejetées. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du maître d’ouvrage public envers les tiers.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLAS - DES CHAMPS DE VERNEIX - GUILLOUT

18 novembre 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400473

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société NGD Auto SA de quatre requêtes (n° 2400471, 2400472, 2400473 et 2400474) contestant les décisions de l’Agence de services et de paiement (ASP) lui réclamant le remboursement de trop-perçus au titre du bonus écologique, pour un montant total de 19 000 euros. La société soutenait avoir avancé ces aides à ses clients dans le cadre de locations longue durée, ce que l’ASP contestait en raison de factures non conformes à l’article D. 251-9 du code de l’énergie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que la société ne démontrait pas avoir effectivement avancé le montant du bonus écologique à ses clients.

Avocat : PORCHER

18 novembre 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400474

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi de quatre requêtes de la société NGD Auto SA contestant les décisions de l’Agence de services et de paiement (ASP) lui réclamant le remboursement de trop-perçus au titre du bonus écologique, pour un montant total de 19 000 euros. La société soutenait avoir avancé ces aides à ses clients dans le cadre de locations longue durée, mais l’ASP a estimé que les factures produites n’étaient pas conformes aux exigences de l’article D. 251-9 du code de l’énergie. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la société ne démontrait pas avoir effectivement avancé le montant du bonus écologique à ses clients, comme l’exige la réglementation.

Avocat : PORCHER

18 novembre 2025• 2ème chambre