Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602280

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas justifié de l'urgence particulière, au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue par application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte alléguée à une liberté fondamentale.

Avocat : CHITORAGA ALISA

30 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603902

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à un ressortissant étranger un récépissé l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande de changement de statut. La juridiction a constaté la non-exécution d'une précédente injonction et a appliqué l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour enjoindre l'administration, sous astreinte, de remettre le récépissé prévu à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également condamné l'État à verser une somme au requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604232

Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de provision en référé pour préjudice lié à l'absence de relogement. Le juge a reconnu que l'obligation de l'État de reloger le requérant, suite à une décision de la commission de médiation, n'était pas sérieusement contestable. Il a condamné l'État à verser une provision de 250 euros, en application des articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, tout en admettant le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CHAMPEAU

30 mars 2026
TA13DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604632

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante paraguayenne ayant sollicité le renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a estimé que le silence de l'administration sur sa demande créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et assortit l'injonction d'une astreinte en cas de non-exécution.

Avocat : CAUCHON-RIONDET

30 mars 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605070

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision de retrait de points du permis de conduire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une urgence suffisante, notamment au regard de son comportement routier répétitif et dangereux, et qu'il n'établit pas de manière sérieuse une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et du doute sérieux pour une suspension) est au cœur de la décision, avec une appréciation globale tenant compte des exigences de sécurité routière.

30 mars 2026
TA13OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605287

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant gabonais visant à enjoindre au préfet d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA14OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601117

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'une mère visant à enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie de mettre en place un enseignement à domicile (APADHE) pour sa fille. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, malgré une interruption de scolarité de deux mois, considérant que la situation ne présentait pas le caractère de gravité nécessaire. La requérante a toutefois été admise au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.

Avocat : LÉCORCHÉ

30 mars 2026
TA20DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600442

La SASU Antoniotti a saisi le Tribunal Administratif de Bastia d'un référé précontractuel pour contester son élimination d'une procédure de marché public de travaux, soutenant que l'irrégularité de son offre (une erreur dans le planning d'exécution) était régularisable. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la correction de cette erreur aurait substantiellement modifié l'offre, ce qui justifiait son élimination par la Collectivité de Corse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique relatives à l'analyse des offres et au caractère substantiel des irrégularités.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

30 mars 2026
TA20OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600633

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral de liquidation d'une astreinte pour constructions irrégulières. Le tribunal a estimé que la requête ne relevait **manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative**, car l'astreinte trouvait son fondement dans une décision antérieure du juge judiciaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes pour incompétence manifeste.

30 mars 2026
TA21DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600577

La décision concerne une demande de substitution de garantie dans le cadre d'une procédure de recouvrement fiscal. Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de l'EURL Euro Réseaux visant à substituer un nantissement de son fonds de commerce aux sommes saisies par voie de saisie administrative à tiers détenteur. Le juge estime que l'effet d'attribution immédiate de la saisie, prévu par l'article L. 211-2 du code des procédures civiles d'exécution et applicable en matière fiscale, rend la créance acquittée et prive la demande de son objet. Les textes principaux appliqués sont le livre des procédures fiscales (notamment les articles L. 262 et L. 279) et le code des procédures civiles d'exécution.

Avocat : FIDAL MEAUX

30 mars 2026
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400115

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, rejette la demande de la société Festina France visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises. Le tribunal estime que l'administration fiscale a régulièrement appliqué l'article 57 du code général des impôts sur les prix de transfert, en constatant un transfert indirect de bénéfices vers la société mère espagnole, la société requérante n'ayant pas apporté la preuve de contreparties justifiant les conditions désavantageuses de ses transactions. Les moyens soulevés concernant l'irrégularité de la procédure sont également écartés.

Avocat : VIDAPARM

30 mars 20261ère chambre
TA25DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400892

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet par la commission nationale de sa demande d'indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 relative aux harkis. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour obtenir cette annulation, car la décision attaquée ne lui faisait pas grief, son indemnisation relevant d'un autre fondement juridique. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du code de justice administrative.

Avocat : SIMON ELISA

30 mars 20261ère chambre
TA25OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600291

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître des conclusions de la requérante concernant le rejet de la carte mobilité inclusion (CMI) mention "invalidité" ou "priorité" et la fixation de son taux d'incapacité, relevant de la compétence du juge judiciaire (articles L. 241-3 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles). Il a en conséquence ordonné la transmission de cette partie du dossier au tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier. Concernant la demande relative à la CMI mention "stationnement", le tribunal a relevé une irrecevabilité (absence de production de l'acte attaqué) et a rejeté ces conclusions.

30 mars 2026
TA30OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601479

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a radié du greffe une requête (n° 2601479) formée par des contribuables contre leur imposition de 2016, car elle constituait un doublon d'une autre requête déposée le même jour (n° 2601480). L'instruction se poursuit sous le second numéro. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : CABINET DELPEYROUX

30 mars 2026
TA31OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602363

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la protestation de Mme A. visant à annuler les élections municipales de Saillac. La requérante invoquait diverses irrégularités (copie de programme, affichage défectueux, réunion électorale tardive), mais le tribunal estime que ses griefs ne sont pas suffisamment étayés par des éléments factuels précis. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes dont les moyens ne sont pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé.

30 mars 2026
TA31OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602372

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance la protestation d'un électeur concernant la régularité de l'élection municipale de Biars-sur-Cère. Le requérant contestait une erreur sur le nom d'un candidat figurant sur les bulletins de vote. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable, car elle ne constitue pas une protestation électorale formelle demandant l'annulation et que le grief n'est pas étayé par des éléments suffisants. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 248 et R. 119 du code électoral.

30 mars 2026
TA31OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602634

Le Tribunal administratif de Toulouse rejette la requête de M. C... visant à contraindre le préfet à exécuter une décision de la commission de médiation le désignant comme prioritaire pour un logement. Le tribunal constate que le recours, introduit le 27 mars 2026, est irrecevable car il a été présenté après l'expiration du délai de quatre mois suivant le délai préfectoral de six mois pour une proposition de logement, qui courait jusqu'au 16 février 2026. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 441-2-3-1, R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative.

30 mars 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600816

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande d'un expert visant à étendre une mesure d'expertise. Le juge a ordonné l'extension de l'expertise à plusieurs sociétés ayant participé à la réhabilitation d'un immeuble universitaire, considérant cette extension utile à la bonne exécution de la mission. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-3 du code de justice administrative.

Avocat : ROUGON

30 mars 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601268

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par une commune et un EPCI pour étendre une expertise en cours concernant des désordres sur des travaux de réaménagement d'une halle à marée. Le juge a fait droit aux demandes d'extension de l'expertise à plusieurs sociétés et personnes impliquées dans les opérations, ainsi qu'à l'élargissement de la mission à l'examen de poutres fissurées, en application de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Il a également enjoint à l'une des sociétés de produire son attestation d'assurance.

Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER

30 mars 2026
TA34OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507769

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SASU Boulangerie Sirugue qui contestait sa cotisation foncière des entreprises pour 2023. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car la société n'avait pas présenté de réclamation administrative préalable dans les délais légaux, soit avant le 31 décembre 2024. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales (articles R. 196-2 et R. 197-3) et du code de justice administrative (article R. 222-1).

30 mars 2026