Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401581
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de remise gracieuse d'un indu d'APL formulée par M. B... Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, ne justifiait pas d'une situation de précarité contemporaine suffisante pour bénéficier de cette remise, au sens de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401775
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler la décision de la CAF lui réclamant un indu de prime d'activité de 161,66 euros. Le juge a estimé que la CAF avait correctement calculé le montant de la prime en déduisant l'ensemble des ressources professionnelles, y compris les primes de paniers et de déplacement, conformément aux articles L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale. La décision de récupération de l'indu est donc régulière et fondée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404045
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler une décision de mise à charge d'un indu de RSA. Le juge a estimé que le recours administratif préalable obligatoire, dirigé contre la décision initiale du 8 juin 2023, était irrecevable car tardif, ayant été introduit après l'expiration du délai de recours. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, aucune demande formelle n'ayant été déposée. Les textes appliqués sont le code de l'action sociale et des familles et le code de justice administrative.
Avocat : N.O.A. ORENSTEIN DE COUESSIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401849
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de remise gracieuse d'une dette d'APL. Le juge a estimé que la requérante, malgré son demi-traitement et son inclusion dans un plan de surendettement, ne démontrait pas une situation de précarité la mettant dans l'incapacité de rembourser l'indu. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à une situation de précarité avérée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401892
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A... visant à annuler sa radiation du bénéfice du RSA. Le juge a estimé que la procédure de suspension puis de radiation, fondée sur le non-respect du projet personnalisé d'accès à l'emploi (PPAE), était régulière au regard des dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment ses articles L. 262-37, L. 262-38 et R. 262-68. En sa qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de droit de l'intéressé et a conclu que la décision contestée ne méritait pas d'être annulée ou réformée.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401697
Sujet principal : Demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Rejet de la requête, la situation financière de la requérante ne justifie pas une remise de dette au titre de la précarité. Textes appliqués : Articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale (régime de récupération et de remise des indus).
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401699
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la Carte Mobilité Inclusion (CMI) avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son état de santé nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour tous ses déplacements extérieurs, condition posée par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision applique donc les critères stricts d'attribution de cette prestation.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505630
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine des inondations récurrentes d'une parcelle, liées au dysfonctionnement d'un puisard dont l'entretien incombe à la métropole Rouen Normandie. La juridiction a fait droit à la demande du propriétaire en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant l'expertise utile pour un futur litige au fond. En revanche, elle a rejeté la demande de mise à charge des frais d'expertise à la métropole, relevant que cette décision relève du président de la juridiction après l'accomplissement de la mesure.
Avocat : GOUY-PAILLIER PAUL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601417
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'injonction au préfet de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a ainsi mis fin à l'instance sans examiner le fond de la requête initialement formée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La procédure est close par cette ordonnance.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601468
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise préventive sur l'état des immeubles voisins d'un chantier de travaux publics. Cette décision, prise à la demande d'un office public de l'habitat, s'appuie sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Le juge a désigné un expert chargé de constater l'état des lieux avant travaux et d'évaluer les risques potentiels de dommages.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509592
Le Tribunal Administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la société MECOBAT contre la commune de Choisy-le-Roi au titre d'un marché résilié. Le juge a estimé que la créance relative à la mission APS n'était pas établie et que l'appréciation de la créance pour la mission APD relevait du juge du contrat, non du référé. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524884
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un chauffeur VTC visant à suspendre la décision préfectorale lui retirant sa carte professionnelle. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas soulevé de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la suspension et l'injonction de restitution ont été refusées.
Avocat : GIBERT JORDAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2525024
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, car le requérant, un ressortissant guinéen, n'a pas démontré que le refus portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301986
**Sujet principal** : Recours d'un praticien hospitalier contractuel contre le centre hospitalier de Guingamp, demandant réparation pour un licenciement illégal ou pour son maintien dans ses fonctions au-delà du délai légal. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du praticien. Il juge que la cessation de son contrat, liée à la fin de son activité libérale parallèle et à son refus de conclure un nouveau contrat, ne constitue ni un licenciement illégal ni un maintien illicite dans les fonctions. Par conséquent, le centre hospitalier n'engage pas sa responsabilité. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de la santé publique relatives aux praticiens hospitaliers contractuels, notamment les articles R. 6152-401 et R. 6152-402 (dans leurs versions alors en vigueur), sont déterminantes pour qualifier la nature et la rupture du contrat.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS HOUDART & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601785
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale classant sans suite la demande de renouvellement d'un titre de séjour "salarié". Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, considérant notamment que la requérante peut déposer une nouvelle demande et que sa situation financière précaire existait avant la décision litigieuse. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABARET
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600760
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de sa demande de titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge constate que, postérieurement à la requête, le préfet a délivré au demandeur une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. Par conséquent, la juridiction estime que la demande a perdu son objet et prononce un non-lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600816
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet de la Moselle pour délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré le récépissé après l'introduction de la requête, ce qui prive la demande de son objet. Par conséquent, il déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et rejette la demande d'allocation de frais.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600907
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par le préfet du Bas-Rhin d'une demande d'expulsion en référé d'un demandeur d'asile d'un hébergement d'urgence (HUDA). Le préfet s'est finalement désisté de sa requête, mettant fin à la procédure. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600912
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une requête en référé concernant une demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de sa demande principale d'injonction au préfet (article L. 521-3 du code de justice administrative). Le juge a néanmoins condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés dans le litige, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ECA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601253
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande d'injonction, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, pour contraindre le préfet de la Moselle à fixer un rendez-vous à un ressortissant angolais en vue du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence et l'utilité étaient caractérisées, compte tenu de l'absence de réponse de la préfecture à ses multiples sollicitations depuis 2023 et de la situation de précarité administrative prolongée de l'intéressé, présent en France depuis près de dix ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai de trois semaines et de délivrer un récépissé si le dossier est complet, sous astreinte de 80 euros par jour de retard.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS